1ère édition du baromètre VEDECOM & MACIF : les Français sont-ils prêts à accepter le véhicule autonome dans leur vie quotidienne ?

Comment les Français envisagent-ils le véhicule autonome dans leur quotidien à l’avenir ? Pour quels usages ?  Quel degré de confiance lui accordent-ils ?

 

Les résultats de la 1ère édition du baromètre VEDECOM & MACIF sur l’acceptabilité du véhicule autonome par les français en 2020, présentés ce matin au salon AUTONOMY DIGITAL 2020, révèlent que 70% des Français expriment une attitude positive vis-à-vis de ce mode de déplacement – 1 Français sur 2 estime que le véhicule autonome est fiable – alors qu’ils sont 88% à n’en avoir jamais vu. L’étude montre que plus les français connaissent le véhicule autonome, plus ils envisagent de l’utiliser régulièrement comme mode de déplacement.

 

Convaincue que le véhicule autonome « partagé » pourrait être une solution pour favoriser une mobilité inclusive, notamment dans les territoires ruraux et périurbains, la MACIF a créé une communauté d’intérêt dédiée au véhicule autonome au sein du Movin’On Lab. Aujourd’hui composée de 11 entreprises, l’objectif de ce laboratoire d’innovation ouverte est de déployer des solutions de véhicule autonome qui favorisent l’émergence d’une mobilité inclusive et durable.

 

« Si demain, le véhicule autonome permet de redonner de la mobilité à ceux qui en sont privés, de partager un bien, de moins peser sur l’environnement et de remettre de la vie et de l’activité dans les centres villes,
alors ce sera une réelle avancée positive pour la société. »
Yann ARNAUD, Directeur Réponses Besoins Sociétaires et Innovation du Groupe MACIF

Baromètre VEDECOM & MACIF 2020 : comment les Français envisagent-ils le véhicule autonome dans leur quotidien demain ? 

La question de la confiance et de la sécurité est au centre des préoccupations.

Or contre toute attente, près de 6 Français sur 10 (58 %) déclarent se sentir en sécurité dans un véhicule autonome et plus de 5 sur 10 (52 %) estiment que le véhicule autonome est fiable.

Les résultats de l’étude démontrent par ailleurs un fait marquant : plus les sondés connaissent le véhicule autonome, l’ont déjà vu mais surtout déjà testé, plus ils envisagent de l’utiliser régulièrement à l’avenir.

 

Le sentiment de confiance et de sécurité vis-à-vis du véhicule autonome reste prépondérant

Plus de 58 % des Français déclarent se sentir en sécurité à l’intérieur d’un véhicule autonome.
Plus de 52 % des répondants estiment que le véhicule autonome est fiable.

Si les sondés sont plus réservés sur la question de la confiance, la moitié des Français déclare tout de même faire confiance au véhicule autonome (1 répondant sur 2). Chez les jeunes, seulement 27 % des 18/24 ans font confiance au véhicule personnel de niveau 3 (conduite autonome limitée) alors qu’ils sont 58 % à faire confiance au véhicule personnel de niveau 4 (autonomie quasiment complète).

Les Français qui envisagent le plus d’utiliser le véhicule autonome sont ceux qui l’ont déjà testé

Près de 88% des répondants déclarent n’avoir jamais vu un véhicule autonome, plus de 97% n’avoir jamais eu l’occasion d’en utiliser un. Néanmoins, plus de 4 répondants sur 10 (42 %) affirment avoir l’intention d’essayer un véhicule autonome dans les années à venir ; ils sont plus de 5 sur 10 à l’affirmer lorsqu’ils ont déjà vu un véhicule autonome et même plus de 6 sur 10 lorsqu’ils en ont déjà utilisé un. De manière générale plus de 3 Français sur 10 (33 %) projettent d’utiliser régulièrement un véhicule autonome à l’avenir.

Le véhicule autonome doit rimer avec accessibilité et écologie

Le véhicule autonome doit être accessible à tous. 8 % des habitants des zones rurales ont déjà vu un véhicule autonome (contre près de 16 % des habitants des zones urbaines) et 1 % en ont utilisé un (contre près de 5 % pour les zones urbaines).

De même, 10 % des 60/70 ans ont vu un véhicule autonome, contre 12 % des individus d’âge moyen et 18 % des 18/24 ans. Enfin, à peine 7 % des chômeurs ont déjà vu un véhicule autonome, contre plus de 17 % des cadres, et aucun d’entre eux n’en a utilisé un, alors qu’ils sont plus de 5 % parmi les cadres.

