L’industrie se mobilise autour d’une initiative collective pour la Recharge Electrique Nouvelle Génération

A la clé, une meilleure expérience et plus de services pour les utilisateurs, mais aussi des économies…

Des industriels représentatifs de toutes les filières gravitant autour de la mobilité électrique se sont réunis pour la première fois en plénière. Objectif : accompagner le déploiement de la mobilité électrique nouvelle génération en France pour que toute borne AC et DC installée en France soit compatible à terme avec la norme ISO 15118 de communication véhicule-borne, intéropérable et sécurisée.

Si vous avez déjà possédé un véhicule électrique, vous connaissez le plaisir de moins polluer l’air… mais aussi les complications pour se recharger. La recharge de véhicules électrique arrive aujourd’hui à un tournant. Le prix des véhicules électriques devient accessible, les batteries battent des records de distance. Reste un verrou majeur : la maturité des systèmes de recharge, afin de permettre une meilleure expérience utilisateur et plus de services. A la clé : le smart charging, le plug & charge (voir définitions plus bas) et plus tard, la recharge bidirectonnelle (la voiture recharge le réseau) voire sans contact.

Pour l’obtenir, les principaux acteurs français et européens convergent vers le respect d’une norme de communication entre les bornes et les véhicules, la norme ISO15118. Cependant, pour permettre l’émergence de bornes compatibles avec cette norme, et donc un marché ouvert, il est nécessaire de mettre tous les acteurs autour de la table afin de s’entendre sur le cahier des charges final. Avec un point majeur à définir : celui de la cybersécurité (PKI).

Mobilisation générale

Pour ce faire, les principales organisations représentatives des filières impliquées dans la recharge électrique se sont associées le 7 juillet 2020 sous la forme d’une Initiative pour la Recharge Electrique Nouvelle Génération : l’AFIREV (Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Electrique), l’AVERE (Association nationale pour le développement de la mobilité électrique), la PFA (Plateforme Française de l’Automobile) et l’Institut VEDECOM (recherche et innovation sur les mobilités du futur), ce dernier étant missionné pour coordonner l’initiative.

Plusieurs ateliers de travail ont ensuite donné lieu à une réunion en plénière le 17 septembre 2020, rassemblant une quinzaine d’industriels issus de chaque filière : energéticiens comme Enedis, constructeurs automobiles comme PSA, constructeurs de solutions de recharge comme Schneider Electric, opérateurs d’infrastructures de recharge et de services d’e-mobilité comme Freshmile, fournissseurs de technologie et de services pour l’e-mobilité comme Trialog.

Liste des partenaires

Les premiers partenaires de l’Initiative pour la Recharge Electrique Nouvelle Génération ©VEDECOM

Le cercle sera progressivement élargi à tous les industriels pour déployer la norme ISO 15118 à l’horizon 2023.

La plénière a permis de faire participer d’autres acteurs institutionnels tels que le Ministère de l’Ecologie (DGEC), qui soutient et accompagne l’initiative. Celui-ci veillera à ce que les « recommandations pour le cahier des charges des aménageurs » défini par l’Initiative soit en cohérence avec, entre autres, le plan “Objectif 100 000 bornes”. La Région Ile de France était également présente. Elle est à pied d’œuvre pour déployer plus de 5000 bornes d’ici 2022, avec notamment l’aide du label IRVE : un dispositif qui vient en complément des aides nationales comme Advenir. Enfin l’initiative travaille en lien avec les groupes de travail français et européens déjà existants sur cette thématique.

3 ans pour réussir le déploiement d’un standard

Pour que la norme 15118 soit implémentée dans les systèmes de recharge et permette le plug & charge, il est nécessaire que les fabricants de bornes rendent leurs bornes interopérables, c’est-à-dire capables de reconnaître n’importe quel fournisseur d’électricité et n’importe quel opérateur d’infrastructure de recharge. Il faut également que les opérateurs d’infrastructures de recharge et de services d’e-mobilité, ainsi que les fournisseurs de technologies et de services, apprennent à faire marcher cette norme et à implémenter de nouveaux blocs dans leurs systèmes d’information, qui permettront la recharge sans carte et le plug & charge. Il faut enfin qu’ils améliorent la sécurité de la connexion.

Pour ce faire, VEDECOM, maître d’œuvre du projet, a proposé un calendrier en deux grandes étapes :

  1. Première étape (2020) : définir l’architecture de cybersécurité (PKI ISO 15118) à adopter pour le Plug and Charge (PnC).
  2. Deuxième étape (2021-23) : accompagner de façon collaborative le déploiement du PnC et du Smart Charging en définissant une offre de recharge Plug and Charge et Smart Charging standard, interopérable et industrialisable pour l’intégralité de l’écosystème. Des sites pilotes permettront de faire des tests. Différents documents seront produits par le groupe de travail, des formations et ateliers techniques seront proposés en 2021 et 2022. Al’issue de ces travaux, l’écosystème disposera des outils et du savoir-faire nécessaires à un déploiement à l’initiative des aménageurs et des opérateurs (horizon 2023).

