La France vitrine de la mobilité autonome européenne

Le démonstrateur NAVETTY est un service de mobilité en navettes autonomes sur un site représentatif d’une agglomération. Lancé en mai 2021, il sera opérationnel sans opérateur à bord dès 2022.

Une démonstration de 3 ans baptisée NAVETTY démarre sur le site industriel d’ArianeGroup aux Mureaux (78). Le projet de R&D NAVETTY est porté par VEDECOM, institut de recherche sur les mobilités du futur, ArianeGroup, Transdev Systèmes de Transport Autonome, EasyMile et le Conseil départemental des Yvelines, qui a investi massivement pour la réussite de ce projet.

Il a pour objectif de mettre en œuvre un service de mobilité avec des navettes électriques autonomes sans opérateur à bord sur un site représentatif de la complexité d’une agglomération.

Celui-ci sera supervisé à distance via un logiciel depuis un PCC local et s’appuiera sur une infrastructure routière connectée. Il s’agit d’une première étape primordiale et unique en Europe qui permettra de valider la technologie et le modèle économique, condition nécessaire pour le déploiement d’un service à grande échelle qui sera initié sur voies publiques en vallée de Seine.


Vue aérienne du site ArianeGroup Mureaux ©Mairie des Mureaux / Philippe Graindorge
Les navettes autonomes Navetty sont des EasyMile EZ10 ©ArianeGroupe

NAVETTY s’appuiera sur cinq axes de R&D. Le premier constitue l’enjeu principal du projet : après l’expérimentation de Satory avec des navettes à perception étendue avec opérateur à bord, sur route ouverte, il s’agira de passer en mode sans opérateur à bord, avec une supervision à distance. Les 4 autres axes de recherche sont la cybersécurité, la sûreté de fonctionnement du système de mobilité, les infrastructures connectées intelligentes et l’acceptabilité de l’écosystème.

Pour ce démonstrateur à grande échelle, le choix du site ArianeGroup des Mureaux, qui s’étend sur une surface de 92 ha, s’est révélé idéal car il réunit tous les éléments de complexité d’une agglomération urbaine : circulation routière et piétonne, ronds-points, intersections et stationnement. Un environnement qui doit permettre de préparer un futur passage à l’échelle urbaine. Ce service de navettes autonomes a été également conçu pour répondre aux besoins d’ArianeGroup pour faciliter l’accès à ses sites.

La supervision à distance : une technologie essentielle pour un passage en mode « sans opérateur à bord »

La mise en place d’un service de mobilité avec des véhicules autonomes sans opérateur à bord, qui présente la qualité de service et le niveau de sécurité requis, nécessite une nouvelle technologie permettant d’assurer la supervision par un opérateur à distance. Il s’agit du logiciel de Supervision de Flottes de Véhicules Autonomes développé par Transdev Systèmes de Transport Autonome. Celui-ci a trois fonctions principales : le management de la flotte, le monitoring du système et l’expérience client.
Au sein du PCC installé sur le site, des opérateurs de supervision de Transdev Ile-de-France seront présents afin de superviser le service en temps réel.

La cybersécurité et la sûreté de fonctionnement du système de mobilité : des requis préalables

La cybersécurité est au centre des recherches menées dans le cadre de ce projet. L’enjeu est d’assurer la sécurité du système de mobilité contre d’éventuels actes de malveillance.
En effet, les véhicules autonomes actuels embarquent des technologies permettant d’assurer la perception, la supervision et la décision d’une trajectoire. Ces facultés sont rendues possibles grâce à des capteurs et des unités de traitement et de calcul qui doivent être parfaitement sécurisés pour le transport de passagers.

Gestion autonome de passage des ronds-points : une étape technologique majeure

L’infrastructure connectée et intelligente mise en place au niveau des carrefours et ronds-points est développée par VEDECOM. Le but est de gérer de manière plus efficace le passage d’un rond-point par une navette. L’infrastructure sera capable d’analyser l’activité des véhicules et des utilisateurs du rond-point sur ses axes d’entrée et de sortie, ainsi que de transmettre des autorisations aux navettes afin de permettre une meilleure gestion du passage du rond-point, avec fluidité et en toute sécurité : autorisation ou interdiction de s’engager dans le rond-point, proposition d’une trajectoire optimale.