Le véhicule autonome doit moins peser sur l’environnement. Spontanément, le véhicule autonome est souvent associé à l’écologie et aux énergies vertes dans un versant très positif. Le véhicule autonome est perçu comme plus écologique par près de 60 % des répondants et plus de 70 % d’entre eux pensent que le véhicule autonome sera déployé seulement s’il respecte les normes écologiques.

 

Adopter le véhicule autonome : la nécessité de le connaître et de l’expérimenter

En conclusion, si l’attitude des Français envers le véhicule autonome est positive, seuls 40 % d’entre eux se sentent concernés par le déploiement de ce mode de transport. Néanmoins, ce chiffre passe à 55 % lorsque les répondants ont déjà vu un véhicule autonome et à 61 % lorsqu’ils en ont déjà utilisé un. Les résultats de l’étude montrent clairement que plus les répondants connaissent le véhicule autonome et plus ils sont confiants et se sentent en sécurité.

Le baromètre souligne la nécessité de renforcer l’image de sécurité des véhicules autonomes par la formation et l’expérimentation, en particulier auprès des jeunes et des étudiants. L’objectif premier des véhicules automatisés et connectés reste celui d’apporter plus de sécurité : on le constate déjà avec le changement de comportement des conducteurs de véhicules automatisés de niveau 2 équipés d’aides à la conduite.

Autre invitation : mettre en œuvre plus de démonstrations de services automatisés ou autonomes de transport collectif dans les zones peu denses, afin de réduire l’autosolisme et de renforcer le maillage de mobilité… pour améliorer par exemple l’accès à l’emploi.

COVID-19 Le véhicule autonome jugé légitime pour le transport des marchandises et des malades

En moyenne 6 Français sur 10 jugent de manière positive l’utilisation du véhicule autonome pour les livraisons de marchandises (63 %) ou le transport de personnes malades (58 %) pendant la crise sanitaire.

Méthodologie du Baromètre d’Acceptabilité VEDECOM & MACIF 

Pour éclairer les travaux de la communauté d’intérêt, la MACIF a souhaité réaliser le premier baromètre d’acceptation du véhicule autonome avec VEDECOM. L’Institut de Transition Energétique a acquis depuis 2015, à travers ses travaux de R&D et ses avant-premières sur routes ouvertes, une expertise à 360° sur le véhicule autonome, tant sur les technologies que sur les usages.

« VEDECOM se félicite d’avoir été choisi par la MACIF pour construire ce premier baromètre français du véhicule autonome. Il permet de prendre conscience d’une nouvelle réalité dans le paysage des mobilités »
Philippe Watteau, Directeur Général de l’Institut VEDECOM

Baromètre d’acceptabilité du Véhicule Autonome (VA) réalisé auprès d’un panel représentatif de la population française (genre, âge, répartition géographique) constitué de 4 014 personnes. Le questionnaire a été administré du 7 au 27 juillet 2020. Les questions posées permettaient de récolter des données sur :

  • la perception spontanée du VA
  • le rapport au VA après une définition générale « Un véhicule autonome est capable de se déplacer sans l’intervention d’un conducteur. Un véhicule autonome permet de ne poser ni ses mains sur le volant, ni ses pieds sur les pédales »
  • le type de VA préféré à choisir parmi 4: Véhicule Personnel (VP) de niveau 3 (conduite autonome limitée), VP de niveau 4 (autonomie quasi complète), Robot taxi de niveau 5 (autonomie complète), Bus / navette autonome de niveau 5
  • l’évaluation de l’acceptabilité des 4 véhicules incluant notamment la perception du VA en termes de sécurité, confiance, protection des données personnelles et attitudes (i.e. jugements sur la désirabilité d’un objet ou d’un comportement et/ou de ses conséquences, une attitude positive vis-à-vis du VA revient à le juger désirable alors qu’une attitude négative revient à le juger indésirable)
  • des thèmes en lien avec les enjeux actuels: écologie, Covid-19, mobilité dans les zones rurales, emploi…
  • les caractéristiques socio-démographiques des répondants et leur degré de technophilie (i.e., un technophile est une personne qui apprécie et/ou encourage les nouvelles technologies).

Le baromètre a été créé sur la base de 3 années d’études préliminaires réalisées par les chercheurs de VEDECOM à partir de 900 interviews et 100 études scientifiques ou enquêtes d’opinion.

La MACIF pilote de la communauté d’intérêt Véhicule Autonome 

La MACIF est le 1er assureur automobile et 2 roues en nombre de contrats en France, présent dans 20% des foyers.
La mobilité est étroitement liée aux problématiques d’emploi, de solidarité, d’accompagnement des personnes les plus fragiles et de désenclavement des territoires. Forte de son positionnement d’assureur de toutes les mobilités et de ses valeurs mutualistes, la MACIF participe activement à l’émergence du véhicule autonome.

