50 solutions de mobilité émergentes passées au crible

Rémy Le Boennec, chercheur à l’Institut VEDECOM et LGI CentraleSupélec ( Université Paris-Saclay), en collaboration avec Isabelle Nicolaï (LGI CentraleSupélec, Université Paris-Saclay) et Pascal Da Costa (LGI CentraleSupélec, Université Paris-Saclay), a présenté une étude dans le cadre du projet de recherche baptisé l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité de l’Institut VEDECOM. Elle évalue 50 solutions de mobilité émergentes sur la base de 18 indicateurs de développement durable et de caractéristiques territoriales. Le but est d’aider les décideurs à élaborer, sur leur territoire, des scénarios de mobilité pertinents et viables de déploiement de nouvelles offres. Retour sur cette étude parue paru dans les actes de la conférence internationale Transport Research Arena (TRA), qui avait lieu à Vienne du 16 au 19 avril 2018.

Vers de nouveaux usages de la voiture individuelle et des modes de transport

L’opposition traditionnelle entre voiture personnelle et transports collectifs tend à s’atténuer et nombreux sont ceux qui voient l’automobile comme « le transport en commun de demain » pour compléter l’offre publique dans des lieux ou à des heures où elle est aujourd’hui peu compétitive (espaces peu denses, soirée). Plébiscitée pour sa praticité, l’automobile est utilisée quotidiennement par 64% des Français vivant dans une commune rurale et 44% de ceux vivant dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants.[1] Elle porte néanmoins son lot de nuisances (bruit, pollution, émission de gaz à effet de serre), d’accidents et d’embouteillages. En parallèle, l’émergence du concept de mobilité inclusive, qui vise à proposer des solutions physiquement et financièrement accessibles aux catégories de populations exclues d’un accès à la mobilité « standard », invite à repenser nos modes de déplacement et à faire évoluer notre cadre institutionnel en ce sens. L’adoption des nouvelles offres de mobilité durable continue quant à elle à se confronter à des obstacles tant psychologiques que sociologiques. Les usagers pratiquent régulièrement l’intermodalité, qui est la combinaison de plusieurs modes de transport dans un même déplacement, ou la multimodalité, à savoir l’usage alternatif de plusieurs modes dans des déplacements différents. Ces modes représentent toutefois, malgré des signes de développement encourageants, un trop faible pourcentage de la population.

L’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité : un outil d’aide à la décision

C’est pour réduire cette fracture, à la fois territoriale et sociale, qu’a été menée cette étude présentée lors de la conférence TRA. Elle permet aussi d’accompagner le changement des comportements et de prendre en compte la profusion des nouvelles offres de mobilité dans le processus de prise de décision. Destiné aux décideurs, l’Observatoire vise à évaluer les nouvelles offres de mobilité en fonction de caractéristiques géographiques et socio-démographiques relatives à des types de territoire présentant des densités d’habitat, des densités d’emploi et des flux de population qui leur sont spécifiques. Pour un trajet donné, chaque solution évaluée est comparée à la voiture personnelle à moteur thermique, utilisée par un conducteur seul. Les spécificités territoriales sont cruciales. Si par exemple les solutions d’autopartage se révèlent pertinentes dans les villes centre, elles le sont rarement dans les espaces faiblement peuplés. De la même manière, le succès d’Uber est lié aux faibles distances à parcourir dans les villes centrales. La question est de savoir comment identifier les caractéristiques des usagers inter et multimodaux pour les transférer aux autosolistes exclusifs, et aider ainsi les opérateurs de mobilité, historiques ou nouveaux entrants sur le marché, à concevoir des offres innovantes, adaptées au marché visé, et économiquement durables.