L’acceptabilité de l’écosystème : un enjeu déterminant pour valider le modèle

Pour maximiser la réussite de ce service de mobilité autonome inédit, son acceptabilité constitue un enjeu déterminant. Les travaux réalisés par VEDECOM dans le cadre de ce projet s’attacheront à prendre en compte les avis des utilisateurs finaux, mais aussi ceux de l’ensemble des acteurs de l’écosystème dont les actions peuvent avoir un impact direct ou indirect sur le déroulement du service.

Plusieurs cas d’usage étudiés, du site industriel d’ArianeGroup aux gares et au Campus des Mureaux, via des zones urbaines et péri-urbaines

En parallèle des travaux de recherche, plusieurs cas d’usage vont être étudiés pour préparer le déploiement de navettes autonomes sur le territoire des Yvelines.

Cas d’usage 1 : service de navette autonome sans opérateur à bord, sur un site industriel représentatif d’une agglomération.

Le premier cas d’usage est la mise en opération d’un service de transport en navettes autonomes sur le site d’ArianeGroup aux Mureaux, site spécialisé dans la maîtrise d’œuvre et la conduite de grands programmes spatiaux civils et militaires incluant le développement d’Ariane 6.

Il s’agit de proposer pendant 3 ans un service de transport avec deux navettes autonomes. Le service démarrera en 2021. L’objectif est ensuite d’exploiter ce service sans opérateur à bord à partir de 2022. Ce site dont la superficie (50 bâtiments répartis sur 92 ha) et la fréquentation (2 700 personnes) sont comparables à celles d’un quartier d’une agglomération, constitue un lieu de démonstration idéal.

Cas d’usage 2 : service de navette autonome du « dernier kilomètre » pour relier une gare à un site industriel.

Un autre parcours sera analysé puis expérimenté pendant un temps limité au cours du projet, en concertation avec l’autorité organisatrice de mobilité. Celui-ci reliera la gare des Mureaux au site d’ArianeGroup qui se trouve à une distance de moins de 2 km.

Cas d’usage 3 et 4 : service de mobilité autonome en zone urbaine et péri-urbaine.

Deux autres parcours seront étudiés pour évaluer les conditions de faisabilité de la mise en place d’un service de mobilité en navettes autonomes, en zone urbaine et péri-urbaine, entre le Campus des Mureaux et la gare des Mureaux (cas 3) et entre la gare des Clairières de Verneuil et le site d’ArianeGroup (cas 4). Le Campus des Mureaux, un haut lieu de l’innovation en Île-de-France, attire des flux importants depuis et vers les gares et le site d’ArianeGroup. De plus, le flux entre la gare des Clairières de Verneuil et le site ArianeGroup est particulièrement important aux heures de pointe, car les trajets se font actuellement essentiellement en voiture.

NAVETTY, un projet partenarial sur le territoire des Yvelines

Les Yvelines étant le premier département automobile de France, le Conseil départemental des Yvelines soutient depuis son origine l’Institut VEDECOM, notamment à travers un financement de 20 millions d’euros de son programme de Recherche & Développement autour des mobilités innovantes (mobilité décarbonée, véhicule autonome…) faisant du Département le principal financeur public de l’Institut aux côtés de l’ANR.

Avec cette expérimentation, le Département des Yvelines confirme son soutien au redéveloppement industriel du territoire de Grand Paris Seine & Oise et renforce sa politique d’investissement dans les mobilités sur ce territoire (enveloppe financière d’environ 500 M€ dédiée aux grands projets de transports en commun ferrés et à la création d’infrastructures routières départementales).

Au-delà de l’intérêt technologique du projet, le Département entend aussi soutenir le mariage de l’expertise de l’industrie spatiale d’ArianeGroup en matière de systèmes complexes avec l’expertise d’acteurs de la mobilité autonome comme VEDECOM, Transdev Systèmes de Transport Autonome et EasyMile, dans une logique consistant à renforcer les liens entre les industries aéronautiques, technologiques et automobiles très présentes sur le territoire.

« Les Yvelines sont un territoire d’innovation et le lancement de cette expérimentation réaffirme notre volonté de développer les mobilités innovantes et durables sur notre Département. Je me réjouis de cette dynamique industrie / recherche. Mise au service des Yvelinois, elle s’apprête à révolutionner leur quotidien », déclare Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines.

