Projet AUTOPILOT : les parties prenantes se réunissent pour envisager les modèles économiques associés aux services expérimentés sur le site pilote versaillais

Projet AUTOPILOT : les parties prenantes se réunissent pour envisager les modèles économiques associés aux services expérimentés sur le site pilote versaillais

6 mai 2019

Dans le cadre du projet AUTOPILOT, un séminaire « Internet des objets et délégation de conduite » a eu lieu jeudi 18 avril dans les locaux de la Communauté d’Agglomération de Versailles Grand Parc. Il réunissait des parties prenantes des expérimentations menées sur le site pilote français à Versailles, dans le but de réfléchir à l’opportunité de déployer les services expérimentés ainsi que sur la construction de modèles économiques associés.

Evaluer la valeur ajoutée de l’Internet des Objets (IoT) pour la délégation de conduite

Le projet AUTOPILOT est un projet du programme Horizon 2020 de la Commission Européenne. Lancé en 2017, il a pour objectif d’évaluer la valeur ajoutée des technologies issues de l’internet des objets (IoT) pour la délégation de conduite. Des expérimentations en conditions réelles sont menées sur 6 sites pilotes en Europe et en Asie, dont la ville de Versailles. L’Institut VEDECOM assure la coordination globale des sites pilotes et de leurs expérimentations de véhicule autonome, ainsi que la mise en œuvre des cas d’usages déployés à Versailles. Dans ce cadre, VEDECOM a développé 3 VFLEX électriques, connectés et autonomes (base Renault Twizy).

Deux cas d’usages expérimentés sur le site versaillais : conduite urbaine couplée à un service d’autopartage et platooning

Deux cas d’usage sont expérimentés sur le site versaillais. Un ‘parcours utilisateur’ est destiné aux touristes souhaitant découvrir les points d’intérêt de la ville de Versailles en conduite connectée et autonome. Il rencontre des usagers vulnérables de la route (piétons et cyclistes) équipés d’objets connectés qui informent le véhicule de leur présence. Cela lui permet d’adapter sa vitesse en conséquence. Les expérimentations ont été menées fin avril 2019. Le ‘parcours opérateur’ quant à lui met en œuvre un service de platooning (convoi) qui permet le rééquilibrage automatique de la flotte de véhicules entre les deux stations d’autopartage installées sur le territoire dans le cadre du projet. Les expérimentations auront lieu début juillet 2019.

Le parcours utilisateur : sécuriser la conduite par la redondance d’informations des capteurs du véhicules et des IoT

Arrivé à la Pièce d’Eau des Suisses, l’utilisateur est invité à passer en conduite déléguée. Sur son passage, il rencontre des usagers vulnérables de la route équipés d’objets connectés (smartphones, smartwatch, vélo connecté). L’objet de l’expérimentation est alors de faire la preuve de la valeur ajoutée de ces objets pour la conduite déléguée : la redondance des informations enregistrées par les capteurs du véhicule et les objets connectés va permettre de sécuriser davantage la conduite. La démonstration est convaincante : le véhicule se trouve soudainement confronté à l’irruption d’un cycliste non équipé d’IoT qui lui barre la route à pleine vitesse. Le freinage d’urgence est activé, le véhicule pile. Même scénario mais cette fois-ci avec un vélo connecté à l’IoT : le véhicule commence à ralentir bien avant l’intersection incriminée. Les informations envoyées par le vélo ont permis au véhicule d’anticiper la présence, la vitesse et l’intention du cycliste, et d’adapter sa conduite en conséquence.

