Yacine SEHIMI Chef de projet - Systèmes de recharge

« Paroles de collaborateurs », Yacine Sehimi, raconte son parcours ainsi que son quotidien chez VEDECOM


Peux-tu nous raconter ton parcours avant de rejoindre VEDECOM ?

Je suis arrivé chez VEDECOM après mes études à l’ENS Paris-Saclay en génie électrique. Ma formation s’est achevée par un projet de fin d’études concernant un concept de partage d’énergie entre véhicules (le vehicle-to-vehicle, ou V2V). L’idée était d’étudier l’intérêt, pour le réseau et les villes, de disposer de flottes de véhicules (d’autopartage, par exemple) qui pourraient charger rapidement d’autres véhicules lorsqu’ils ne sont pas utilisés pour les trajets.

Comment as-tu découvert VEDECOM et qu’est-ce qui t’a donné envie d’y travailler ?

Après avoir breveté la solution technique que j’avais développée pour le V2V, j’ai souhaité continuer à creuser cette idée dans le cadre d’une thèse. L’un des chercheurs de mon école m’a orienté vers François Colet, qui était à l’époque chef de projet chez VEDECOM. Après avoir échangé avec lui, nous avons défini un sujet de thèse avec un laboratoire de Lille (le L2EP) et avons pu lancer la thèse en l’espace de quelques mois seulement !
VEDECOM semblait être l’endroit parfait pour développer des innovations dans le domaine de la mobilité électrique. Le croisement entre industrie et recherche académique m’intéressait beaucoup, et je n’ai pas été déçu du voyage !

En quoi consiste ton rôle de Chef de projet – Systèmes de recharge ?

Un chef de projet, c’est un peu un chef d’orchestre qui fait en sorte que les ingénieurs et chercheurs expriment au mieux leur talent. Une fois un projet lancé, il s’assure que les activités des chercheurs se déroulent dans les meilleures conditions, en organisant un suivi régulier afin que les délais de production des livrables et les budgets soient respectés. Il est aussi l’interface entre les partenaires du projet et VEDECOM.

Une chose intéressante chez VEDECOM est que les chefs de projet ont souvent une expertise R&D. Notre rôle comprend également une participation active aux réunions techniques et à la rédaction des livrables du projet.

L’autre partie du métier consiste à participer au montage de projets de recherche. Pour les projets ANR, nous identifions des problématiques techniques liées à la recharge, définissons un cadrage de projet et identifions des partenaires intéressés. Pour les projets européens, nous rejoignons (ou constituons) des consortiums de partenaires et contribuons à la définition du projet (description, planning, budget, livrables…) ainsi qu’à la soumission.

A quoi ressemble une journée type en tant que chef de projets ?

Une journée type, c’est une liste d’actions à mener sur les différents projets (actuellement Multistor2, NIHCh et Moore4Power), qui suit bien souvent la loi de l’entropie. C’est aussi la participation à des réunions avec les équipes projet, pour le suivi et les échanges techniques. Ce sont également des échanges avec différents acteurs (industriels, instituts de recherche, start-up) et avec les membres du domaine afin de définir de futurs projets collaboratifs. Enfin, c’est un travail en lien avec les services support, notamment sur les questions budgétaires et juridiques.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton quotidien chez VEDECOM ?

Ce qui me plaît le plus, ce sont les personnes qui y travaillent ! Le fait que nous ayons des profils très variés, aussi bien dans les domaines métiers que dans les services support, rend les échanges toujours intéressants.

Je trouve aussi que nous bénéficions d’une grande liberté pour prendre des initiatives. Nous avons notamment travaillé sur un modèle de projet avec les start-up, MobiXStart, qui a pris forme au cours de l’année. Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il se concrétise aussi rapidement.

Il y a beaucoup de choses à créer, à inventer, des personnes très compétentes, et c’est extrêmement motivant !

Depuis ton arrivée, quelle compétence as-tu le plus développée ou renforcée ?

Je pense que la compétence que j’ai le plus développée est le travail en équipe. Les activités au sein de mes projets sont souvent liées les unes aux autres, et nous avons besoin d’échanger régulièrement pour trouver des solutions et avancer. Le chef de projet définit un cadre propice à ces échanges.

L’autre compétence que j’ai renforcée est la capacité à monter et structurer des projets en partant d’une feuille blanche. C’était la compétence que je recherchais en priorité dans ce poste, et les différents montages de projets auxquels j’ai participé m’ont permis de la développer.

Tu travailles actuellement sur le projet MobiXStart. Peux-tu nous le présenter en quelques mots ?

L’idée de MobiXStart est de permettre à une start-up d’accélérer sa R&D grâce à VEDECOM, via le montage d’un projet ANR. La start-up peut s’appuyer sur les experts de VEDECOM pour résoudre des problématiques de R&D et bénéficier jusqu’à 75 % de réduction des coûts grâce au financement de l’ANR (auxquels s’ajoutent les crédits d’impôt recherche). Elle peut également se rapprocher d’industriels grâce à l’écosystème de partenaires de VEDECOM.

Le projet est né de deux constats :

  1. Il est de plus en plus difficile de développer des projets ANR avec les grands groupes industriels de la mobilité, dont les décisions de financement peuvent évoluer rapidement d’une année sur l’autre.
  2. De plus en plus de start-up émergent dans le domaine de l’électromobilité, et VEDECOM peut leur apporter une réelle valeur ajoutée.

L’initiative MobiXStart vise donc à diversifier les profils de partenaires avec lesquels nous collaborons, en adaptant la structuration des projets ANR aux besoins spécifiques des start-up. VEDECOM devient ainsi un accélérateur de R&D pour ces entreprises, qui contribueront à accélérer la transition énergétique de la mobilité grâce à des solutions innovantes.

Si tu devais résumer VEDECOM en trois mots, lesquels choisirais-tu ?

AMBITION INNOVATION COLLABORATION

Un dernier mot ?

Merci à tous de faire en sorte que VEDECOM soit, jusqu’à présent, une formidable expérience professionnelle !