NAVETTY répond à l’ambition de VEDECOM de développer des technologies de rupture et une vision transversale des nouveaux usages, en coopération avec des acteurs industriels majeurs et par des mises en œuvre concrètes pour la collectivité. Il consacre plus d’un tiers de son activité à la R&D sur le véhicule autonome et connecté et un autre tiers à celle sur le véhicule électrique. Il a développé une expertise interdisciplinaire sur la thématique du véhicule autonome, rendue visible par un certain nombre de premières en France et en Europe, telles que la première démonstration de véhicule autonome de niveau 4 en Europe sur route ouverte (7 km) à Bordeaux en 2015, ou la première démonstration de service autonome à la demande sans chauffeur, avec interface client et supervision à distance, sur zone frontalière, à Strasbourg en 2017. De ce fait, il contribue activement à la Stratégie Française sur le Véhicule Autonome. Il a lancé en novembre 2020, avec ses partenaires, le premier baromètre mondial sur l’acceptabilité du véhicule autonome.

Pour Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, « ce projet porte un double enjeu, à la fois technologique et social : accélérer le passage de la recherche appliquée sur le véhicule électrique et autonome, à la mise en œuvre opérationnelle ; apporter de vrais services aux populations, dans des zones excentrées où les coûts de transport traditionnel sont trop élevés. VEDECOM y jouera aussi pleinement son rôle : un rôle de fédérateur public/privé, et un rôle de soutien au développement économique d’industries françaises »

Le montage du projet NAVETTY

Le projet, piloté par VEDECOM, est porté et financé par quatre partenaires via un contrat de consortium entre VEDECOM, ArianeGroup, Transdev Systèmes de Transport Autonomes et EasyMile. Le Département des Yvelines apporte également un soutien de 2,5M€ à ce projet, faisant de lui le principal financeur.

ArianeGroup mettra à disposition son site des Mureaux, dans les Yvelines, au service de l’écosystème de la mobilité autonome pour accueillir l’expérimentation in-situ, étudier une solution aux problématiques de mobilité et contribuer à la diminution de l’empreinte carbone. Outre les premiers et derniers kilomètres en interconnexion des gares, l’expérimentation doit faciliter la fluidité des déplacements des salariés et visiteurs entre les bâtiments, et limiter l’usage des véhicules individuels sur le site. Une évaluation de ce cas pilote pourrait permettre d’étudier un déploiement à plus grande échelle sur d’autres sites ArianeGroup.

« Innovation technologique et responsabilité environnementale sont au cœur des savoir-faire spatiaux d’ArianeGroup. En tant que leader européen de l’accès à l’espace, nous contribuons quotidiennement à améliorer la vie sur Terre, et c’est donc à la fois une fierté et une évidence de mettre notre site à disposition pour cette expérimentation », a expliqué Hugues Emont, directeur du site ArianeGroup des Mureaux.

Transdev Systèmes de Transport Autonome est intégrateur de systèmes de transport autonomes, comprenant la supervision, les véhicules autonomes et l’infrastructure connectée. Transdev Systèmes de Transport Autonome fournit des outils technologiques et des services d’ingénierie aux opérateurs locaux et aux villes, pour l’exploitation quotidienne de services de mobilité autonome à grande échelle. Grâce à Transdev Systèmes de Transport Autonome, Transdev est leader dans l’exploitation de services de mobilité autonome, avec plus de 3,5 millions de personnes transportées en véhicules autonomes partagés dans le monde.

« Ce nouveau projet va nous permettre, avec nos partenaires, de franchir une nouvelle étape significative dans le développement de la mobilité autonome et la préparation d’un modèle économique et social efficient. Nous sommes convaincus du rôle central de la supervision dans le cadre de l’opération de services de mobilité autonome sans opérateur à bord, et nous sommes fiers de pouvoir l’expérimenter sur le site d’ArianeGroup aux Mureaux », indique Patricia Villoslada, Directrice de Transdev Systèmes de Transport Autonome.

EasyMile, fort de son expérience reconnue dans les solutions de mobilité autonomes, propose de fournir les navettes nécessaires à la mise en place de ce projet et les services associés. Depuis le premier jour, EasyMile s’emploie à développer des solutions sûres et performantes pour déployer des véhicules autonomes de niveau 4. La majorité des plus de 300 déploiements réalisés par EasyMile avec sa navette EZ10 ont été réalisés sur route ouverte, mais les réglementations locales à travers le monde obligent la présence d’un opérateur de sécurité à bord des navettes. EasyMile est donc particulièrement intéressé par le projet afin de pouvoir tester et améliorer le déploiement et la gestion d’une opération sans opérateur à bord dans un environnement complexe et représentatif d’une agglomération.

