Pour faire avancer le véhicule électrique, les deux filières Automobile et Électronique ont organisé une nouvelle Semaine de l’Electronique de puissance orientée recherche académique du 28 au 30 septembre dernier.
Les deux filières ont en effet décidé conjointement de pousser une initiative forte pour un leadership Français sur l’électronique de puissance. Le lancement de ce programme début juillet 2020 a été un réel succès avec la présentation de 4 projets industriels portés par les têtes de filière, 23 projets « Bottom up » qui rentrent maintenant dans un processus d’accompagnement dédié et plus de 1000 participants cumulés sur l’ensemble des webinaires.
L’écosystème français de la recherche a un rôle essentiel notamment dans l’établissement d’un bien commun, que ce soit dans l’établissement de nouveaux standards ou le développement de nouveaux outils de validation, etc.
Faisant suite à cette semaine d’échanges, une cartographie complète des activités et thématiques de recherche sera ainsi disponible. Une analyse par un comité d’experts représentant les deux filières permettra d’identifier d’une part des synergies et collaborations qui pourraient être initiées sur des thèmes déjà abordés, et d’autre part les thèmes sur lesquels des travaux seraient nécessaires, et pour lesquels des projets seraient proposés pour évaluation et support.
VEDECOM a assuré, par l’entremise de Gilles Le Calvez, Directeur Développement Homologation Mobilité Autonome de VEDECOM, la direction adjointe du programme d’Electronique de Puissance, en particulier le pilotage de la partie précompétitive liée à l’écosystème de la recherche française en électronique de puissance. Il a également assuré l’animation et la présentation des objectifs de cette semaine précompétitive, en lien avec Rémi Bastien, Président de Mov’eo et Directeur de ce programme.
Voici ci-dessous les liens vers la présentation globale de l’événement et le webinaire animé par VEDECOM (liens actifs jusqu’à fin Novembre) :
Présentation globale :
Le replay
Présentations
Webinaire :
Replay
Présentations
L’évolution du véhicule autonome passera nécessairement par la communication, l’échange d’informations et l’amélioration de ses capacités de perception à l’environnement. Il parait ainsi essentiel que les véhicules autonomes et les piétons cohabitent et interagissent entre eux en toute sécurité.
Cependant, aujourd’hui de nombreuses questions subsistent notamment une : quel sera le comportement d’un piéton face au véhicule autonome ?
C’est dans ce cadre que les chercheurs de l’institut VEDECOM lancent un questionnaire en ligne portant sur le véhicule autonome et la communication avec les autres usagers de la route.
Ce questionnaire dure une trentaine de minutes environ, nous comptons sur vous !
Toutes vos réponses sont essentielles pour poursuivre notre travail de recherche.
Pour répondre à notre questionnaire :
Participer à l’enquête
Merci à tous pour votre participation et la diffusion de cette enquête autour de vous !
L’objectif du projet 5GMED est de fournir un modèle de déploiement 5G durable pour la future mobilité sur rail et autoroute, sur le corridor méditerranéen entre la France et l’Espagne. Il sera lancé en septembre 2020 et déployé jusqu’en novembre 2023.
Les services testés reposent sur une vaste gamme de technologies en plus de la 5G, comme le cloud/edge computing et l’Intelligence Artificielle (IA), pour offrir des services avancés de connectivité selon des modalités évolutives et reproductibles sur les itinéraires de transports.
Hybridation intelligente des canaux de communication et fusion de données
Afin d’accélérer le déploiement de la 5G pour les véhicules autonomes, il est nécessaire de garantir le roaming et la continuité de service, notamment en zone transfrontalière. Pour cela, VEDECOM coordonnera des activités de tests en région parisienne, intégrant le cas d’usage « conduite automatisée à distance » ; VEDECOM validera ensuite ces tests à grande échelle sur le corridor France-Espagne. Ces tests concernent à la fois l’infrastructure routière et l’architecture système des véhicules.
VEDECOM mettra en particulier au point des stratégies basées sur l’intelligence artificielle pour hybrider les canaux de communication 5G, ITS G5 et LTE-V2X. Ses équipes développeront des briques logicielles permettant la fusion de données des différents capteurs installés dans le véhicule ou au bord de la route, l’hybridation intelligente des différents canaux de communications ainsi que des communications à faible latence, en intégrant des unités de bord de route (UBR) et des fonctionnalités MEC (Mobile Edge Computing).
Le budget alloué à VEDECOM dans le cadre de ce projet s’élève à 756,6 K€.
21 partenaires européens
5GMed réunit les principales institutions et entreprises concernées afin de proposer ces services avancés sur le tronçon Figueras – Perpignan du corridor méditerranéen. Le consortium, piloté par Cellnex Telecom, regroupe 21 membres de 7 pays européens. Le projet bénéficie également du soutien des administrations des deux pays, notamment le gouvernement catalan et la région Occitanie.
5GMed a été signé par les partenaires le 16 juin 2020. Il est est financé au titre du programme Horizon2020 de la Commission européenne ; Grant Agreement No.951947.