A chaque territoire sa solution, y compris au sein de l’Ile de France

L’évaluation menée dans le cadre de l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité va donc de pair avec l’établissement d’une typologie de territoires : pour l’Ile-de-France par exemple, il est possible de distinguer différents types de territoires, de Paris intra-muros jusqu’aux espaces périurbains et ruraux. Les spécificités de chaque type de territoire en matière de déplacements induisent le recours à des solutions de mobilité différentes. Dans Paris intra-muros, les offres historiques (transport collectif) et émergentes (vélos, scooters ou trottinettes en libre-service) co-existent, ce qui rend délicate la conduite d’une politique de mobilité articulant au mieux les différentes solutions. Dans les espaces urbanisés proches, le recours au vélo et à l’autopartage complète encore, le plus souvent, l’offre historique de transports collectifs. Dans le reste de l’espace urbanisé, le réseau de transport collectif reste dense, mais compte tenu des distances plus importantes à parcourir, il est difficile d’offrir des services de mobilité partagée sans discontinuité : quand on prend un Vélib’ dans une station, par exemple, il faut pouvoir le déposer dans une station peu éloignée. Dans les villes moyennes du reste de la grande couronne (espace périurbain), les services de mobilité s’organisent généralement en rabattement autour des gares ; enfin dans les communes non desservies par une gare de la grande couronne parisienne et des régions limitrophes, peu densément peuplées, on constate, hors des expérimentations ponctuelles, un réel manque d’offre de mobilité alternatives à la voiture personnelle.

Une méthode originale en deux étapes pour élaborer des scénarios de mobilité propres à son territoire

Pour tenter d’apporter des éléments de réponse à ces différentes problématiques, l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité a évalué 50 solutions de mobilité, majoritairement émergentes. Il utilise une méthodologie originale en deux étapes. La première consiste, grâce à une analyse multicritères, à attribuer un score consolidé à chacune de ces offres sur la base de 18 indicateurs. Les critères retenus, déclinés en indicateurs de mesure pour le processus d’évaluation, ont été validés par un groupe d’experts en mobilité associant chercheurs, industriels et territoires. Les critères retenus couvrent les trois domaines du développement durable : économique, environnemental et social.

Obtenus grâce au logiciel Diviz, les résultats montrent que dans les espaces très densément peuplés, comme Paris, la voiture personnelle à moteur thermique est peu efficace (en raison des critères environnementaux plus importants dans les espaces centraux), contrairement aux territoires peu densément peuplés où le recours à la voiture personnelle est massif, essentiellement par habitude et pour des raisons pratiques (gain de temps, …). Pour des raisons similaires, le covoiturage se présente comme une alternative écologique dans les espaces peu denses. A l’inverse, la performance spatiale de la voiture personnelle électrique décroît lorsque l’on s’éloigne des espaces densément peuplés. Le recours à des solutions actives partagées (par exemple Vélib’ à Paris) n’est globalement viable et praticable que dans les zones denses à très denses. Les navettes autonomes présentent le même profil, à la fois parce que la vitesse de déplacement est encore peu compétitive face à la voiture thermique dans les régions peu densément peuplées, mais également parce que la préoccupation écologique s’y fait moins ressentir (critères environnementaux peu pondérés dans les espaces peu denses). De façon surprenante, la marche obtient le score le plus élevé, quel que soit le type de territoire considéré, tant en raison de facteurs économiques (faible coût pour l’usager) qu’environnementaux ou encore sociaux (pratique quasi-universelle, confiance dans le mode…).

Dans une seconde étape, des relations d’influence et de dépendance entre les 18 indicateurs sont établies grâce au logiciel MICMAC,. Pour chaque type de territoire, une matrice des interactions entre les différents critères pris deux à deux est renseignée. On obtient une cartographie des influences et dépendances entre critères qui permet, finalement, d’établir un ou deux scénarios territorialisés pour la conception de solutions de mobilité innovantes ou hybrides.

Trois éléments à prendre en compte pour promouvoir une mobilité plus durable

De nombreux outils d’observation s’intéressent aux mobilités de demain. L’originalité de la démarche de l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité réside quant à elle dans le fait qu’elle compare les offres émergentes telles que covoiturage, autopartage et modes actifs, grâce aux scores obtenus par l’analyse multicritères. Unique, elle offre aux autorités publiques des éléments complémentaires en faveur d’un arbitrage plus fin des solutions à promouvoir. Grâce à un travail de veille systématique, l’Observatoire va continuer d’évaluer et de classer de nouvelles offres de mobilité. Au vu des résultats intermédiaires, trois éléments ressortent en faveur d’une mobilité plus durable :

  • Le covoiturage conducteur présente des profils spatiaux similaires à ceux de la voiture personnelle, avec une performance relativement meilleure dans des territoires peu denses. Il reste cependant sous-exploité.
  • Les modes de déplacement actifs, notamment la marche, doivent être encouragés partout par les autorités publiques, en déployant notamment des règles et des infrastructures qui en garantissent la possibilité, la sécurité et le confort, ainsi qu’un accès aisé aux zones commerciales.
  • Enfin, dans les régions peu densément peuplées, la marche doit évidemment pouvoir être combinée avec d’autres modes de transport. Des applications performantes d’information multimodales, qui remportent elles aussi un score élevé dans tous les types de territoire, pourraient y être heureusement déployées.