Le parcours opérateur : rééquilibrer automatiquement la flotte automobile grâce au platooning

Le deuxième cas d’usage consiste en un parcours opérateur, visant à faciliter le rééquilibrage de la flotte de véhicules en autopartage. Les expérimentations concernent alors le platooning ou convoi. Un service de Fleet Management System identifie sur la tablette de l’opérateur quand et de combien il va falloir rééquilibrer la flotte automobile entre les deux stations d’autopartage équipées de bornes de recharge installées dans la ville. L’agent peut alors réaliser un petit convoi de véhicules autonomes, capables de suivre automatiquement la trajectoire d’un véhicule de tête, qu’il conduit manuellement. L’échange de données se fait entre les véhicules, mais aussi entre les véhicules et l’infrastructure. Des unités de bord de route permettent ainsi au véhicule de tête de communiquer avec les feux afin de permettre la traversée des intersections en toute sécurité et sans coupure du convoi (Traffic Light Assist).

Un workshop pour évaluer l’opportunité de déploiement des services et les modèles économiques associés

Dans le cadre des phases 4 et 5 du projet AUTOPILOT, l’Institut VEDECOM, la Communauté d’Agglomération Versailles Grand Parc et leurs partenaires ont invité ce jeudi 18 avril l’ensemble des parties prenantes à un séminaire : « Internet des objets et délégation de conduite ». Le workshop avait pour but d’évaluer les opportunités et les freins au déploiement des services mis en œuvre dans les expérimentations et de réfléchir à un business model pérenne qui pourrait les porter. La journée a alterné présentations du projet et des partenaires, démonstrations et temps de discussion interactifs afin de permettre aux participants de cerner au mieux les services proposés et d’envisager les meilleurs modèles économiques associés.

https://autopilot-project.eu/

 

Articles récents :

50 solutions de mobilité émergentes passées au crible

50 solutions de mobilité émergentes passées au crible

Rémy Le Boennec, chercheur à l’Institut VEDECOM et LGI CentraleSupélec ( Université Paris-Saclay), en collaboration avec Isabelle Nicolaï (LGI CentraleSupélec, Université Paris-Saclay) et Pascal Da Costa (LGI CentraleSupélec, Université Paris-Saclay), a présenté une étude dans le cadre du projet de recherche baptisé l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité de l’Institut VEDECOM. Elle évalue 50 solutions de mobilité émergentes sur la base de 18 indicateurs de développement durable et de caractéristiques territoriales. Le but est d’aider les décideurs à élaborer, sur leur territoire, des scénarios de mobilité pertinents et viables de déploiement de nouvelles offres. Retour sur cette étude parue paru dans les actes de la conférence internationale Transport Research Arena (TRA), qui avait lieu à Vienne du 16 au 19 avril 2018.

Vers de nouveaux usages de la voiture individuelle et des modes de transport

L’opposition traditionnelle entre voiture personnelle et transports collectifs tend à s’atténuer et nombreux sont ceux qui voient l’automobile comme « le transport en commun de demain » pour compléter l’offre publique dans des lieux ou à des heures où elle est aujourd’hui peu compétitive (espaces peu denses, soirée). Plébiscitée pour sa praticité, l’automobile est utilisée quotidiennement par 64% des Français vivant dans une commune rurale et 44% de ceux vivant dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants.[1] Elle porte néanmoins son lot de nuisances (bruit, pollution, émission de gaz à effet de serre), d’accidents et d’embouteillages. En parallèle, l’émergence du concept de mobilité inclusive, qui vise à proposer des solutions physiquement et financièrement accessibles aux catégories de populations exclues d’un accès à la mobilité « standard », invite à repenser nos modes de déplacement et à faire évoluer notre cadre institutionnel en ce sens. L’adoption des nouvelles offres de mobilité durable continue quant à elle à se confronter à des obstacles tant psychologiques que sociologiques. Les usagers pratiquent régulièrement l’intermodalité, qui est la combinaison de plusieurs modes de transport dans un même déplacement, ou la multimodalité, à savoir l’usage alternatif de plusieurs modes dans des déplacements différents. Ces modes représentent toutefois, malgré des signes de développement encourageants, un trop faible pourcentage de la population.