Que permettra la norme 15118 une fois déployée ?

  • Le plug & charge (PnC) : il permet d’identifier automatiquement le contrat de services de l’utilisateur par simple branchement du câble de recharge entre le véhicule et la borne, avec un haut niveau de sécurité informatique et une expérience utilisateur simplifiée. Il évite donc les badges multiples : « on branche le câble, la charge démarre automatiquement »
  • Le smart charging : il qui permet de programmer un planning de recharge, négocié entre la borne et le véhicule et optimisé selon leurs contraintes techniques, les besoins et exigences du conducteur et les contraintes électriques du réseau

Préconditions du plug & charge :

  • un contrat de service installé dans le véhicule électrique
  • un véhicule électrique et une borne compatibles PnC
  • l’interopérabilité afin que n’importe quel véhicule puisse se recharger avec n’importe quelle borne

 

Découvrir les premiers partenaires de l’initiative :

Découvrir les vidéos explicatives du projet :

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Retour sur la Semaine de l’Electronique de puissance

Pour faire avancer le véhicule électrique, les deux filières Automobile et Électronique ont organisé une nouvelle Semaine de l’Electronique de puissance orientée recherche académique du 28 au 30 septembre dernier.

 

Les deux filières ont en effet décidé conjointement de pousser une initiative forte pour un leadership Français sur l’électronique de puissance. Le lancement de ce programme début juillet 2020 a été un réel succès avec la présentation de 4 projets industriels portés par les têtes de filière, 23 projets « Bottom up » qui rentrent maintenant dans un processus d’accompagnement dédié et plus de 1000 participants cumulés sur l’ensemble des webinaires.

 

L’écosystème français de la recherche a un rôle essentiel notamment dans l’établissement d’un bien commun, que ce soit dans l’établissement de nouveaux standards ou le développement de nouveaux outils de validation, etc.
Faisant suite à cette semaine d’échanges, une cartographie complète des activités et thématiques de recherche sera ainsi disponible. Une analyse par un comité d’experts représentant les deux filières permettra d’identifier d’une part des synergies et collaborations qui pourraient être initiées sur des thèmes déjà abordés, et d’autre part les thèmes sur lesquels des travaux seraient nécessaires, et pour lesquels des projets seraient proposés pour évaluation et support.

 

VEDECOM a assuré, par l’entremise de Gilles Le Calvez, Directeur Développement Homologation Mobilité Autonome de VEDECOM, la direction adjointe du programme d’Electronique de Puissance, en particulier le pilotage de la partie précompétitive liée à l’écosystème de la recherche française en électronique de puissance. Il a également assuré l’animation et la présentation des objectifs de cette semaine précompétitive, en lien avec Rémi Bastien, Président de Mov’eo et Directeur de ce programme.

 

Voici ci-dessous les liens vers la présentation globale de l’événement et le webinaire animé par VEDECOM (liens actifs jusqu’à fin Novembre) :

Présentation globale :
Le replay
Présentations

Webinaire :
Replay
Présentations

Pour la rentrée 2020, VEDECOM lance Mobtips, la première cartographie digitale sur les nouvelles mobilités

Avec l’arrivée de nouveaux services et usages de mobilité électrique, hybride, autonome et partagée, l’écosystème des transports et de l’automobile connait des mutations sans précédent, à la fois sociales, économiques et technologiques. Une filière « mobilité » se dessine, plus complexe et multiforme.

La nécessité se fait sentir de disposer d’un langage partagé et compris par tous les acteurs des mobilités : du concepteur à l’usager. Pour clarifier les enjeux liés aux nouvelles mobilités, VEDECOM, Institut pour la Transition Énergétique (ITE), lance Mobtips, le premier référentiel dédié aux mots de la mobilité.

Mobtips a pour mission de partager un vocabulaire commun et de rendre compréhensible à un large public, de manière ludique, les mutations et les nouveaux concepts de mobilité.

Pour visiter le site Mobtips de VEDECOM : https://mobtips.fr/

Cette initiative a reçu le soutien financier du Programme d’Investissements d’Avenir de l’État et de la Plateforme de la Filière Automobile (PFA).

→ Plus de détails dans le communiqué de presse

 

 

Entre piétons & véhicules autonomes, VEDECOM enquête !

L’évolution du véhicule autonome passera nécessairement par la communication, l’échange d’informations et l’amélioration de ses capacités de perception à l’environnement. Il parait ainsi essentiel que les véhicules autonomes et les piétons cohabitent et interagissent entre eux en toute sécurité.

Cependant, aujourd’hui de nombreuses questions subsistent notamment une : quel sera le comportement d’un piéton face au véhicule autonome ?

C’est dans ce cadre que les chercheurs de l’institut VEDECOM lancent un questionnaire en ligne portant sur le véhicule autonome et la communication avec les autres usagers de la route.

Ce questionnaire dure une trentaine de minutes environ, nous comptons sur vous !

Toutes vos réponses sont essentielles pour poursuivre notre travail de recherche.


Pour répondre à notre questionnaire :

Participer à l’enquête

Merci à tous pour votre participation et la diffusion de cette enquête autour de vous !