La MACIF pilote les travaux d’une communauté d’intérêt, hébergée au sein du Movin’On Lab, qui regroupe 11 entreprises majeures désireuses d’œuvrer à ce que le véhicule autonome contribue à l’émergence d’une mobilité plus inclusive et durable : BNP Paribas Cardif, Deloitte, Faurecia, Kantar, Macif, Maif, Michelin, Microsoft, Orange et Vinci. La MACIF partage avec VEDECOM le fait qu’une approche en écosystème sera en mesure de répondre aux enjeux sociétaux relatifs à la sécurité routière et à la mobilité du futur.

« Mobilité pour tous, autonomie pour tous » : l’axe qui rythme les travaux de la communauté d’intérêt sur le véhicule autonome partagé

La communauté d’intérêt se concentre sur un modèle de véhicule autonome collectif : la navette à usage collectif, qui permettra de désenclaver les territoires et de faciliter la mobilité des populations, aidant ainsi à un meilleur accès à l’emploi. Les principaux objectifs sont de :

  • Sortir d’un prisme tout technologique pour appréhender cet objet dans toute sa complexité ;
  • Évaluer l’apport de cette solution à la mobilité dans les territoires ruraux et périurbains pour offrir des réponses concrètes et utiles aux besoins des individus, des collectivités locales et des entreprises ;
  • Peser pour que le véhicule autonome concoure à l’émergence d’une mobilité plus durable et inclusive ;
  • Promouvoir l’acceptation et la confiance dans le véhicule autonome, par le grand public, dans son environnement quotidien.

 

Plus d’informations : 

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Découvrez l’infographie du Baromètre d’Acceptabilité VEDECOM & MACIF 

Voir les résultats généraux du baromètre

 

La 2ème édition est parue le 15 janvier 2022 !

Lancement de 5GMED : 21 acteurs européens réunis pour tester et déployer la 5G sur route et rail entre la France et l’Espagne

L’objectif du projet 5GMED, porté par la Commission Européenne dans le cadre du programme H2020, est de fournir un modèle de déploiement 5G durable pour la future mobilité sur le corridor méditerranéen entre la France et l’Espagne.

Les services testés reposent sur une vaste gamme de technologies en plus de la 5G, comme le cloud/edge computing et l’Intelligence Artificielle (IA), pour offrir des services avancés de connectivité selon des modalités évolutives et reproductibles sur les itinéraires de transports.

5GMed développera des scénarii d’application 5G transfrontaliers à la fois dans les services avancés de mobilité coopérative connectée et automatisée (CCAM) et dans le futur système de communication mobile ferroviaire (FRMCS), à travers 4 projets pilotes sur la ligne ferroviaire et l’autoroute entre Figueras et Perpignan.

Le projet 5GMED est assorti d’une enveloppe globale de 16 millions d’euros, financés par la Commission européenne à hauteur de 75 %. Le projet sera lancé en septembre 2020 pour une réalisation à l’horizon novembre 2023.

Quatre usages pour une infrastructure

L’infrastructure permettra quatre cas d’usages : la conduite automatisée à distance, la gestion avancée du trafic, la continuité des services commerciaux ferroviaires lors du passage de la frontière, et enfin, l’info-divertissement avec la réalité augmentée pour les véhicules autonomes et le rail.

Les cas usages seront tout d’abord testés sur trois sites d’essais à petite échelle, qui permettront de reproduire les conditions réelles. L’intégration et la validation définitives seront réalisées sur le tronçon transfrontalier entre Figueras et Perpignan. Il s’agit d’un tronçon stratégique du Réseau transeuropéen de transport, car il accueille 55 % du trafic routier entre la péninsule ibérique et le reste de l’Europe, et 65 % du trafic ferroviaire.

Améliorations du réseau transeuropéen de transport

L’amélioration des trajets du Réseau transeuropéen de transport à l’aide de la 5G est l’un des points clés du programme de déploiement stratégique de la 5G pour une mobilité connectée, coopérative et automatisée (5G Strategic Deployment Agenda for Connected, Cooperative and Automated Mobility – CCAM), porté par les ambitieux projets de connectivité figurant dans le Plan d’action pour la 5G en Europe (5G Action Plan for Europe) et qui recevra de nouveaux investissements au-delà de 2020 dans le cadre du programme Connected Europe Facility.

