Services de transports autonomes : 3 questions à Nadège Faul, Chef de Projet VEDECOM

Vous êtes intervenue à ITS Copenhague sur les défis des services autonomes pour les transports publics du futur. Quels enjeux en termes d’organisation générale de la mobilité ?
On peut s’attendre à une plus grande mixité entre mobilité collective et individuelle. Si le service proposé est satisfaisant, l’adoption des véhicules autonomes pourrait être massive. L’enjeu pour VEDECOM est que cela se fasse au bénéfice d’une mobilité partagée plutôt qu’individuelle. Autre enjeu : que le service du dernier kilomètre n’entraîne pas une complexité qui serait un frein pour les usagers.

Quels impacts économiques pour les acteurs du transport ?
Il s’agira de transformer un service de transport très subventionné et peu profitable en un business model rentable. Les principaux effets seront l’impact sur la taille et la composition des flottes, leur optimisation et l’apparition de nouveaux services sur la chaîne de valeur. L’ensemble des parties prenantes devront mettre en place une gouvernance partagée.

Qu’en est-il des politiques publiques ?
Le partage de véhicules n’est pas spontané et nécessitera forcément des incitations publiques. Par ailleurs, la puissance publique va devoir faciliter la supervision des flottes, en organisant la mise en place d’infrastructures, telles que parkings, feux communicants ou centres de contrôle du trafic ou de véhicules autonomes. Elle seule pourra et devra initier la dynamique requise pour mettre en musique tous les acteurs.

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