« Ma vision sur les véhicules autonomes est la suivante. Le transport public autonome arrive et arrivera bien avant les voitures et les taxis sans chauffeur. La relative simplicité d’un service de transport en commun le rend idéal pour la technologie autonome déclare Gilbert Gagnaire, Président Fondateur d’EasyMile. Aujourd’hui, avec ce projet unique, nous passons à une étape supérieure dans le déploiement de notre technologie, qui nous permettra d’expérimenter un service sans opérateur en environnement réaliste, et ainsi apporter de nouvelles solutions de mobilité pour de futures applications similaires ».

Télécharger le PDF du communiqué de presse

Voir la vidéo de présentation du projet Navetty

L’initiative Mobena propulse la recharge électrique nouvelle génération

Mobena harmonise le déploiement des nouveaux services de recharge de véhicules électriques

17 mai 2021. L’initiative Mobena a été lancée en juillet 2020 par un Comité d’Initiative constitué d’organisations représentatives des filières gravitant autour de la recharge. Elle vise à accompagner le déploiement de la mobilité électrique nouvelle génération en France afin de permettre une meilleure expérience utilisateur et une harmonisation des nouveaux services de recharge de véhicules électriques. Elle parvient aujourd’hui à deux jalons importants :

  1. la démonstration d’une solution d’interopérabilité entre PKI (Public Key Infrastructure), menée avec des partenaires internationaux le 2 juin 2021. En savoir plus
  2. le lancement d’un projet collaboratif pour assurer le succès du déploiement des nouveaux services de recharge dans le marché français.

Vers un marché ouvert grâce à une architecture de référence

L’initiative vise à accompagner le déploiement sur le marché Français des services apportés par la norme ISO 15118 (notamment le Plug &Charge – PnC – et la recharge intelligente dite Smart Charging) d’une manière harmonisée avec l’Europe. Elle vise également à préparer les solutions de l’architecture PKI pour l’adoption d’une architecture organisationnelle et technique de référence assurant l’interopérabilité et permettant l’émergence d’un marché compétitif et ouvert aux différents acteurs.

Une première vérification de la faisabilité technique

Atelier recharge VEDECOM vu de hautEn préparation de l’évènement international du 2 juin, les partenaires réunis dans l’initiative Mobena ont testé la faisabilité technique de la solution Certificate Trust List pour le Plug and Charge (PnC).

Le 11 mars 2021, VEDECOM a hébergé au mobiLAB un workshop dans ce sens avec la contribution de Freshmile, GIREVE, Hager, Groupe Renault, Stellantis, SAP Labs, Thales et Trialog

A propos de l’initiative Mobena

L’initiative Mobena pour la mobilité électrique nouvelle génération, a été créée le 7 juillet 2020 par les principales organisations représentatives de la filière de la mobilité électrique. L’objectif de l’initiative est d’identifier et d’agir pour lever les verrous au déploiement des services Plug and Charge et Smart Charging. Ces nouveaux services permettront une meilleure expérience utilisateur à même d’accélérer l’adoption du véhicule électrique.

Elle rassemble : l’AFIREV, l’AVERE-France, la PFA, le GIMELEC, l’UFE et l’Institut VEDECOM, ce dernier étant missionné pour coordonner l’initiative.​

A cette initiative se sont joints une vingtaine d’industriels représentatifs de la filière. L’objectif est d’accompagner les acteurs de l’écosystème de recharge de véhicules électriques, opérant en France, pour définir la feuille de route et les moyens à même d’assurer le succès d’un déploiement harmonisé des services de mobilité électrique.

Le projet Mobena, qui sera lancé au troisième trimestre 2021, élargit les participant à d’autres acteurs de l’écosystème. Il s’attachera particulièrement à intégrer l’interopérabilité comme exigence initiale et à apporter des services à forte valeur ajoutée, notamment à travers une adoption massive de la norme ISO 15118.

Un focus particulier sera mis sur la recharge intelligente, le Plug & Charge et les architectures systèmes les supportant ; y compris les protocoles de communication backend (OCPP, OCPI…) et la PKI pour la cybersécurité.​​ Et cela aussi bien pour la recharge AC que DC.

Pour toute demande d’information : Joe.matta@vedecom.fr

Plus d’infos sur l’initiative Mobena :

 

Site web MOBENA

“Machine Learning pour la gestion distribuée et dynamique d’une flotte de taxis et de navettes autonomes”

VEDECOM a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse de Tatiana BABICHEVA, docteur en mathématiques appliquées et applications des mathématiques.