→ Plus de détails dans le communiqué de presse
VEDECOM dévoile les résultats de son enquête d’opinion intitulée « Le COVID-19 et la mobilité » menée par son équipe de recherche dédiée au nouvelles solutions de mobilité. Cette enquête inédite a été réalisée auprès d’un panel de plus de 800 volontaires usagers en mobilité dont 300 experts. Elle porte sur la période de confinement et les deux premières périodes de déconfinement progressif (du 6 mai au 21 juin 2020).
Objectif :
– comprendre et appréhender les effets de la crise sur la mobilité pratiquée au quotidien
– proposer des solutions pouvant être mises en place rapidement ou à plus long terme.
L’analyse des experts appréhende la crise comme un levier d’innovation pour les mobilités et anticipe une concentration des acteurs du marché du covoiturage et de l’autopartage.
4 grandes tendances se dégagent :
- désaffection des transports en commun et repli sur la mobilité individuelle
- développement du télétravail, apparition de nouveaux rythmes de vie et de services
- développement de la mobilité en location et concentration des acteurs de mobilité avec une offre plus diversifiée
- développement progressif de la mobilité autonome pour répondre à des besoins spécifiques
75% des experts estiment que le marché de la mobilité en location va se développer.
62% pensent que la crise va relancer le marché de la voiture individuelle, ce qui n’est pas forcément antinomique.
Côté usagers, on note que 25% n’ont jamais exercé leur droit de sortie d’une heure quotidienne pendant la période de confinement, ce qui encourage une réflexion sur le développement des services à domicile.
Le traumatisme de la crise sanitaire a provoqué une réelle défiance à l’égard des transports collectifs. Les usagers sont désormais mûrs pour accepter un changement dans leurs habitudes de mobilité :
60% des personnes interrogées accepteraient que l’on impose des contraintes horaires pour les déplacements domicile-activité afin de limiter la densité des flux.
61% comprendraient une relative évolution du coût des transports pour garantir plus de distanciation et d’hygiène.
En temps de confinement, la réduction voire la suppression du temps de transport pour certains, complétée par la redécouverte par les citadins d’un environnement où la nature reprenait le dessus, augurent de nouvelles formes de travail qui feront la part belle au télétravail et aux services à domicile : 30% des salariés en télétravail pendant le confinement se sentent capables de continuer à exercer sous cette forme à 100 % après le déconfinement.
Reste à optimiser les flux et les nouvelles solutions de mobilité d’un point de vue économique, sécuritaire et environnemental. Dans ce nouveau paysage, les services de mobilité autonome auront toute leur place.
→ Plus de détails dans le communiqué de presse

Les principaux acteurs de la mobilité électrique s’associent pour définir et coordonner le déploiement d’une infrastructure de recharge pour véhicules électriques de nouvelle génération. Elle sera composée de bornes et de systèmes informatiques intégrant la norme ISO 15118. A la clé, une simplification de l’expérience utilisateur, une meilleure gestion de l’énergie et une meilleure garantie d’interopérabilité et de sécurité des systèmes, renforçant la confiance des utilisateurs dans la recharge. Tous les acteurs de la filière seront impliqués : fabricants de véhicules et de bornes, opérateurs d’infrastructure de recharge, fournisseurs de services de mobilité, fournisseurs et distributeurs d’électricité. Le Comité d’initiative à l’origine de cette démarche permettra aux acteurs français de renforcer leur capacité de R&D et d’innovation et de porter la voix de la France sur le plan européen.
Un consortium autour de la recharge nouvelle génération en France
Par un protocole d’accord signé le 7 juin, l’Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules (AFIREV), l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (AVERE), la Plateforme Automobile (PFA) et l’Institut de Transition Energétique VEDECOM se sont réunis au sein d’un Comité d’initiative pour la recharge de nouvelle génération, destiné à mobiliser tout l’écosystème français. Ce consortium devra aussi porter les choix technologiques autour de la norme ISO 15118 au niveau européen, notamment concernant la cybersécurité (PKI).
« La filière automobile soutient toutes les mesures spécifiques pour déclencher un véritable mouvement d’accélération du déploiement de l’infrastructure de recharge en France, offrir une solution de charge à chaque utilisateur et donner confiance aux futurs acheteurs de véhicules électriques, indique Jean-Luc Brossard, Directeur R&D de la PFA. Ces mesures doivent porter en priorité sur les solutions de charge en voirie, en habitat collectif et sur les grands axes routiers du réseau national.
Dans le cadre du plan de relance automobile annoncé le 26 mai dernier, la volonté d’accompagner l’ambition d’un million de véhicules électriques ou hybrides rechargeables roulant à l’horizon 2022 se traduit par un premier objectif de 100 000 points de charges publics à fin 2021. L’infrastructure de recharge future se devra d’être homogène, interopérable, intelligente, capable de simplifier l’expérience utilisateur et rendre des services à forte valeur ajoutée. »
Ce Comité a comme mission de mettre en oeuvre des actions collaboratives en deux temps : tout d’abord définir l’architecture de cybersécurité (PKI) adaptée à la nouvelle norme, puis accompagner le déploiement du Plug and Charge (PnC) et de la recharge intelligente, dite « Smart Charging ».