VEDECOM expert dans l’interconnexion de l’IA dans les réseaux de communication

Afin d’accélérer le déploiement de la 5G pour les véhicules autonomes, il est nécessaire de garantir le roaming et la continuité de service, notamment en zone transfrontalière. Pour cela, VEDECOM coordonnera des activités de tests en région parisienne, intégrant le cas d’usage « conduite automatisée à distance » ; VEDECOM validera ensuite ces tests à grande échelle sur le corridor France-Espagne. Ces tests concernent à la fois l’infrastructure routière et l’architecture système des véhicules.

VEDECOM mettra en particulier au point des stratégies basées sur l’intelligence artificielle pour hybrider les canaux de communication 5G, ITS G5 et LTE-V2X. Ses équipes développeront des briques logicielles permettant la fusion de données des différents capteurs installés dans le véhicule ou au bord de la route, l’hybridation intelligente des différents canaux de communications ainsi que des communications à faible latence, en intégrant des unités de bord de route (UBR) et des fonctionnalités MEC (Mobile Edge Computing).

Le budget alloué à VEDECOM dans le cadre de ce projet s’élève à 756,6 K€.

21 partenaires européens réunis autour de la 5G

5GMed réunit les principales institutions et entreprises concernées afin de proposer ces services avancés sur le tronçon Figueras – Perpignan du corridor méditerranéen. Le consortium, piloté par Cellnex Telecom, regroupe 21 membres de 7 pays représentant le secteur des télécommunications (Vodafone, Hispasat, Retevisión et Cellnex France), le secteur des transports et de la mobilité (Abertis Autopistas, SNCF et Línea Figueres Perpignan S.A., Anadolu Isuzu, Valeo), des fournisseurs de technologie et solutions (Axbryd, Nearby Computing, Atos, Athens Technology Center, COMSA Corporación, Terra3D), des fournisseurs de services de conseil (Eight Bells), des établissements de recherche (CTTC, i2CAT, IRT Saint Exupéry, Vedecom) et d’organisations en faveur de la transformation mobile et digitale (Mobile World Capital Barcelona).

Le projet bénéficie également du soutien des administrations des deux pays, notamment le gouvernement catalan et la région Occitanie.

5GMed a été financé au titre du programme Horizon2020 de la Commission européenne ; Grant Agreement No.951947.

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Pour la rentrée 2020, VEDECOM lance Mobtips, la première cartographie digitale sur les nouvelles mobilités

Avec l’arrivée de nouveaux services et usages de mobilité électrique, hybride, autonome et partagée, l’écosystème des transports et de l’automobile connait des mutations sans précédent, à la fois sociales, économiques et technologiques. Une filière « mobilité » se dessine, plus complexe et multiforme. La nécessité se fait sentir de disposer d’un langage partagé et compris par tous les acteurs des mobilités : du concepteur à l’usager. Pour clarifier les enjeux liés aux nouvelles mobilités, VEDECOM, Institut pour la Transition Énergétique (ITE), lance Mobtips, le premier référentiel dédié aux mots de la mobilité. Mobtips a pour mission de partager un vocabulaire commun et de rendre compréhensible à un large public, de manière ludique, les mutations et les nouveaux concepts de mobilité
Pour visiter le site Mobtips de VEDECOM : https://mobtips.fr/
Cette initiative a reçu le soutien financier du Programme d’Investissements d’Avenir de l’État et de la Plateforme de la Filière Automobile (PFA).

Parler un même langage sur les mobilités

La mutation des systèmes de transports induite par les nouveaux enjeux sociaux et écologiques engendre une grande quantité d’informations et de nouvelles notions sur les mobilités. Fort de son expertise et de son rôle fédérateur dans l’écosystème des mobilités, VEDECOM constate le besoin de clarifier les concepts inhérents aux mobilités pour permettre aux professionnels (ingénieurs, élus, opérateurs, concepteurs, juristes, etc.), mais aussi au grand public (usagers, associations) de partager un même langage. Ce dispositif est également pensé pour une utilisation en milieu scolaire.
Avec Mobtips, le glossaire des mobilités, l’Institut pour la Transition Écologique met à disposition un outil pédagogique, qui reprend l’ensemble des terminologies et projets phares de la mobilité.
« Avec les changements de mobilité des personnes et des biens, il était plus que nécessaire d’établir un référentiel de langage commun entre les différents acteurs de la mobilité, explique Philippe Watteau, Directeur Général de l’institut VEDECOM : les professionnels, mais aussi le grand public, milieu scolaire compris. Avec Mobtips, ils disposent désormais d’un outil pertinent, à la fois pédagogique et ludique. »

Pour une approche ludique des notions complexes de la mobilité

Conçu en étroite collaboration avec les experts de l’Institut et de manière à faciliter la compréhension et l’apprentissage des mobilités, Mobtips est réparti en trois grandes rubriques divisées par thèmes d’actualité tels que les nouveaux métiers, les pratiques de mobilité, la mobilité autonome ou encore la planification du territoire.