 

« Machine Learning pour la gestion distribuée et dynamique d’une flotte de taxis et navettes autonomes », tel est le thème de sa thèse qui se tiendra le 10 mars 2021 à 9h30 par zoom.

 

N’hésitez pas à suivre cet évènement :

Lien de connexion à la soutenance de thèse

 

Le jury est composé de :

  • Mme Leïla KLOUL, MCF (HDR), Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, FRANCE – Directeur de these
  • M. Dominique BARTH, Professeur, Université de Versailles SainDt-Quentin-en-Yvelines, FRANCE – Co-encadrant de these
  • M. Alain QUILLIOT, Professeur des Universités, Université Clemont-Ferrand II, FRANCE – Rapporteur
  • M. Akka ZEMMARI, Maître de conférences (HDR), Université de Bordeaux, FRANCE – Rapporteur
  • M. Wilco BURGHOUT, Directeur de recherche, KTH Royal Institute of Technology, SUÈDE – Co-encadrant de these
  • M. Jakob PUCHINGER , Professor, CentraleSupélec, FRANCE – Examinateur
  • M. René MANDIAU, Professeur des universités, Université Polytechnique Hauts-de-France , FRANCE – Examinateur
  • M. S. M. Hassan Mahdavi, PhD, Vedecom, Mobilab – Invité

Résumé

Cette thèse a pour objet l’étude des méthodes de gestion des systèmes urbains de taxis électriques autonomes partagés dans un contexte en ligne dans lequel :

  • les requêtes des clients se produisent au fil du temps
  • les véhicules sont disponibles pour le partage de trajet et nécessitent une gestion de la recharge électrique.

Nous proposons des heuristiques basées sur la décomposition de ce problème qui inclut la répartition du réseau routier et la mise en évidence de sous-problèmes tels que la gestion de la charge, la redistribution des véhicules vides et le partage de trajet dynamique.

Nous proposons un ensemble de nouvelles méthodes proactives de redistribution des véhicules vides. Nous prenons en compte à la fois la demande actuelle et la demande future anticipée, contrairement aux méthodes réactives, qui agissent uniquement sur la demande actuelle.

Nous fournissons un apprentissage par renforcement à différents niveaux, en fonction de la granularité du système. Nous proposons deux modèles :

  • un modèle RL basé sur les stations pour les petits réseaux
  • un modèle RL basé sur les zones pour les plus grands réseaux et où les agents sont des zones de la ville obtenus par partitionnement.

L’optimisation complète de l’information est fournie afin d’analyser les performances du système a-posteriori, dans un contexte hors ligne.

L’évaluation des performances des méthodes proposées est réalisée dans un ensemble de réseaux routiers de nature et de taille différentes.

La méthode proposée donne des résultats prometteurs. Ces résultats surpassent les autres méthodes testées et les données réelles sur les performances du système de taxi en termes de nombre de passagers satisfaits au sein d’une taille de flotte fixe.

Le ministre délégué aux transports Jean-Baptiste Djebbari visite le mobiLAB à Versailles

Dans le cadre de la stratégie de développement de la mobilité routière automatisée, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports, s’est rendu à Versailles (Yvelines) le vendredi 19 février 2021 à 14h00 pour visiter le MobiLAB au cœur du cluster des mobilités innovantes de Paris Saclay.
Il a été reçu par l’Institut pour la Transition Energétique VEDECOM et l’équipe Systèmes de Transport Autonome – STA – du groupe Transdev, opérateur de transports et membre de VEDECOM au sein d’un écosystème de plus de 50 partenaires.
Cet écosystème se réunit pour collaborer sur des projets de R&D pré-compétitifs. Il constitue l’équipe de France des mobilités de demain, plus durables, c’est-à-dire plus écologiques, plus autonomes et mieux partagées. Pour le ministre, il s’agissait avant tout de connaître le mobiLAB, les activités de ces deux acteurs, et de mieux s’approprier les enjeux relatifs au déploiement du véhicule autonome en France.

A l’issue de sa visite, il s’est félicité de l’existence en France d’un écosystème riche pour « gagner des batailles » dans l’industrie des nouvelles mobilités et en particulier dans celle du véhicule autonome. Il a également souligné l’importance de la prise en compte du facteur humain dans le développement des technologies de demain.

Monsieur le ministre Jean-Baptiste Djebbari a été accueilli à son arrivée par Madame la sous-préfète des Yvelines Jehane Bensedira ainsi que par Messieurs les parlementaires Martin Lévrier, sénateur des Yvelines, et Damien Pichereau, député de la 1ère circonscription de la Sarthe et Vice-Président de la Commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire.