L’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité : un outil d’aide à la décision

C’est pour réduire cette fracture, à la fois territoriale et sociale, qu’a été menée cette étude présentée lors de la conférence TRA. Elle permet aussi d’accompagner le changement des comportements et de prendre en compte la profusion des nouvelles offres de mobilité dans le processus de prise de décision. Destiné aux décideurs, l’Observatoire vise à évaluer les nouvelles offres de mobilité en fonction de caractéristiques géographiques et socio-démographiques relatives à des types de territoire présentant des densités d’habitat, des densités d’emploi et des flux de population qui leur sont spécifiques. Pour un trajet donné, chaque solution évaluée est comparée à la voiture personnelle à moteur thermique, utilisée par un conducteur seul. Les spécificités territoriales sont cruciales. Si par exemple les solutions d’autopartage se révèlent pertinentes dans les villes centre, elles le sont rarement dans les espaces faiblement peuplés. De la même manière, le succès d’Uber est lié aux faibles distances à parcourir dans les villes centrales. La question est de savoir comment identifier les caractéristiques des usagers inter et multimodaux pour les transférer aux autosolistes exclusifs, et aider ainsi les opérateurs de mobilité, historiques ou nouveaux entrants sur le marché, à concevoir des offres innovantes, adaptées au marché visé, et économiquement durables.

A chaque territoire sa solution, y compris au sein de l’Ile de France

L’évaluation menée dans le cadre de l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité va donc de pair avec l’établissement d’une typologie de territoires : pour l’Ile-de-France par exemple, il est possible de distinguer différents types de territoires, de Paris intra-muros jusqu’aux espaces périurbains et ruraux. Les spécificités de chaque type de territoire en matière de déplacements induisent le recours à des solutions de mobilité différentes. Dans Paris intra-muros, les offres historiques (transport collectif) et émergentes (vélos, scooters ou trottinettes en libre-service) co-existent, ce qui rend délicate la conduite d’une politique de mobilité articulant au mieux les différentes solutions. Dans les espaces urbanisés proches, le recours au vélo et à l’autopartage complète encore, le plus souvent, l’offre historique de transports collectifs. Dans le reste de l’espace urbanisé, le réseau de transport collectif reste dense, mais compte tenu des distances plus importantes à parcourir, il est difficile d’offrir des services de mobilité partagée sans discontinuité : quand on prend un Vélib’ dans une station, par exemple, il faut pouvoir le déposer dans une station peu éloignée. Dans les villes moyennes du reste de la grande couronne (espace périurbain), les services de mobilité s’organisent généralement en rabattement autour des gares ; enfin dans les communes non desservies par une gare de la grande couronne parisienne et des régions limitrophes, peu densément peuplées, on constate, hors des expérimentations ponctuelles, un réel manque d’offre de mobilité alternatives à la voiture personnelle.

Une méthode originale en deux étapes pour élaborer des scénarios de mobilité propres à son territoire

Pour tenter d’apporter des éléments de réponse à ces différentes problématiques, l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité a évalué 50 solutions de mobilité, majoritairement émergentes. Il utilise une méthodologie originale en deux étapes. La première consiste, grâce à une analyse multicritères, à attribuer un score consolidé à chacune de ces offres sur la base de 18 indicateurs. Les critères retenus, déclinés en indicateurs de mesure pour le processus d’évaluation, ont été validés par un groupe d’experts en mobilité associant chercheurs, industriels et territoires. Les critères retenus couvrent les trois domaines du développement durable : économique, environnemental et social.