 

Chaque thème dévoile une carte interactive, avec des situations concrètes qui illustrent différentes notions de mobilité. Ces situations sont indiquées par des boutons qui font apparaitre une définition précise en cliquant dessus.
L’apprenant peut ensuite tester ses connaissances en répondant à un quiz et télécharger le « Recap’ » des définitions qui ont été abordées.
Mobtips comprend enfin un espace « Progression » pour le suivi des résultats, et une rubrique « Glossaire » offrant un accès direct aux définitions et acronymes.

 

 

 

Pour en savoir plus et mieux appréhender les notions de mobilité, suivez le lien :
https://mobtips.fr

 

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COVID-19 et mobilité : des bouleversements et des craintes qui nécessitent de nouveaux paradigmes

VEDECOM, l’Institut pour la Transition Énergétique, dévoile les résultats de son enquête d’opinion intitulée « Le COVID-19 et la mobilité » réalisée auprès d’un panel d’usagers et d’experts en mobilité pendant la période de confinement et les deux premières périodes de déconfinement progressif (du 6 mai au 21 juin). Objectif : comprendre et appréhender les effets de la crise sur la mobilité pratiquée au quotidien et proposer des solutions pouvant être mises en place rapidement ou à plus long terme.

PARTIE 1 – LE POINT DE VUE DES EXPERTS EN MOBILITÉ

Pour une très large majorité des experts de la mobilité interrogés (constructeurs, équipementiers, assureurs, start-up mobilité, gestionnaires, offreurs de service, etc.) soit 75%, la situation sanitaire du Covid-19 va durablement modifier les habitudes de déplacement de la population.

Dans le détail, ils sont 62 % à penser que cette crise va relancer le marché de la voiture individuelle. En parallèle, ils sont 75 % à estimer que le marché de la mobilité en location, de type deux roues motorisés, vélos ou trottinettes en libre-service, va se développer mais avec une accélération de la réduction des solutions de mobilité partagée présentes sur le marché. En effet, 68 % des experts indiquent qu’il faut s’attendre à une réduction du nombre d’acteurs du covoiturage et de l’autopartage au profit de la voiture individuelle ces prochains mois.

Pour 72 % d’entre eux, le COVID-19 représente un levier d’innovation pour la mobilité en général et 77 % pour les transports en commun.

Pistes de travail :
→ Déterminer et calibrer les solutions et services de mobilité pour permettre à chaque territoire d’adapter son offre aux nouveaux besoins de ses usagers (cf. le méta-observatoire des nouvelles solutions de mobilité).
→ Poursuivre la mutation vers les services de mobilité et l’hybridation des objets mobiles.

PARTIE 2 – LE POINT DE VUE DES USAGERS

Des déplacements fortement impactés par le confinement et difficilement vécus

Durant le confinement, l’attestation de déplacement dérogatoire a d’abord servi aux déplacements brefs pour 75% des personnes interrogées. Les déplacements brefs étaient les plus fréquents et pratiqués pour 28 % de manière quotidienne (soit « une fois par jour ou presque » et « plusieurs fois par jour »). S’en suivent les déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés (au moins une fois pour 25 % des personnes interrogées) et les déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants (au moins une fois pour 24 % des personnes interrogées).

27 % des personnes interrogées déclarent que la manière dont ils se déplacent n’a pas été impactée par la Covid-19 et lorsque c’est le cas, ils sont 52 % à déplorer un impact négatif contre 21 % qui ressentent un effet positif.

Enfin, 25% n’ont jamais exercé leur droit de sortie d’une heure quotidienne pendant la période de confinement.

Piste de travail :
→ Déployer plus de services à domicile ainsi que du transport de proximité à la demande, autonome le cas échéant, pour ceux qui ne peuvent ou ne souhaitent pas se déplacer par leurs propres moyens.

Face à des transports en commun jugés peu rassurants d’un point de vue sanitaire, des répondants prêts à consentir à des contraintes d’organisation et une augmentation des tarifs pour gagner en qualité

Si 85 % des répondants indiquent qu’ils utilisaient au moins ponctuellement les transports en commun et les modes de transport partagé (dont 33 % de manière très fréquente) avant l’épisode de Covid-19, ils ont été 87 % à ne pas y recourir depuis le début du confinement.

