Journée des Doctorants 2019 : carton plein pour les chercheurs !

La traditionnelle Journée des Doctorants de l’Institut VEDECOM avait lieu le 10 octobre dernier à l’ESTACA, partenaire de cette édition 2019. 100 participants, 15 posters scientifiques, 12 présentations de doctorants, 5 conférences d’intervenants extérieurs : une journée réussie pour faire rayonner les recherches des doctorants de VEDECOM et leur donner des outils pour valoriser leurs compétences après la thèse.

Travaux des doctorants VEDECOM : l’interdisciplinarité au rendez-vous pour écrire l’avenir de la mobilité

C’est devant un large auditoire que la Journée des Doctorants a commencé : au programme de cette première partie, exposés et échanges autour des travaux de recherche des doctorants de VEDECOM. 

La journée était introduite par Pascal Bidan, Directeur délégué de l’ESTACA, l’école d’ingénieurs de Paris-Saclay spécialisée dans les filières du transports et membre fondateur de VEDECOM ; ainsi que par Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, et Féthi Ben Ouezdou, Directeur Scientifique.Les traditionnels exercices de thèses en 5 minutes se sont ensuite succédé : trois doctorants de chacun des trois domaines de recherche de l’Institut ont ainsi exposé leur sujet de thèse. Des présentations riches, synthétiques et didactiques qui ont permis à tous, scientifiques ou non, d’appréhender l’étendue des champs de recherche de VEDECOM et l’interdisciplinarité mise en œuvre par l’Institut. Une session posters permettait en outre de découvrir 15 sujets de thèses actuellement en cours à l’Institut.

Apprendre à améliorer sa production scientifique, communiquer ses connaissances et valoriser ses compétences

Outre les interventions d’anciens doctorants VEDECOM et la présentation des projets européens de l’Institut, la deuxième partie de la journée était conçue comme une aide à la valorisation, présente et future, des travaux de recherche des doctorants.

« Les doctorants participent au rayonnement de l’Institut […] à travers leurs publications scientifiques mais aussi […] par le biais de la valorisation de leurs résultats de recherche. Nous allons essayer de les amener à réfléchir à l’après-thèse, a expliqué le Pr. Féthi Ben Ouezdou. Cela peut se concrétiser de différentes manières : soit au sein d’une entreprise, soit dans une carrière académique, soit sous forme de projet de startup. Partir de la recherche et aller petit à petit vers la valorisation de la recherche en allant soit vers de la compétence scientifique très pointue, soit vers de la valorisation et de la création de valeur. »

Olivier Orfila, de l’IFSTTAR, a ainsi présenté des outils d’amélioration de la production scientifique ; l’agence Agent Majeur, dans un exposé intitulé « Communiquer pour convaincre », a délivré de précieux conseils pour la communication orale de sujets scientifiques. L’association Bernard Grégory et le cabinet de conseil Adoc Talent Management, ainsi qu’Isabelle Maudet, DRH de VEDECOM, ont apporté leur expertise en matière de recrutement de docteurs, notamment dans le domaine de la valorisation des compétences scientifiques, mais aussi des soft skills développés pendant la thèse. Une table-ronde réunissait Xavier Apolinarski, CEO de la SATT Paris-Saclay, et Lambert Trénoras, CEO de la startup Gyrolift : ils se sont fait la voix de l’entreprenariat et de la création de startups.

Une journée bénéfique pour l’ensemble des participants

« En tant que Directeur Général, j’éprouve une très grande fierté à voir toute cette jeunesse s’emparer des sujets d’innovation, s’emparer des sujets de mobilité durable et repousser les limites de la connaissance, s’est félicité Philippe Watteau à l’issue de la journée. Les enjeux de mobilité durable se résoudront par l’interdisciplinarité et avoir au sein de VEDECOM des doctorants, aussi bien en technologie, qu’en données

qu’en facteurs humains, qu’en sciences sociales, qu’en urbanisme, c’est vraiment la grande force de l’Institut […] Ils sont très connectés aux enjeux industriels, ils savent y répondre, ils s’y préparent…C’est vraiment l’avenir de la mobilité durable qui se joue entre les mains de ces jeunes chercheurs. »

Les doctorants, de leur côté, se sont réjouis de cette journée d’échanges et de partage : une étape bienvenue dans la course de fond que représente le doctorat. « La JDD m’a permis de présenter mes travaux de recherche, de recevoir les avis des autres sur mon sujet de thèse et aussi de voir ce que les autres font en parallèle pour imaginer d’autres projets ou d’autres collaborations », a souligné Ikram, doctorante chez VEDECOM.

Depuis 2011, 88 thèses ont été réalisées chez VEDECOM, dont 43 sont actuellement en cours. L’Institut compte près de 50 doctorants, répartis dans ses trois domaines de recherche (Electrification des véhicules, Délégation de conduite et connectivité, Mobilité et énergie partagée). VEDECOM emploie par ailleurs plus de 90 docteurs, soit la moitié de ses effectifs en R&D.