Obtenus grâce au logiciel Diviz, les résultats montrent que dans les espaces très densément peuplés, comme Paris, la voiture personnelle à moteur thermique est peu efficace (en raison des critères environnementaux plus importants dans les espaces centraux), contrairement aux territoires peu densément peuplés où le recours à la voiture personnelle est massif, essentiellement par habitude et pour des raisons pratiques (gain de temps, …). Pour des raisons similaires, le covoiturage se présente comme une alternative écologique dans les espaces peu denses. A l’inverse, la performance spatiale de la voiture personnelle électrique décroît lorsque l’on s’éloigne des espaces densément peuplés. Le recours à des solutions actives partagées (par exemple Vélib’ à Paris) n’est globalement viable et praticable que dans les zones denses à très denses. Les navettes autonomes présentent le même profil, à la fois parce que la vitesse de déplacement est encore peu compétitive face à la voiture thermique dans les régions peu densément peuplées, mais également parce que la préoccupation écologique s’y fait moins ressentir (critères environnementaux peu pondérés dans les espaces peu denses). De façon surprenante, la marche obtient le score le plus élevé, quel que soit le type de territoire considéré, tant en raison de facteurs économiques (faible coût pour l’usager) qu’environnementaux ou encore sociaux (pratique quasi-universelle, confiance dans le mode…).

Dans une seconde étape, des relations d’influence et de dépendance entre les 18 indicateurs sont établies grâce au logiciel MICMAC,. Pour chaque type de territoire, une matrice des interactions entre les différents critères pris deux à deux est renseignée. On obtient une cartographie des influences et dépendances entre critères qui permet, finalement, d’établir un ou deux scénarios territorialisés pour la conception de solutions de mobilité innovantes ou hybrides.

Trois éléments à prendre en compte pour promouvoir une mobilité plus durable

De nombreux outils d’observation s’intéressent aux mobilités de demain. L’originalité de la démarche de l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité réside quant à elle dans le fait qu’elle compare les offres émergentes telles que covoiturage, autopartage et modes actifs, grâce aux scores obtenus par l’analyse multicritères. Unique, elle offre aux autorités publiques des éléments complémentaires en faveur d’un arbitrage plus fin des solutions à promouvoir. Grâce à un travail de veille systématique, l’Observatoire va continuer d’évaluer et de classer de nouvelles offres de mobilité. Au vu des résultats intermédiaires, trois éléments ressortent en faveur d’une mobilité plus durable :

  • Le covoiturage conducteur présente des profils spatiaux similaires à ceux de la voiture personnelle, avec une performance relativement meilleure dans des territoires peu denses. Il reste cependant sous-exploité.
  • Les modes de déplacement actifs, notamment la marche, doivent être encouragés partout par les autorités publiques, en déployant notamment des règles et des infrastructures qui en garantissent la possibilité, la sécurité et le confort, ainsi qu’un accès aisé aux zones commerciales.
  • Enfin, dans les régions peu densément peuplées, la marche doit évidemment pouvoir être combinée avec d’autres modes de transport. Des applications performantes d’information multimodales, qui remportent elles aussi un score élevé dans tous les types de territoire, pourraient y être heureusement déployées.

Demain, une brique dans un pack plus global pour accompagner les acteurs de la mobilité

L’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité constituera par la suite une brique qui a vocation à intégrer un pack plus global à destination des territoires et entreprises :

  • Nouvelles mobilités (l’observatoire) : un service d’évaluation des nouvelles solutions de mobilité
  • Business models: un service d’analyse des business models et de leur robustesse
  • Parcours d’usagers: un service d’analyse terrain des parcours d’usagers des nouvelles mobilités

L’article complet

Contacter l’auteur => mailto :remy.leboennec@vedecom.fr

https://www.researchgate.net/profile/Remy_Le_Boennec

[1] Source : Chronos, l’ObSoCo, 2018

Articles récents :

Entropy, une première startup issue des travaux de l’Institut VEDECOM pour analyser les besoins des gestionnaires de mobilité grâce à l’intelligence artificielle

Entropy, une première startup issue des travaux de l’Institut VEDECOM pour analyser les besoins des gestionnaires de mobilité grâce à l’intelligence artificielle