Pendant le confinement, ils sont 82 % à avoir eu peu ou pas confiance en leur utilisation, dont quasiment la moitié (45 %) pas du tout. Un tiers des usagers (32 %) déclare qu’il n’aura toujours pas confiance dans le fait de prendre les transports en commun ou des modes de transport partagés un an après la fin de la période de confinement.

Pour des raisons sanitaires, 60 % des personnes interrogées accepteraient que l’on impose des contraintes horaires pour les déplacements domicile-activité afin de limiter le nombre de personnes sur la route ou dans les transports en commun. L’acceptation des contraintes est encore élevée (46 %), lorsqu’il s’agit d’imposer des modes de déplacement (ex. transport en commun, vélo, marche à pied) pour ce même type de trajet.

Enfin, 39 % des personnes interrogées (en télétravail ou sans activité pendant le confinement) ne seraient pas prêtes à payer plus cher leur mobilité si on pouvait leur garantir la distanciation sociale et leur sécurité en général. Parmi les 61 % prêtes à payer plus cher leur mobilité, 22 % accepteraient un surcoût d’au plus 5 %, 19 % un surcoût de 6 à 10%, et 11 % un surcoût de 11 à 20 %. Ce résultat est à imputer pour partie à une surreprésentation des cadres et des résidents d’Ile-de-France dans l’échantillon, où les transports collectifs sont plus utilisés que sur le reste du territoire.

Pistes de travail :
→ Développer les outils d’optimisation des flux et d’assistance personnelle de mobilité (MaaS)
→ Accroître l’acceptabilité et la confiance dans la mobilité collective et partagée
→ Parvenir à un arbitrage sur la part de contribution entre l’État et l’usager

Des répondants attachés à leur liberté de déplacement et de mode de travail

Lorsque l’on interroge les personnes interrogées sur les principaux éléments négatifs vécus personnellement durant la crise sanitaire, le premier item mentionné est le sentiment de liberté contrainte (19 %), suivi par la situation économique du pays (14 %), la difficulté à concilier vie professionnelle et familiale à domicile (10 %) puis l’isolement, la difficulté à se projeter et la réduction des activités physiques (9 % pour les trois derniers items).

Sur les principaux éléments positifs vécus personnellement, les enjeux du transport et des nuisances qui y sont associées trustent les trois marches du podium. Ainsi, 28 % des répondants se disent satisfaits d’une réduction du temps passé dans les déplacements, 13 % d’une réduction de la pollution de l’air autour de chez eux et 11 % d’un environnement plus naturel qu’avant le confinement. Là encore, ce résultat doit être lu au regard de la surreprésentation de l’Ile-de-France dans les régions de résidence, où les nuisances associées au transport sont, globalement, plus ressenties qu’ailleurs.

Durant le confinement, 72% des personnes interrogées ont trouvé le télétravail agréable. Conséquence : 30 % des salariés en télétravail pendant le confinement se sentent capables de continuer à exercer sous cette forme à 100 % après le déconfinement.

Pistes de travail :
→ Accompagner la diminution et l’optimisation des flux domicile-travail
→ Repenser l’organisation du travail en favorisant le télétravail

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La France se met en ordre de marche pour déployer la mobilité électrique nouvelle génération

Les principaux acteurs de la mobilité électrique s’associent pour définir et coordonner le déploiement d’une infrastructure de recharge pour véhicules électriques de nouvelle génération. Elle sera composée de bornes et de systèmes informatiques intégrant la norme ISO 15118. A la clé, une simplification de l’expérience utilisateur, une meilleure gestion de l’énergie et une meilleure garantie d’interopérabilité et de sécurité des systèmes, renforçant la confiance des utilisateurs dans la recharge. Tous les acteurs de la filière seront impliqués : fabricants de véhicules et de bornes, opérateurs d’infrastructure de recharge, fournisseurs de services de mobilité, fournisseurs et distributeurs d’électricité. Le Comité d’initiative à l’origine de cette démarche permettra aux acteurs français de renforcer leur capacité de R&D et d’innovation et de porter la voix de la France sur le plan européen.

Un consortium autour de la recharge nouvelle génération en France

Par un protocole d’accord signé le 7 juin, l’Association Française pour l’Itinérance de la Recharge Électrique des Véhicules (AFIREV), l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (AVERE), la Plateforme Automobile (PFA) et l’Institut de Transition Energétique VEDECOM se sont réunis au sein d’un Comité d’initiative pour la recharge de nouvelle génération, destiné à mobiliser tout l’écosystème français. Ce consortium devra aussi porter les choix technologiques autour de la norme ISO 15118 au niveau européen, notamment concernant la cybersécurité (PKI).