Demain, une brique dans un pack plus global pour accompagner les acteurs de la mobilité

L’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité constituera par la suite une brique qui a vocation à intégrer un pack plus global à destination des territoires et entreprises :

  • Nouvelles mobilités (l’observatoire) : un service d’évaluation des nouvelles solutions de mobilité
  • Business models: un service d’analyse des business models et de leur robustesse
  • Parcours d’usagers: un service d’analyse terrain des parcours d’usagers des nouvelles mobilités

L’article complet

Contacter l’auteur => mailto :remy.leboennec@vedecom.fr

https://www.researchgate.net/profile/Remy_Le_Boennec

[1] Source : Chronos, l’ObSoCo, 2018

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Entropy, une première startup issue des travaux de l’Institut VEDECOM pour analyser les besoins des gestionnaires de mobilité grâce à l’intelligence artificielle

Quels sont les motifs de déplacement ? Quels sont les modes de transports utilisés ? Quels sont les itinéraires empruntés ? Entropy, la nouvelle startup issue des travaux de recherche de l’Institut VEDECOM, propose aux opérateurs et aux collectivités un outil pour connaître, mesurer et analyser tous les besoins en mobilité sur un territoire donné. Grâce à une intelligence artificielle qui modélise les flux, Entropy permet d’acquérir une connaissance fine de la mobilité d’un territoire pour décider et évaluer les aménagements ou les services nécessaires sans passer par une enquête terrain.

Entropy fournit un logiciel multi-sources et prédictif qui s’appuie sur la multiplicité des données disponibles : GPS des voitures, démographie, réseaux de transport…Une interface de visualisation permet d’observer sur une carte interactive l’ensemble des déplacements effectués sur un territoire pendant une journée type de 24 heures.

L’utilisation de l’intelligence artificielle présente des atouts majeurs : réactif, l’outil proposé par Entropy couvre l’intégralité du territoire français avec une efficacité similaire aux enquêtes terrain réalisées en face à face mais à moindre coût.

La startup se fixe un objectif ambitieux : s’affirmer d’ici 2022 comme le leader en France de l’estimation de la demande pour les gestionnaires de mobilité.

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse

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Pour ses 5 ans, VEDECOM met ses chercheurs à l’honneur

L’édition 2019 de mobilité@VEDECOM a eu lieu jeudi 11 avril 2019 au mobiLAB, en présence de plus de 400 invités. Pour son 5ème anniversaire, l’Institut pour la Transition Energétique a présenté à travers 40 stands de nombreux travaux et résultats de recherche. L’occasion de décerner à 5 de ses jeunes chercheurs le Prix Mobilité Ecologique et Solidaire, en présence de représentants de l’Etat et des collectivités partenaires de VEDECOM. L’occasion aussi d’inviter 10 startups de la mobilité autour du MOBILITY SPOT, qui rassemble un hub, un Fab Lab et des ateliers de prototypage. Retour sur cette journée de découvertes, de rencontres et de partages pour pénétrer les arcanes des mobilités de demain.

Focus sur les trois domaines de recherche de l’Institut

Les trois domaines de recherche de l’Institut étaient à l’honneur pour cette 5ème édition de mobilité@VEDECOM. Electrification du véhicule, délégation de conduite et connectivité, mobilité et énergie partagées : trois domaines pour une expertise transverse et systémique du véhicule autonome et de la mobilité. La R&D est prolongée par un programme de formation pour faire rayonner les connaissances de VEDECOM et accompagner la montée en compétence des différents acteurs de l’écosystème de la mobilité. Celle-ci était présentée à travers plusieurs animations ludiques. Les chercheurs s’étaient mobilisés pour présenter les solutions innovantes mises en œuvre au sein de l’Institut : Entropy, la première startup issue de ses travaux de recherche, le démonstrateur de véhicule autonome de niveau 4 et 5 ; Geloca, la solution de localisation du véhicule à partir des plans cadastraux ; MOOVE, le projet de collecte de données de roulage ; les nouvelles bobines de piste de recharge à induction de 30 kW ; les navettes autonomes à perception étendue, les simulateurs piéton et de conduite, et bien d’autres…

 