Quels sont les motifs de déplacement ? Quels sont les modes de transport utilisés ? Quels sont les itinéraires empruntés ? Entropy, la nouvelle startup issue des travaux de recherche de l’Institut VEDECOM, propose aux opérateurs et aux collectivités un outil pour connaître, mesurer et analyser tous les besoins en mobilité sur un territoire donné. Grâce à une intelligence artificielle qui modélise les flux, Entropy permet d’acquérir une connaissance fine de la mobilité d’un territoire pour décider et évaluer les aménagements ou les services nécessaires sans passer par une enquête terrain. La startup se fixe un objectif ambitieux : s’affirmer d’ici 2022 comme le leader en France de l’estimation de la demande pour les gestionnaires de mobilité.

Visualiser l’ensemble des flux de mobilités

Données GPS des voitures, démographie, réseaux de transport… Les sources de données sont de plus en plus variées et diversifiées. Pour profiter de leur complémentarité, Entropy fournit un logiciel multi-sources et prédictif permettant aux opérateurs de transport et aux
collectivités d’identifier les relations qui existent entre un territoire donné et les individus qui s’y déplacent. Une interface de visualisation permet d’observer sur une carte interactive l’ensemble des déplacements effectués sur un territoire pendant une journée type de 24 heures. Des résultats par tranches de 30 minutes en représentent les motifs, la part modale (voiture, transports en commun, deux roues motorisés et modes actifs), ainsi que la catégorie socioprofessionnelle et l’âge des individus.

De la théorie à la pratique : pari réussi

L’utilisation de l’intelligence artificielle présente de nombreux atouts et répond à un besoin réel. Entropy propose une méthode de mesure de la mobilité accessible et adaptée à tous les territoires, urbains et ruraux, qui assure une couverture à 100% du territoire français. Aussi
fiable que les enquêtes de terrain réalisées en face à face, c’est un outil réactif qui permet de gagner du temps, avec des résultats disponibles sous 2 à 3 mois. Il est en phase avec les contraintes économiques et budgétaires des collectivités et des opérateurs de transport.

Issue des travaux de recherche de l’Institut VEDECOM, Entropy repose sur une équipe pluridisciplinaire aux compétences étendues : intelligence artificielle, mathématiques, statistiques, informatique, cartographie, mobilité humaine et design. Les actionnaires de la
startup sont les salariés eux-mêmes et VEDECOM prévoit une prise de participation. Si l’objectif est de s’affirmer d’ici 2022 comme le leader en France de l’estimation de la demande de mobilité pour les opérateurs de transport, les fondateurs travaillent aussi à la réplicabilité du modèle en Europe.

« Nous sommes très fiers de voir que nos quatre années de recherche au sein de l’Institut VEDECOM ont donné naissance à une startup qui apporte des réponses concrètes aux opérateurs de transport. Notre ambition est de mettre à disposition un outil intuitif qui permette
à tous les opérateurs et tous les territoires de développer une connaissance fine de la mobilité », explique Sami Kraïem, l’un des cinq fondateurs d’Entropy.

Philippe Watteau, directeur général de VEDECOM, se félicite quant à lui : « Nos chercheurs ont développé un outil d’analyse et de visualisation des déplacements du quotidien sans précédent. Il permet d’être au plus près de la réalité des mobilités pour offrir une nouvelle offre de service. En mettant l’IA au service des territoires et du citoyen, Entropy est une startup promise à un bel avenir ! L’Institut VEDECOM est heureux de pouvoir accompagner cette belle aventure ».

Télécharger le PDF du communiqué de presse

Articles récents :

VEDECOM et le Cerema signent un partenariat de collaboration dans le domaine des véhicules électriques, autonomes et connectés et des routes coopératives

VEDECOM et le Cerema signent un partenariat de collaboration dans le domaine des véhicules électriques, autonomes et connectés et des routes coopératives

Pascal Berteaud, Directeur général du Cerema, et Philippe Watteau, Directeur général de VEDECOM, ont signé le 19 mars 2019 un accord de partenariat lors de la Biennale des territoires à Montrouge.