« La filière automobile soutient toutes les mesures spécifiques pour déclencher un véritable mouvement d’accélération du déploiement de l’infrastructure de recharge en France, offrir une solution de charge à chaque utilisateur et donner confiance aux futurs acheteurs de véhicules électriques, indique Jean-Luc Brossard, Directeur R&D de la PFA. Ces mesures doivent porter en priorité sur les solutions de charge en voirie, en habitat collectif et sur les grands axes routiers du réseau national.

Dans le cadre du plan de relance automobile annoncé le 26 mai dernier, la volonté d’accompagner l’ambition d’un million de véhicules électriques ou hybrides rechargeables roulant à l’horizon 2022 se traduit par un premier objectif de 100 000 points de charges publics à fin 2021. L’infrastructure de recharge future se devra d’être homogène, interopérable, intelligente, capable de simplifier l’expérience utilisateur et rendre des services à forte valeur ajoutée. »

Ce Comité a comme mission de mettre en oeuvre des actions collaboratives en deux temps : tout d’abord définir l’architecture de cybersécurité (PKI) adaptée à la nouvelle norme, puis accompagner le déploiement du Plug and Charge (PnC) et de la recharge intelligente, dite « Smart Charging ».

Gilles Bernard, Président de l’AFIREV, précise : « Il est aujourd’hui vital de nous coordonner pour passer à cette nouvelle étape du déploiement des infrastructures de recharge et porter une voix commune en Europe. Un premier groupe d’une quinzaine d’acteurs sera mobilisé dès 2020 et renforcé en 2021-22 avec l’ensemble des acteurs de la filière ».

Le Comité a mandaté VEDECOM, en qualité d’institut de recherche déjà très impliqué dans les travaux sur la recharge du futur, d’un point technologique et économique, pour coordonner et mettre en oeuvre ces actions.

De gauche à droite premier rang : Claude Renard (Coordinateur du déploiement des bornes pour les véhicules électriques, DGEC, Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire), Gilles Bernard (Président AFIREV), Tony Jaux (Président du Conseil d’Administration VEDECOM), Joseph Beretta (Président AVERE), Jean-Luc Brossard (Directeur R&D PFA) ;
Deuxième rang : Mourad Tiguercha (Consultant Concentus pour VEDECOM), Joe Matta (Chef de projet Mobilité électrique nouvelle génération VEDECOM), Nicolas Leclère (Groupe PSA, Pilote du groupe CSTA 2 pour la PFA), Prof. Féthi Ben Ouezdou (Directeur Scientifique VEDECOM), Roch El Khoury (Directeur du Domaine Electrification VEDECOM).

 

Déployer une infrastructure de recharge intelligente et interopérable

Pour la France, l’ambition du Comité est de créer les conditions du déploiement de nouveaux services énergétiques, en faisant en sorte que toute nouvelle borne à courant alternatif (AC) et à courant continu (DC) installée en France puisse être compatible ISO 15118 de manière interopérable et que les opérateurs d’infrastructure de recharge et de services de mobilité électrique – Charge Point Operator (CPO) et Electric Mobility Service Providers (eMSP) – puissent fournir des services Plug and Charge (PnC) et Smart Charging.

Pour y parvenir, ce projet précisera les modalités techniques à respecter pour le déploiement du PnC et du Smart Charging en se basant sur les standards internationaux.

Selon Joseph Beretta, Président de l’AVERE, « l’écosystème de la mobilité électrique arrive aujourd’hui à une étape importante de son développement. Pour atteindre la maturité, ce marché doit pouvoir déployer de nouveaux services de recharge qui améliorent et simplifient l’expérience utilisateur tout en renforçant l’intégration de la mobilité électrique dans le système électrique.
Ces évolutions majeures nécessitent le déploiement de politiques publiques cohérentes intégrant des programmes d’accompagnement. »

Outre le fait d’enrichir considérablement la communication entre un véhicule électrique et une infrastructure de recharge, la norme ISO 15118 permet en effet d’apporter de nouveaux services aux conducteurs :

le Plug and Charge (PnC) pour identifier automatiquement le contrat de services de l’utilisateur par simple branchement du câble de recharge entre le véhicule et la borne, avec un haut niveau de sécurité informatique et une expérience utilisateur simplifiée ;
la gestion intelligente de la recharge (Smart Charging) qui permet de programmer un planning de recharge, négocié entre la borne et le véhicule et optimisé selon leurs contraintes techniques, les besoins et exigences du conducteur, les contraintes tarifaires et les contraintes électriques des réseaux ;

Un nouveau protocole, simple, innovant et sécurisé, porteur d’innovations futures

Aujourd’hui, il faut généralement un badge pour se recharger. Demain, quel que soit le véhicule, l’opérateur d’infrastructure de recharge ou le fournisseur d’électricité, la recharge intelligente se passera de ce badge pour s’opérer de façon rapide, fluide et sécurisée.