Gilles Bernard, Président de l’AFIREV, précise : « Il est aujourd’hui vital de nous coordonner pour passer à cette nouvelle étape du déploiement des infrastructures de recharge et porter une voix commune en Europe. Un premier groupe d’une quinzaine d’acteurs sera mobilisé dès 2020 et renforcé en 2021-22 avec l’ensemble des acteurs de la filière ».
Le Comité a mandaté VEDECOM, en qualité d’institut de recherche déjà très impliqué dans les travaux sur la recharge du futur, d’un point technologique et économique, pour coordonner et mettre en oeuvre ces actions.

De gauche à droite premier rang : Claude Renard (Coordinateur du déploiement des bornes pour les véhicules électriques, DGEC, Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire), Gilles Bernard (Président AFIREV), Tony Jaux (Président du Conseil d’Administration VEDECOM), Joseph Beretta (Président AVERE), Jean-Luc Brossard (Directeur R&D PFA) ;
Deuxième rang : Mourad Tiguercha (Consultant Concentus pour VEDECOM), Joe Matta (Chef de projet Mobilité électrique nouvelle génération VEDECOM), Nicolas Leclère (Groupe PSA, Pilote du groupe CSTA 2 pour la PFA), Prof. Féthi Ben Ouezdou (Directeur Scientifique VEDECOM), Roch El Khoury (Directeur du Domaine Electrification VEDECOM).
Déployer une infrastructure de recharge intelligente et interopérable
Pour la France, l’ambition du Comité est de créer les conditions du déploiement de nouveaux services énergétiques, en faisant en sorte que toute nouvelle borne à courant alternatif (AC) et à courant continu (DC) installée en France puisse être compatible ISO 15118 de manière interopérable et que les opérateurs d’infrastructure de recharge et de services de mobilité électrique – Charge Point Operator (CPO) et Electric Mobility Service Providers (eMSP) – puissent fournir des services Plug and Charge (PnC) et Smart Charging.
Pour y parvenir, ce projet précisera les modalités techniques à respecter pour le déploiement du PnC et du Smart Charging en se basant sur les standards internationaux.
Selon Joseph Beretta, Président de l’AVERE, « l’écosystème de la mobilité électrique arrive aujourd’hui à une étape importante de son développement. Pour atteindre la maturité, ce marché doit pouvoir déployer de nouveaux services de recharge qui améliorent et simplifient l’expérience utilisateur tout en renforçant l’intégration de la mobilité électrique dans le système électrique.
Ces évolutions majeures nécessitent le déploiement de politiques publiques cohérentes intégrant des programmes d’accompagnement. »
Outre le fait d’enrichir considérablement la communication entre un véhicule électrique et une infrastructure de recharge, la norme ISO 15118 permet en effet d’apporter de nouveaux services aux conducteurs :
– le Plug and Charge (PnC) pour identifier automatiquement le contrat de services de l’utilisateur par simple branchement du câble de recharge entre le véhicule et la borne, avec un haut niveau de sécurité informatique et une expérience utilisateur simplifiée ;
– la gestion intelligente de la recharge (Smart Charging) qui permet de programmer un planning de recharge, négocié entre la borne et le véhicule et optimisé selon leurs contraintes techniques, les besoins et exigences du conducteur, les contraintes tarifaires et les contraintes électriques des réseaux ;
Un nouveau protocole, simple, innovant et sécurisé, porteur d’innovations futures
Aujourd’hui, il faut généralement un badge pour se recharger. Demain, quel que soit le véhicule, l’opérateur d’infrastructure de recharge ou le fournisseur d’électricité, la recharge intelligente se passera de ce badge pour s’opérer de façon rapide, fluide et sécurisée.
Pour Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, « nous sommes prêts : le processus de communication borne-véhicule selon la norme ISO 15118 fonctionne et fait consensus auprès de la plupart de
nos partenaires européens. La nouvelle génération d’infrastructure de recharge porte des enjeux importants d’authentification, de sécurité, de confiance, mais aussi de déploiement et d’interopérabilité. Nous allons
adresser ces enjeux de façon incrémentale, en nous appuyant sur le réseau existant. Reste à définir et promouvoir ensemble la meilleure architecture PKI. Sur cette nouvelle base et dans un second temps, nous pourrons apporter de l’innovation disruptive », ajoute-t-il.
En effet, le second objectif du Comité d’initiative pour la recharge nouvelle génération est de faciliter le déploiement futur de cas d’usage émergeants, notamment :
– la bidirectionnalité de la recharge qui permet de négocier et d’optimiser, via l’infrastructure de recharge, la réinjection d’électricité stockée dans la batterie du véhicule à la maison (vehicle-to-home), au bâtiment (vehicle-to-building) ou au réseau (vehicle-to-grid) ;
– la recharge sans manipulation de câble (recharge inductive ou automatisée).
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