Le Cerema est un établissement public à caractère administratif créé en 2014 sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement. En termes de mobilité, il participe notamment à des travaux sur la normalisation, l’expérimentation des véhicules autonomes, la qualification des équipements routiers et le déploiement de systèmes de transport coopératifs.

L’intégration du Cerema parmi les membres de VEDECOM formalise la volonté des deux parties de coopérer sur le long terme dans le domaine des véhicules électriques, connectés et autonomes ainsi que dans celui des routes coopératives.

« Ce partenariat nous permet de compléter notre vision systémique des nouvelles mobilités, qui englobe les véhicules, les infrastructures coopératives et les gestionnaires routiers à l’échelon local », a déclaré Philippe Watteau. Et Pascal Berteaud de compléter : « Ces nouvelles mobilités façonneront durablement le développement des territoires, ce qui nécessitera un accompagnement des collectivités et une évaluation des impacts sur le moyen et le long terme. »

Ce partenariat s’inscrit dans la continuité des programmes de formation sur le véhicule autonome dispensés conjointement par le Cerema et VEDECOM depuis 2 ans.

Télécharger le PDF du communiqué de presse

Articles récents :

Altaïr Mobilités au service de Rambouillet Territoires

Altaïr Mobilités au service de Rambouillet Territoires

Une convention de partenariat a été signée le 11 février 2019 entre VEDECOM, le Département des Yvelines et Rambouillet Territoires afin de mener des études sur les pôles gares de Gazeran et Rambouillet. Il s’agit de mettre en évidence les marges de manœuvre actuelles et futures en matière d’offres de stationnement pour favoriser l’intermodalité. A terme, cela devrait également permettre d’optimiser les stratégies d’offre et de gestion des déplacements dans les territoires des Yvelines peu denses et généralement éloignés des pôles d’emploi et de service, là où les pratiques intermodales restent assez marginales.

L’expérimentation mobilise le dispositif innovant Altaïr Mobilités, un outil d’aide à la décision mis au point par l’Institut VEDECOM. Cette solution multi-source met en œuvre de manière inédite des technologies d’intelligence artificielle pour fusionner la multiplicité des données de mobilités aujourd’hui disponibles : données GPS des voitures, démographie, billetterie de transports en commun, cartographie, applications de smartphones,…

Cette convention s’inscrit dans la volonté du Département des Yvelines d’être un facilitateur dans le déploiement de services de mobilité innovants sur son territoire. C’est dans cette perspective qu’il soutient l’Institut VEDECOM, qu’il finance à hauteur de 20 millions d’euros sur la période 2014-2023.

Articles récents :

Inauguration officielle du mobiLAB, nouveau siège social de VEDECOM

Inauguration officielle du mobiLAB, nouveau siège social de VEDECOM

Le mobiLAB a été officiellement inauguré le 7 février par Pierre Bédier, Président du Département des Yvelines, François de Mazières, Président de la Communauté d’agglomération Versailles Grand Parc, et Marie-Célie Guillaume, Présidente Directrice Générale de Satory MOBILITE. Etaient également représentés la Banque des Territoires, GCC Immobilier, et l’agence d’architecture Valero Gadan. Un évènement symbolique fort, qui consacre cet ensemble immobilier de 7100 m² comme vitrine du cluster des mobilités innovantes de Versailles Satory.

Le mobiLAB, première pierre d’un cluster des mobilités innovantes à Versailles Satory

C’est sous un soleil resplendissant que les bâtiments dorés du mobiLAB ont accueilli pour leur inauguration le jeudi 7 février les quelques 200 invités attendus. L’immeuble, développé sur quatre niveaux, associe espaces de recherche, laboratoires, ateliers et bureaux, à proximité immédiate des pistes d’essais et des acteurs de la mobilité comme Renault, PSA, Arquus, Nexter… Il constitue l’une des premières concrétisations d’un projet global de développement d’un cluster des mobilités innovantes au cœur du pôle d’excellence de Versailles Satory. Il en accueille les trois acteurs majeurs que sont VEDECOM, Transdev et l’Ifsttar (l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux), présent sur le site depuis 2009. A terme, près de 300 chercheurs seront réunis sur ce pôle de recherche unique.