Etaient présents pour le recevoir :

Pour l’institut VEDECOM :
– Monsieur Tony Jaux, Président du Conseil d’Administration de VEDECOM
– Monsieur Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM

Pour Transdev :
– Monsieur Thierry Mallet, Président Directeur Général du Groupe Transdev
– Monsieur Antoine Colas, Secrétaire Général du Groupe Transdev et Président de Transdev Systèmes de Transport Autonome
– Madame Patricia Villoslada, Directrice de Transdev Systèmes de Transport Autonome

 

Fédérer la R&D partenariale française de la mobilité autonome
Après la visite de Transdev et la découverte de la navette i-Cristal, le ministre s’est rendu dans les ateliers de prototypage de véhicules autonomes et électriques de VEDECOM, qui sont partagés avec des partenaires comme l’Université Gustave Eiffel et Nexter Robotics.
L’occasion pour Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, de rappeler quelques premières réalisées par VEDECOM dans le domaine du véhicule autonome, avec un premier démonstrateur de niveau 4 sur route ouverte dès 2015 ; et de préciser que les résultats de R&D de l’institut, dont une grande partie est soutenue par le PIA (Programme Investir l’Avenir) et les membres industriels, mais aussi la PFA (Plateforme française de l’Automobile), la Commission européenne et le Conseil départemental des Yvelines, sont ensuite transformés en solutions et produits.

VEDECOM maîtrise l’ensemble des sujets du véhicule autonome. Cette position unique lui permet d’apporter des ruptures technologiques et humaines : perception, communication, infrastructures connectées, données et intelligence artificielle, sûreté et sécurité ; mais aussi un volet usages : expérience utilisateur, règlementation, impacts juridiques et éthiques, impact socio-économique.

Il collabore avec des académiques, des industriels, grands groupes, ETI, PME et startups, pour mettre au point des véhicules automatisés équipés d’ADAS (aides à la conduite), des véhicules autonomes de niveau 3 ou 4 et de nouveaux services, en gardant l’humain au cœur de la conception. De ce fait, l’institut permet de soutenir le développement économique de filières clés.
Il accompagne les politiques publiques et aide les territoires à mettre en œuvre des expérimentations d’envergure, telles que celles conduites dans le projet SAM Sécurité et Acceptabilité de la mobilité autonome (13 expérimentations en France), dont il est maître œuvre.
En tant qu’expert du véhicule autonome, tiers de confiance et bras armé de la PFA, il est à l’initiative de projets partenariaux en France et en Europe. Enfin, avec une offre de formation riche de
15 modules théoriques et expérimentaux, il prépare les professionnels à la mobilité de demain.


Des projets multipartenaires emblématiques pour valider le véhicule autonome et les nouveaux services associés

Parmi la cinquantaine de projets portés par VEDECOM, dont plusieurs impliquent l’avènement de la 5G, quelques projets pour accompagner le déploiement de la mobilité autonome ont été présentés à Monsieur Djebbari :

  • un projet de démonstrateur de navettes autonomes dans un site représentatif d’une agglomération, le site d’ArianeGroup aux Mureaux, sans opérateur à bord. Il rassemble ArianeGroup, Trandev, EasyMile et CD78 et utilisera la technologie Supervision Véhicules Autonomes de Transdev. Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’expérimentation de navettes autonomes menée à Versailles Satory avec les mêmes partenaires entre 2018 et 2020. Il sera présenté en avril 2021 à l’occasion de son lancement sur site et permettra de valider une technologie et un service avec de vrais usagers.

  • le projet MOOVE pour la sûreté et la validation du véhicule autonome. Il s’agit d’acquérir une base de données européenne de situations de roulage pour la conception et la validation des standards européens de scénarios critiques pour les ADAS et les systèmes autonomes. Une co-entreprise Renault-PSA-VEDECOM-SystemX mettra en place une plateforme pour accueillir les données des acteurs français et européens et proposera des plans de validation adaptés.

 

  • le partenariat avec le CNES pour offrir aux citoyens des solutions de géolocalisation et de cartographie haute définition et accessibles.

