LA MOBILITÉ, ÇA S’APPREND !

Des Assises de la mobilité aux Débats citoyens sur le véhicule autonome, la mobilité inclusive est identifiée et reconnue par tous comme un enjeu sociétal majeur. Cependant, malgré les progrès réalisés par les acteurs de la mobilité et des transports en la matière, de nombreuses inégalités subsistent.

La première est d’ordre économique : les individus ne se déplacent pas de la même façon ni avec le même confort selon leur niveau de revenus.
Les Français pointent en premier l’aspect financier (source : Elabe, mai 2018) comme facteur d’amélioration de leur mobilité du quotidien.

La deuxième est d’ordre géographique : plus du quart de la population française, soit près de 19 millions d’habitants répartis sur les trois quarts du territoire, habite dans une « zone blanche de mobilité », c’est-à-dire hors d’une zone couverte par une autorité organisatrice de la mobilité (source : Cerema, février 2018).

La troisième est plus complexe et pour cela il faut comprendre que la mobilité n’est pas innée : c’est une compétence et une habileté qui s’apprennent, via les expériences que l’on a dans l’enfance, dans l’adolescence, et tout au long de notre vie.

Et en fonction de son « capital mobilité » forgé par l’expérience, tout le monde n’est pas outillé de manière égale face à la complexité des villes et de leurs réseaux. Des freins (plus ou moins importants selon les individus) cognitifs, pyscho-sociaux et culturels sont prégnants pour environ un quart la population française : plus d’une personne sur quatre estime ne pas être suffisamment formé pour utiliser les moyens de transport mis à disposition par sa ville (source : Obsoco, Chronos / Ademe, CGET, VEDECOM, 2017) et respectivement 22% et 29% des personnes ont déjà renoncé à se rendre à une destination qu’ils ne connaissent pas, soit à cause d’appréhensions émotionnelles (peur de se perdre, de ne pas y arriver), soit à cause de carences informationnelles et organisationnelles pour se déplacer (source : Elabe, 2018).

Facteur aggravant, ces inégalités ont tendances à être cumulées pour les personnes de milieux modestes, en situation précaire ou d’insertion.

Face à ce constat, l’Institut pour la ville en mouvement-VEDECOM, en collaboration avec des experts de la ville, de la formation, de l’insertion, de la création numérique et des milieux académiques, a élaboré un kit pédagogique destiné à développer la mobilité en toute autonomie*de publics divers, qu’ils s’agissent de personnes confrontées à des difficultés dans la maîtrise de leurs déplacements quotidiens ou bien en phase d’apprentissage.

Intitulé « En Route ! », le kit repose sur l’utilisation d’un serious game (jeu vidéo éducatif) qui, sous une approche ludique, va permettre aux joueurs de développer des savoir-être de la mobilité avec les moyens du bord, mieux connaître leurs atouts face aux aléas des déplacements en ville et surmonter leurs freins psycho-sociaux.

Cet outil est mis à disposition d’organismes de formations et d’associations qui sont formés par l’IVM afin d’assurer une prise en main complète du kit et de ses contenus.

–> Découvrez toutes les informations sur « En Route ! »

–> Venez tester le jeu « En Route ! » au Salon Autonomy, du 18 au 20 octobre 2018 à la Grande Halle de la Vilette à Paris, stand E28.

–> Et découvrez le programme des temps forts de VEDECOM à Autonomy

Télécharger le communiqué de presse

*capacité à prendre seul des décisions permettant d’effectuer les différentes actions nécessaires à la réalisation du déplacement en toute sécurité, du choix de l’itinéraire, aux conditions, moments et lieux de traversée, jusqu’à l’arrivée à destination.

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