Un projet porté par la SEM Satory MOBILITE
« Notre ambition est de poursuivre la dynamique de constitution de ce cluster autour du mobiLAB. Nous voulons que ces entreprises travaillent ensemble avec un but commun : développer des projets de mobilité inédits », précise Marie-Célie Guillaume, Directrice Générale de la Société d’Economie Mixte (SEM) Satory MOBILITE qui a porté le projet avec un investissement à hauteur de 17 M€. Née de l’association du Département des Yvelines et de la Communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc, auxquels se sont associés des acteurs privés, la SEM Satory MOBILITE a pour rôle pérenne de développer des solutions immobilières sur le plateau de Satory pour l’ensemble des acteurs de l’éco-système de la recherche automobile. Elle a fait le choix de réaliser cette première opération avec le promoteur GCC Immobilier, un des 10 premiers acteurs du BTP en France. La conception des bâtiments a été confiée à l’agence d’architecture VALERO GADAN.

« Le Département met tout en œuvre pour créer un environnement favorable à la prospérité des entreprises, en développant les infrastructures dont elles ont besoin », souligne Pierre Bédier, Président du Département des Yvelines. François de Mazières, Président de la Communauté d’agglomération Versailles Grand Parc et maire de Versailles, confirme de son côté que le cluster de Versailles Satory « va servir de laboratoire pour les transports publics propres du futur. Avec comme objectif d’offrir aux habitants un service de qualité, tout en s’intégrant aux enjeux économiques fondés sur l’environnement et les nouvelles mobilités. »

Des infrastructures exceptionnelles pour faire avancer la recherche sur le véhicule autonome
Livré en octobre 2018, le mobiLAB accueille depuis le mois de novembre 2018 le siège social de l’Institut VEDECOM. Avec ses 200 collaborateurs, l’Institut utilise 75% de la surface du bâtiment. Pour Philippe Watteau, Directeur Général : « En réunissant à Versailles-Satory l’immense majorité des équipes de VEDECOM, le MobiLAB constitue un véritable accélérateur de coopération interne et d’innovation avec l’ensemble de notre écosystème. Il contribue aussi à une visibilité accrue de nos activités et à une reconnaissance sans précédent du travail de nos équipes ».

Conçu comme un centre d’excellence mutualisé et un hub de recherche coopératif, VEDECOM dispose au mobiLAB d’installations à haute valeur ajoutée : 790 m² d’ateliers, 215 m² de laboratoires, deux salles de simulation (simulateur piéton et simulateur de conduite), un laboratoire de Connectivité et Supervision, deux salles de formation. S’y ajoutent des espaces de travail mutualisés avec l’Ifsttar : 530 m² d’ateliers et 30 m² de laboratoires. A quelques dizaines de mètres du mobiLAB, l’Institut possède aussi des infrastructures au niveau des pistes d’essais. Le Hall A offre ainsi un laboratoire d’Electronique de puissance, un atelier de prototypage et fabrication de machines électriques, un autre de prototypage de véhicule autonome. VEDECOM y a mis au point une piste de recharge par induction et un banc de caractérisation de recherche inductive uniques au monde. Il dispose également des pistes pour ses essais de véhicule autonome. Une passerelle est envisagée afin de relier prochainement le mobiLAB aux pistes et laboratoires. Un ensemble exceptionnel pour faire passer le véhicule autonome du fantasme à la réalité !

Pour en savoir plus, découvrez le dossier de presse complet

 

 

 

Articles récents :