Les installations du mobiLAB au service des activités de recherche

Pour la première fois, l’événement avait lieu au cœur même de l’Institut, entre le mobiLAB et le Hall A, au bord des pistes d’essai. Sous un soleil rayonnant, les visiteurs ont pu circuler de démonstrations en conférences, de parcours thématiques en ateliers, de simulateurs en navettes autonomes. Des visites pour parler intelligence artificielle ou marquage au sol, acceptabilité ou hyperlieux mobiles, confort thermique ou PMB embedded…

Le plateau TV de vià GrandParis, installé au beau milieu du hall d’accueil et animé toute la journée par le journaliste Olivier Zanetta, a multiplié les interviews, mettant les experts sous le feu des projecteurs. Des débats, réunissant chercheurs de VEDECOM et invités extérieurs, ont permis de faire le point sur les questions cruciales de l’avènement des mobilités de demain. Comment gérer la recharge et la distribution d’énergie indispensables au développement du véhicule électrique ? Quels sont les défis du déploiement du véhicule autonome, au-delà du véhicule ? Comment se former aux mobilités du futur, qui impliquent la transformation et la création de nouveaux métiers ? Quelles seront les mobilités de demain ?

 

Un village de startups pour donner corps au déploiement des mobilités innovantes

Comme un début de concrétisation de toutes ces questions, un village de startups invitées présentait des solutions et services de mobilités innovantes : Oribiky, la première solution éco-responsable de vélos à assistance électrique en libre-service ; Trialog, une société de conseil et d’expertise en ingénierie qui participe aux travaux normatifs de communication véhicule électrique- borne ; VOOX, qui a conçu une technologie innovante brevetée destinée à simplifier les échanges de données dans les systèmes industriels ; Box2Home qui apporte des solutions aux entreprises et aux professionnels en termes de livraison « last mile » de colis lourds et/ou volumineux ; LCN, un cabinet d’ingénierie qui travaille sur la gestion de carrefours en temps réel ou encore Cocoon, le trois roues avec habitacle de BlueMooov particulièrement adapté aux déplacements urbains et présenté en avant-première.

 

5 ans, 5 jeunes chercheurs lauréats du Prix Mobilité Ecologique et Solidaire

Point d’orgue de la journée anniversaire, 5 jeunes chercheurs de VEDECOM ont été distingués pour leurs avancées scientifiques dans le domaine des nouvelles mobilités. Roch El Kouri, Guillaume Bresson, Stéphanie Coeugnet-Chevrier, Mohamed Cherif Rahal et Elsa Yousfi ont reçu le Prix Mobilité Ecologique et Solidaire des mains du Secrétaire Général pour l’Investissement Guillaume Boudy ainsi que de François de Mazières, maire de Versailles et président de Versailles Grand Parc, Olivier de La Faire, conseiller départemental des Yvelines et Sylvie Piganeau, conseillère régionale. « Nous voulons célébrer ces jeunes chercheurs qui sont porteurs de toutes ces innovations qui vont nous changer la vie, en toute sécurité », s’est réjoui Guillaume Boudy. Et d’adresser à VEDECOM trois nouveaux défis : se rapprocher des IRT, renforcer les collaborations et assurer la transition énergétique pour les générations futures.

« Nos 200 ingénieurs et chercheurs travaillent au quotidien sur la mobilité de demain, qui est une mobilité durable. En tant qu’Institut pour la Transition Energétique, VEDECOM est au cœur de la révolution pour l’environnement et pour l’écologie dédiés aux transports », a rappelé Philippe Watteau, Directeur Général de l’Institut. Il a précisé vouloir saluer, en cet anniversaire, l’ensemble des équipes de VEDECOM. L’Institut est fier de ses succès et confiant dans son avenir. En avant pour 5 nouvelles années, qui seront marquées par trois axes de développement : l’entreprenariat, la consolidation du rôle de VEDECOM comme accélérateur de l’innovation dans le domaine des nouvelles mobilités sur le plateau de Satory, et le rayonnement à l’international des activités de recherche de l’Institut.

 

Prix Mobilité Ecologique et Solidaire : zoom sur les chercheurs primés

Roch El Khoury est ingénieur titulaire depuis 2015 d’un Doctorat en Energétique et Procédés de l’école des Mines de Paris. Roch a rejoint VEDECOM en 2015 pour étendre les résultats de ses recherches doctorales, en simulation numérique, aux véhicules électriques. Il anime actuellement l’équipe de recherche sur le confort thermique des passagers et l’optimisation de son impact sur l’autonomie et la consommation énergétique des véhicules électriques.