 

Véhicule autonome et technologies duales : de nouvelles collaborations en marche

VEDECOM a également présenté les rapprochements récents avec l’industrie de Défense autour des technologies duales : situés à proximité du mobiLAB, Nexter Robotics et Arquus partagent leurs pistes d’essai avec VEDECOM et répondent aux besoins de l’armée française. Des rapprochements ont récemment eu lieu, ainsi qu’avec CNIM, afin de favoriser les transferts de technologies du véhicule autonome entre le civil et la Défense. En témoigne la démonstration du projet MC2 autour des convois autonomes interopérables. Ce projet a été coordonné par la filiale commerciale VEDECOM Tech, qui a joué un rôle de tiers de confiance auprès du Battle Lab Terre.


Le facteur humain et l’acceptabilité comme clés du succès de l’adoption de solutions autonomes

Le ministre a poursuivi sa visite au cœur des simulateurs mis au point par VEDECOM, qui permettent de proposer à ses partenaires des standards de communication entre la machine et l’homme :


Simulateur piéton
pour appréhender et définir les interactions que le piéton pourra avoir avec une navette ou une voiture autonome. Le ministre a pu observer dans un casque de réalité virtuelle ce que voient les testeurs VEDECOM, normalement équipés pour marcher (en sur-place) dans une ville futuriste où les véhicules autonomes font partie du paysage.

 

Simulateur de conduite pour définir les meilleures IHM. Ainsi, Monsieur Djebbari est passé avec dextérité du mode manuel au mode autonome et réciproquement, suite aux invitations du simulateur de véhicule autonome.

Commentant l’expérience, il a relevé l’importance de « repenser les protocoles de communication entre l’humain et la machine ».

 


Connaître les données de déplacement des Français pour aider les opérateurs et les territoires à choisir les solutions modales les plus optimales… grâce à l’IA !

La visite s’est terminée avec la prometteuse startup Entropy, spinoff de VEDECOM. Son offre consiste à prévoir la mobilité des personnes pour optimiser les services de transport. Il s’agit de faire correspondre l’offre de transport avec la demande en mobilité via une plateforme qui offre une vision complète des déplacements des personnes.

L’un des objectifs de la LOM est de supprimer les zones blanches, là où 18 millions de Français n’ont pas d’alternative à la voiture individuelle. Pour répondre à ce besoin, Entropy offre aux AOM la possibilité de mettre en place ou d’optimiser leurs politiques de mobilité. Elle a développé le premier modèle de mobilité multimodal au quartier en France.

« Comment faites-vous pour produire ces données ? », a demandé Monsieur Djebbari. Réponse : l’apprentissage de la machine à partir de plusieurs données… La technologie a été primée parmi les 70 entreprises les plus innovantes de France en 2020 (Concours I-Lab). Elle récompense quatre ans de recherche au sein de l’Institut VEDECOM par une équipe pluridisciplinaire (mathématiques, informatique, transport, design). Résultat : un modèle de mobilité robuste. Ce dernier est construit par des méthodologies d’intelligence artificielle permettant de connaître les déplacements sur la totalité du territoire français avec une précision à 95 %, sans aucune infrastructure ni enquête de terrain. 

 

 

 

Plus d’informations : 

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Véhicule autonome : première démonstration de suivi en convoi militaire interopérable

Le 28 janvier 2021, VEDECOM a réuni, pour le compte du Battle Lab Terre, plusieurs industriels français de la Défense terrestre.

 

Objectif : mettre en œuvre un convoi autonome de véhicules en mode multi-Follow Me derrière un véhicule de tête. La perspective à terme est de déployer des convois autonomes interopérables sur les théâtres d’opération en intégrant les contraintes du domaine de la défense.

 

Les partenaires du projet étaient NEXTER Robotics, ARQUUS et CNIM.

 

Un partenariat inédit lancé juste après l’inauguration du Battle Lab Terre

VEDECOM a été missionné en tant que tiers de confiance et Institut de R&D expert sur la question du véhicule autonome et électrique. L’Institut de Transition Energétique dispose en effet à Versailles, dans le quartier de Satory, de plateformes et d’équipes de recherche dédiées à ces deux domaines ainsi qu’aux nouvelles solutions de mobilité. Ses équipes ont récemment mis au point une technologie de convois autonomes pour véhicules civils expérimentée sur route ouverte à Versailles, dans le cadre du projet européen Autopilot.

VEDECOM est aussi situé au cœur du « cluster des mobilités innovantes » porté par le Département des Yvelines, à côté d’Arquus et Nexter, à deux pas des pistes d’essai et du tout nouveau Battle Lab Terre. Enfin, il bénéficie d’un important écosystème de partenaires et membres, à commencer par Renault et PSA.