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L’équipe « Nouvelles communications hybrides, sécurisées et coopératives » de VEDECOM,  menée par le Dr-HdR. Oyunchimeg Shagdar, et appuyée par un réseau de partenaires, conduit des recherches autour de vecteurs de communication sûrs entre le véhicule et son environnement (V2X) : un enjeu majeur pour le véhicule du futur. Entretien avec Ahmed Soua, chercheur en V2X-5G, qui a accepté de nous en dire plus sur les challenges et les victoires de cette équipe.

En quoi consiste le projet ?

Notre équipe fait de la recherche dans le domaine des communications véhiculaires sans fil (V2X) : communication véhicule à véhicule (V2V), véhicule à infrastructures (V2I), véhicule à réseau (V2N), véhicule à piéton (V2P). Nous travaillons à leur spécification et à la conception de solutions à la fois fiables et sécurisées. Nous sommes une vingtaine de personnes, issues de formations dans les domaines de la télécommunication, des réseaux, de l’informatique, du traitement de signal et des systèmes embarqués. Nos recherches portent sur différents aspects qui vont de la conception de solutions de communication V2X à leur standardisation, en passant par la perception augmentée qu’apportent les IoT, sans oublier la cybersécurité avec la détection de comportements anormaux. Pour simuler la fiabilité et la performance des communications hybrides, nous avons conçu une plateforme de démonstration qui est commercialisée par VEDECOM Tech.

Quels sont les enjeux de vos recherches ?

Notre objectif consiste à identifier et concevoir des solutions optimales en matière de communication V2X, mais également agiles et surtout sécurisées par rapport aux flux d’informations qu’elles acheminent et qui contribuent à la sécurité routière. Pour cela, il faut mettre tous les acteurs autour de la table afin de définir des protocoles d’échanges normalisés.

Notre spécificité est vraiment de travailler de manière collaborative avec tout un écosystème d’industriels et d’académiques : Renault, PSA, VALEO, ATOS, Marben, Transdev, YoGoKo, Neavia, Vinci Autoroutes, FARECO, ECE Paris, l’UVSQ, INRIA, System-X ou encore l’UTAC CERAM.

Quelles sont les principales difficultés et les défis de ce projet ?

Nous avons 5 défis principaux. Tout d’abord la sélection des technologies bien sûr, mais aussi la question de la scalabilité, à savoir trouver des moyens d’éviter la congestion du réseau quand celui-ci monte en charge. Nous rencontrons également des problèmes d’interopérabilité et de cybersécurité. Enfin, des problématiques d’échanges de données utiles à la perception coopérative : il s’agit ici de trouver le moyen de fusionner les données des capteurs issues de différents véhicules ou d’équipements de bord de route avec les données reçues et envoyées par les réseaux sans fil.

Dans les années qui viennent, nous aurons également deux défis à relever. Il va nous falloir adapter la 5G et l’intégrer dans nos travaux de recherche sur les communications hybrides.

Quels sont les succès et les moments forts que vous avez rencontrés ?

Nous avons récemment présenté plusieurs démonstrations qui ont eu un grand succès. Lors de la journée mobilité@VEDECOM le 11 avril 2019, nous avons montré la coopération de deux technologies de communication via notre plateforme de simulation. L’inauguration de l’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab le 15 mai 2019 a aussi été un moment très important. Elle a consacré l’importance et la pertinence de notre travail en termes d’interopérabilité et d’installations. Pour la première fois, nous avons pu présenter, avec nos partenaires Renault et Transdev, un système de transport autonome complet, fonctionnant grâce à l’infrastructure. Enfin l’habilitation à diriger la recherche (HDR) d’Oyunchimeg Shagdar, le 6 septembre 2018 à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, a été un moment fort pour toute notre équipe : cela représentait une vraie reconnaissance de notre travail et de nos résultats de recherche.

Qu’est-ce que ce projet apporte au monde des mobilités ?

Nous nous attachons à faire rayonner nos résultats scientifiques : démonstrations mais aussi prototypes, brevets, publications, participation aux conférences et workshops internationaux… Nous avons récemment fait une démonstration des boîtiers de simulation de notre plateforme à l’occasion de l’inauguration du site TEQMO, le centre d’essais et d’homologation de véhicules de l’UTAC-CERAM.

En dehors de nos membres qui ont accès à ces résultats, notre filiale commerciale VEDECOM Tech pourra commercialiser cette plateforme auprès de sociétés qui pourraient en être intéressées. Conçue par VEDECOM en partenariat avec Marben, elle est composée d’une quarantaine de boîtiers qui simulent le comportement d’un véhicule connecté dans différents cas d’usage : elle permet de tester des véhicules prototypes sur pistes, notamment à des fins d’homologation comme le fait l’UTAC-CERAM. Elle contribue également pour l’Institut à l’avancement de projets européens, comme le projet 5G-MOBIX, qui réunit plus de 50 partenaires pour démontrer l’apport de la 5G aux communications véhiculaires.