Avec le projet 5GMed, VEDECOM aux manettes pour coordonner des tests sur véhicules automatisés basés sur l’IA

L’objectif du projet 5GMED est de fournir un modèle de déploiement 5G durable pour la future mobilité sur rail et autoroute, sur le corridor méditerranéen entre la France et l’Espagne. Il sera lancé en septembre 2020 et déployé jusqu’en novembre 2023.

Les services testés reposent sur une vaste gamme de technologies en plus de la 5G, comme le cloud/edge computing et l’Intelligence Artificielle (IA), pour offrir des services avancés de connectivité selon des modalités évolutives et reproductibles sur les itinéraires de transports.

Hybridation intelligente des canaux de communication et fusion de données

Afin d’accélérer le déploiement de la 5G pour les véhicules autonomes, il est nécessaire de garantir le roaming et la continuité de service, notamment en zone transfrontalière. Pour cela, VEDECOM coordonnera des activités de tests en région parisienne, intégrant le cas d’usage « conduite automatisée à distance » ; VEDECOM validera ensuite ces tests à grande échelle sur le corridor France-Espagne. Ces tests concernent à la fois l’infrastructure routière et l’architecture système des véhicules.

VEDECOM mettra en particulier au point des stratégies basées sur l’intelligence artificielle pour hybrider les canaux de communication 5G, ITS G5 et LTE-V2X. Ses équipes développeront des briques logicielles permettant la fusion de données des différents capteurs installés dans le véhicule ou au bord de la route, l’hybridation intelligente des différents canaux de communications ainsi que des communications à faible latence, en intégrant des unités de bord de route (UBR) et des fonctionnalités MEC (Mobile Edge Computing).

Le budget alloué à VEDECOM dans le cadre de ce projet s’élève à 756,6 K€.

21 partenaires européens

5GMed réunit les principales institutions et entreprises concernées afin de proposer ces services avancés sur le tronçon Figueras – Perpignan du corridor méditerranéen. Le consortium, piloté par Cellnex Telecom, regroupe 21 membres de 7 pays européens. Le projet bénéficie également du soutien des administrations des deux pays, notamment le gouvernement catalan et la région Occitanie.

5GMed a été signé par les partenaires le 16 juin 2020. Il est est financé au titre du programme Horizon2020 de la Commission européenne ; Grant Agreement No.951947.

→ Plus de détails dans le communiqué de presse

Enquête COVID-19 et mobilité : des bouleversements et des craintes qui nécessitent de nouveaux paradigmes

VEDECOM dévoile les résultats de son enquête d’opinion intitulée « Le COVID-19 et la mobilité » menée par son équipe de recherche dédiée au nouvelles solutions de mobilité. Cette enquête inédite a été réalisée auprès d’un panel de plus de 800 volontaires usagers en mobilité dont 300 experts. Elle porte sur la période de confinement et les deux premières périodes de déconfinement progressif (du 6 mai au 21 juin 2020).

Objectif :
– comprendre et appréhender les effets de la crise sur la mobilité pratiquée au quotidien
– proposer des solutions pouvant être mises en place rapidement ou à plus long terme.

L’analyse des experts appréhende la crise comme un levier d’innovation pour les mobilités et anticipe une concentration des acteurs du marché du covoiturage et de l’autopartage.

4 grandes tendances se dégagent :

  • désaffection des transports en commun et repli sur la mobilité individuelle
  • développement du télétravail, apparition de nouveaux rythmes de vie et de services
  • développement de la mobilité en location et concentration des acteurs de mobilité avec une offre plus diversifiée
  • développement progressif de la mobilité autonome pour répondre à des besoins spécifiques

75% des experts estiment que le marché de la mobilité en location va se développer.

62% pensent que la crise va relancer le marché de la voiture individuelle, ce qui n’est pas forcément antinomique.

Côté usagers, on note que 25% n’ont jamais exercé leur droit de sortie d’une heure quotidienne pendant la période de confinement, ce qui encourage une réflexion sur le développement des services à domicile.

Le traumatisme de la crise sanitaire a provoqué une réelle défiance à l’égard des transports collectifs. Les usagers sont désormais mûrs pour accepter un changement dans leurs habitudes de mobilité :

60% des personnes interrogées accepteraient que l’on impose des contraintes horaires pour les déplacements domicile-activité afin de limiter la densité des flux.

61% comprendraient une relative évolution du coût des transports pour garantir plus de distanciation et d’hygiène.

En temps de confinement, la réduction voire la suppression du temps de transport pour certains, complétée par la redécouverte par les citadins d’un environnement où la nature reprenait le dessus, augurent de nouvelles formes de travail qui feront la part belle au télétravail et aux services à domicile : 30% des salariés en télétravail pendant le confinement se sentent capables de continuer à exercer sous cette forme à 100 % après le déconfinement.

Reste à optimiser les flux et les nouvelles solutions de mobilité d’un point de vue économique, sécuritaire et environnemental. Dans ce nouveau paysage, les services de mobilité autonome auront toute leur place.

→ Plus de détails dans le communiqué de presse