PRIX POUR : Valorisation exceptionnelle issue des résultats de recherche dans le domaine du confort

Guillaume Bresson est Docteur en robotique mobile de l’Université Blaise Pascal (UBP), France en 2014.  Il a été post-doctorant à l’Inria Paris-Rocquencourt sur les problématiques de perception pour les systèmes de transport intelligents. Il a rejoint l’Institut VEDECOM en 2015 où il anime depuis la thématique de Localisation et Cartographie. Il est également co-responsable du projet Véhicule à Conduite Déléguée au sein de l’institut.

PRIX POUR : Excellence scientifique dans le domaine de la localisation de véhicules autonome

Stéphanie Coeugnet – Titulaire depuis 2011 d’un Doctorat de Psychologie et Ergonomie cognitive de l’université de Valenciennes, elle a rejoint VEDECOM en 2016 après 4 années de post-doctorat sur la conception et l’évaluation d’IHM. Elle anime la thématique de recherche de VEDECOM portant sur l’acceptabilité et l’Ergonomie des nouvelles solutions de mobilité et leurs IHMs.

PRIX POUR : Acceptabilité des véhicules autonomes – Impact des facteurs humains et des nouveaux usages sur l’adoption des nouvelles mobilités autonomes

Mohamed-Cherif Rahal – Après avoir été diplômé en 2010 d’un doctorat en informatique théorique de l’université Paris Dauphine, il a intégré l’IFSTTAR pour un post-doc où il a travaillé sur des problématiques de perception de bord de route pour la fluidification du trafic. Il a rejoint l’institut VEDECOM en 2013. Il occupe actuellement le poste de chercheur en perception pour véhicule autonome; il est également co-animateur du projet Véhicule à Conduite Déléguée. Il pilote 3 projets européens (AUTOMATE, ADAS&ME et CoExist).

PRIX POUR : Europe – Succès de VEDECOM dans la participation à plusieurs projets Européens (Projets « Automate », « Adas & me », « CoExist »)

Elsa Yousfi a rejoint l’équipe facteurs humains de l’Institut VEDECOM en 2014 pour débuter sa thèse en psychologie cognitive portant sur la reprise en main du véhicule autonome. Elle a ensuite poursuivi son travail au sein de l’Institut en tant que chercheuse post doctorante en facteurs humains dans le cadre du projet européen AutoMate. Elle est aujourd’hui chargée de recherche en psychologie et étudie le comportement humain à bord du véhicule autonome.

PRIX POUR : Facteurs humains – Etudes avancées sur les conditions de reprise en main du véhicule autonome en toute sécurité

Voir toutes les vidéos de l’évènement  :  https://viagrandparis.tv/emissions/mobilab/

Reportage de TV78 dans Twitter : https://twitter.com/TV78Officiel/status/1116364145794998274

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Le groupe RATP devient membre de VEDECOM pour accélérer l’innovation dans le domaine des mobilités autonomes et des routes connectées

Marie-Claude Dupuis, Directrice de la stratégie, de l’innovation et du développement du groupe RATP, et Philippe Watteau, Directeur Général de l’Institut de Transition Energétique VEDECOM, annoncent la signature d’un accord de partenariat pour accélérer la recherche et l’innovation de la RATP dans le domaine des mobilités du futur.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la convention, signée en décembre dernier, actant l’adhésion de la RATP en tant que membre de VEDECOM. Les deux partenaires vont collaborer sur des projets de recherche, principalement dans les domaines des véhicules autonomes, des routes connectées et coopératives et des nouveaux services de mobilité.

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse

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Tester et valider la conduite automatisée et connectée : VEDECOM partenaire du projet européen HEADSTART

Le projet HEADSTART (Harmonised European Solutions for Testing Automated Road Transport), du programme Horizon 2020 de la Commission Européenne, a été lancé en janvier 2019. Porté par un consortium de 21 partenaires de 9 pays différents, dont l’Institut VEDECOM, il est coordonné par IDIADA Automotive Industry et Monsieur Álvaro Arrúe. Il a pour but de définir des procédures de test et de validation pour des fonctions de conduite automatisée et connectée en incluant les technologies clés telles que la cybersécurité, la localisation et la connectivité. Les tests auront lieu dans des environnements tant virtuels que réels afin de valider les performances de sûreté et sécurité relatifs aux principaux besoins des utilisateurs.