Ce projet commun, intitulé MC² pour « Micro-convoi au contact », a été coordonné par sa filiale commerciale VEDECOM Tech. Il a commencé par la création d’un consortium entre l’institut de recherche VEDECOM, VEDECOM Tech et les industriels NEXTER Robotics, ARQUUS et CNIM.

Le rôle de VEDECOM Tech était double : coordonner l’ensemble des acteurs pour mettre en oeuvre un convoi interopérable puis réaliser l’évaluation dynamique du convoi. Le second volet permet notamment d’objectiver le comportement de chacun des véhicules dans le convoi, de statuer sur l’état de l’art et d’identifier des axes de progrès.

Après la phase de mise au point des briques technologiques, le projet s’est concrétisé par une démonstration devant les représentants de l’Armée et de l’Etat. Celle-ci s’est tenue le 28 janvier 2021 sur les pistes d’essais de Versailles-Satory.

 

Des véhicules et robots divers réunis par la technologie « Follow-me »

Le convoi a mis en œuvre quatre types de véhicules :

  • un Sherpa Light, mis à disposition par Arquus, véhicule leader
  • le Robot-LAB, sur base PVP, mis à disposition par Arquus, véhicule suiveur
  • le robot-mule Optio, mis à disposition par Nexter Robotics, véhicule suiveur
  • un robot-Mule Themis 4.5, mis à disposition par CNIM, véhicule suiveur

Les trois véhicules suiveurs étaient équipés de briques technologiques dénommées « Follow Me », permettant à chaque robot de suivre le véhicule devant lui, le « véhicule cible ». Dans le cas du convoi « multi-follow Me », chaque robot s’atèle virtuellement et adapte de façon autonome sa trajectoire et sa vitesse afin de former le convoi. Chaque véhicule construit ainsi sa propre trajectoire.

Il faut bien distinguer la technologie « Follow me » du platooning, terme consacré pour des convois autonomes lorsque tous les véhicules doivent rejouer une même trajectoire (par exemple à travers une trace GPS) et avec une consigne de vitesse gérée de manière globale.

 

Une exigence d’interopérabilité et d’interchangeabilité

Le projet MC² vise à démontrer l’interopérabilité sur deux axes majeurs : hétérogénéité des véhicules et interchangeabilité des robots dans le convoi.

Concernant l’hétérogénéité des véhicules, le convoi combinait à la fois un véhicule tactique 4*4 de 11 tonnes, capable de rouler à 110km/h, un véhicule de reconnaissance 4*4 de 5,5 tonnes dont la robotisation permet de rouler à 20km/h et 2 robots mules chenillés multi-usages de 2 tonnes capables de rouler à 18km/h.

Deux configurations de convoi ont été mise en œuvre afin de démontrer la capacité des robots à s’atteler à différents véhicules.

Evaluation dynamique

Afin d’évaluer le comportement dynamique du convoi, VEDECOM Tech a utilisé la technologie Ultra Wide Band (UWB). La zone d’évolution des véhicules a été définie et équipée avec des émetteurs fixes géolocalisés appelés « ancres ». Les véhicules, quant à eux, ont été équipés de récepteurs permettant de se positionner dans le référentiel formé par les ancres.

L’ensemble des données de localisation a été enregistré en temps réel. Le post-traitement permet de caractériser le comportement dynamique du convoi :

  • vitesse de chaque véhicule
  • interdistance entre les véhicules
  • écart latéral à la trajectoire des robots

 

Statuer sur l’état de l’art en France et accroître la sécurité des forces

Cet évènement marque la première étape en France du développement de convois autonomes (« platooning » en anglais) interopérables répondant aux exigences militaires et capables d’opérer en milieu déstructuré. Les principaux objectifs de cette démarche sont d’accroitre la sécurité des forces en optimisant la logistique, et de recentrer les ressources humaines sur l’opérationnel. Parmi les applications envisagées : des convois logistiques autonomes longue distance ou des convois polyvalents autonomes du dernier kilomètre.

Partenaires et porte-paroles

Partenaires lors de l’évènement :

 

Découvrez la vidéo de l’événement

 

Meilleurs vœux 2021

VEDECOM et ses équipes vous adressent leurs meilleurs vœux pour continuer d’innover, se former, imaginer, construire et inventer ensemble la mobilité de demain !

 

Pour célébrer cette nouvelle année, VEDECOM a choisi de dessiner 2021. Une vision originale et optimiste que nous vous invitons à découvrir en vidéo :

 

Vidéo des vœux