Pour Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, « nous sommes prêts : le processus de communication borne-véhicule selon la norme ISO 15118 fonctionne et fait consensus auprès de la plupart de
nos partenaires européens. La nouvelle génération d’infrastructure de recharge porte des enjeux importants d’authentification, de sécurité, de confiance, mais aussi de déploiement et d’interopérabilité. Nous allons
adresser ces enjeux de façon incrémentale, en nous appuyant sur le réseau existant. Reste à définir et promouvoir ensemble la meilleure architecture PKI. Sur cette nouvelle base et dans un second temps, nous pourrons apporter de l’innovation disruptive », ajoute-t-il.

En effet, le second objectif du Comité d’initiative pour la recharge nouvelle génération est de faciliter le déploiement futur de cas d’usage émergeants, notamment :

la bidirectionnalité de la recharge qui permet de négocier et d’optimiser, via l’infrastructure de recharge, la réinjection d’électricité stockée dans la batterie du véhicule à la maison (vehicle-to-home), au bâtiment (vehicle-to-building) ou au réseau (vehicle-to-grid) ;
la recharge sans manipulation de câble (recharge inductive ou automatisée).

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Découvrir les vidéos explicatives du projet :

Epleï, la solution innovante du Lab Mobilités Intelligentes

Le CNES, Centre National d’Etudes Spatiales, MATRICE, institut d’innovation technologique et sociale et l’institut VEDECOM, l’un des principaux acteurs du véhicule autonome en France, se félicitent du lancement de la solution innovante Epleï, à destination des acteurs logistiques. Cette solution est directement issue des travaux du Lab Mobilités Intelligentes créé par les 3 partenaires en octobre 2019.

Le projet

 

Le Lab Mobilités Intelligentes répond à un objectif commun: inventer de nouveaux usages et services dans le domaine des mobilités intelligentes via l’utilisation de données d’observations satellitaires. La mobilité est en effet l’un des 3 axes stratégiques de Connect by CNES, initiative qui vise à être au plus près des communautés en mettant les technologies et solutions spatiales au cœur de l’activité économique des entreprises de toutes tailles. L’équipe du Lab est composée de profils complémentaires apportant des expertises pluridisciplinaires: une doctorante en géographie à la Sorbonne Université également directrice technique d’une entreprise de transport de marchandises épaulée par deux designer-développeurs.

Cette équipe est accompagnée par les experts du CNES, de Matrice et de VEDECOM. Les 6 mois du projet ont permis à l’équipe du Lab de mener une véritable réflexion prospective sur de nouveaux usages de l’imagerie satellite et sur les besoins secteur des mobilités et transports. Par une approche exploratoire et des outils de design thinking, 3 solutions ont été pré-qualifiées. La solution retenue à l’issue de ce processus est un service innovant à destination du secteur logistique qui a fait l’objet d’une preuve de concept (POC) entre janvier et mars 2020.

 

La solution

La solution Epleï consiste à fournir, sans déplacement géographique, dans un délai court et pour n’importe quel point de la planète, des informations critiques pour aider à la décision d’implantation d’entrepôts logistiques.

Les 2 cas clients réalisés à l’occasion du POC ont confirmé les bénéfices suivants :
Une efficacité grandement accrue dans la préqualification de sites potentiels (temps-hommes, déplacements),
Un gain important en qualité d’analyse en évitant les biais de perception de l’analyse humaine et en offrant un outil extrêmement précis et flexible pour travailler à différentes échelles.

De nombreux acteurs sont susceptibles d’utiliser la solution :

  • professionnels du transport et de la logistique
  • acteurs de l’immobilier logistique et financeurs
  • aménageurs
  • collectivités territoriales

La solution fera l’objet d’un lancement commercial au deuxième semestre 2020 et de la création d’une société, portée par Lucie Yeresyan (lucie.yeresyan@paris-sorbonne.fr), membre du Lab Mobilités Intelligentes. Ce premier service sera complété et enrichi progressivement, avec des fonctionnalités utilisant notamment de l’intelligence artificielle, et de nouveaux produits tels qu’un système d’information géographique (SIG), et une carte interactive.

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