Lancé pour une durée de trois ans, le projet HEADSTART va rassembler des acteurs pertinents de la chaîne de valeur européenne des véhicules connectés et autonomes, autour du groupe d’experts du projet qui orientera et conseillera les partenaires et participera à la promotion des résultats du projet. Le consortium et ses partenaires réuniront les solutions existantes les plus pertinentes, développeront des méthodologies, des procédures et des outils, et piloteront une solution européenne harmonisée de test et de validation des véhicules automatisés.

Au sein du consortium, l’Institut VEDECOM est en charge du WP1 qui a pour objectif d’effectuer un état de l’art sur les méthodologies de tests, d’identifier les besoins des Stakeholders, de définir les exigences pour les technologies clés, et de sélectionner les cas d’usage pertinents à tester sur piste ou en simulation en vue d’une homologation des fonctions de conduite automatisée. L’Institut contribuera également au WP2, pour définir une méthodologie de test et validation pour les cas d’usages ciblés, en prenant en considération les technologies clés.

Le projet est financé par le programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union Européenne, sous l’agrément N°824309.

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Inauguration du site de test transfrontalier France-Allemagne-Luxembourg : VEDECOM présente le projet TRIICA

L’inauguration du corridor franco-allemand-luxembourgeois a eu lieu ce mercredi 3 avril 2019, à Schengen. A cette occasion, VEDECOM a présenté le projet TRICAA, qui vise à démontrer l’interopérabilité transfrontalière du véhicule à délégation de conduite en lien avec les infrastructures.

L’événement s’est déroulé en présence des ministres des Transports de la France, de l’Allemagne et du Luxembourg, ainsi que du vice premier ministre luxembourgeois et la ministre des Transports de la Sarre. La création du site traduit la volonté commune des trois pays de promouvoir le développement et l’expérimentation de différentes technologies pour la conduite autonome et connectée dans un contexte réel et transfrontalier.

Coordonné par VEDECOM, le projet TRIICA recherche ses partenaires européens

Lors de l’événement, Philippe Watteau, Directeur Général de l’Institut VEDECOM, a présenté le projet TRIICA (Test and Research on Intelligent Infrastructure for Collaborative Autonomous driving). Porté par un consortium de six partenaires français (Cerema, Sanef, YoGoKo ainsi que 3M France et Continental France), le projet est coordonné par VEDECOM. Il a été initié pour répondre à l’Appel à Manifestation d’Intérêt lancé par les trois pays courant 2018. L’allocution visait à élargir le consortium à des partenaires allemands et luxembourgeois.

Le principal objectif du projet TRIICA est de démontrer l’interopérabilité transfrontalière du véhicule à délégation de conduite tout en valorisant les apports de l’infrastructure routière dans le développement des technologies d’automatisation de la conduite.

Analyser et comparer les situations à risque pour le véhicule autonome en zone transfrontalière

Une première étape consistera, grâce à des véhicules dotés de capacités de perception représentatives de véhicules autonomes de niveau 4, à percevoir et analyser les types de signalisation routière propres à chacun des trois pays. Cette comparaison permettra d’identifier les situations à risque générées par les spécificités d’un contexte transfrontalier. Des signalétiques innovantes (horizontales et verticales) seront expérimentées afin de déterminer leur potentielle valeur ajoutée pour le véhicule autonome. La gestion de la connectivité (roaming) en zone transfrontalière sera également prise en compte. Des spécifications et recommandations pour orienter le développement des véhicules à conduite déléguée et leurs infrastructures concluront ce premier volet.

Une carte locale dynamique enrichie

Une seconde étape visera à étendre le champ de perception du véhicule à délégation de conduite grâce à un Horizon électronique (eHorizon). Celui-ci prendra la forme d’un service cloud enrichi par une cartographie dynamique qui permettra de prendre en compte des situations à risque susceptibles de réduire le niveau de délégation de conduite du véhicule. Les moyens de mise en sécurité du véhicule par l’activation progressive de modes dégradés seront également considérés.

Conception d’un nouveau prototype de véhicule autonome pour démontrer les concepts précédemment définis

Dans un dernier temps, un nouveau prototype de véhicule à délégation de conduite, conçu par l’Institut VEDECOM, intégrera l’ensemble des spécifications et développements mis au point dans les deux cas d’usage précédents. Il permettra de démontrer les différentes situations de conduite considérées dans les premières étapes.

En tant que coordinateur du projet, VEDECOM assurera le pilotage des activités de recherche et de développement ainsi que les différentes démonstrations et l’évaluation.

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