Inauguration du Paris-Saclay Autonomous Lab

Inauguration du Paris-Saclay Autonomous Lab

L’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab a été inaugurée le 15 mai 2019 à l’occasion de l’événement SPRING. Une étape importante pour les trois équipes de VEDECOM impliquées dans ce projet de grande ampleur, mené en partenariat avec le Groupe Renault, le Groupe Transdev, l’IRT SystemX, et l’Université Paris-Saclay. Le projet vise à développer de nouveaux services de mobilité en conduite autonome, donc sans conducteur, sur voie dédiée, voies publiques et campus, en complément des solutions de transports existantes sur le plateau de Saclay. Il intègre des technologies de pointe en matière d’intelligence embarquée dans les véhicules, de système de supervision, d’infrastructures connectées, ainsi que de réseaux de télécommunications sécurisés. VEDECOM a conçu, implanté et développé l’infrastructure communicante et intelligente, et piloté les études portant sur les interactions homme-machine englobant différents champs de recherche tels que l’acceptabilité et le comportement des usagers.

Expérimentation d’un système complet de transport autonome

Lancé en 2017, le projet Paris-Saclay Autonomous Lab a pour objectif de tester un système complet de transport autonome, composé de véhicules autonomes (3 prototypes de Renault ZoéCab et 1 navette Transdev-Lohr i-Cristal), d’une supervision de la flotte, d’une infrastructure connectée et d’applications clients. Le but est de définir les conditions de déploiement d’un service de mobilité autonome à plus large échelle. Il a été inauguré le 15 mai 2019, à l’occasion du rendez-vous de l’innovation SPRING, par Mme Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France et Présidente d’Île-de-France Mobilités, M. François Durovray, Président du Conseil Départemental de l’Essonne et M. Michel Bournat, Maire de Gif-sur-Yvette et Président de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay ; en présence de M. Thierry Mallet, Président Directeur Général du Groupe Transdev, M. Arnaud Molinie, SVP Mobility service Groupe Renault, M. Paul Labrogere, Directeur Général de l’IRT SystemX,  Mme Sylvie Retailleau, Présidente Université Paris-Saclay, M. Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM et Mme Elizabeth Crepon, Directrice de l’ENSTA.

Un stand VEDECOM pour présenter la contribution de l’Institut au projet

En parallèle de l’inauguration officielle, qui avait lieu à Supelec, un stand présentait la contribution de VEDECOM à ce projet de grande ampleur. Une démonstration de réalité virtuelle permettait également d’expliquer la partie ergonomie et expérience utilisateur du projet, portée par l’Institut : analyse des besoins, test des solutions en réalité virtuelle, préconisations sur l’ergonomie et l’organisation spatiale des véhicules, travail sur les IHM interne et externe…Des études cruciales pour le déploiement du véhicule autonome, comme l’a rappelé à plusieurs reprises Philippe Watteau.

L’expérimentation au crible de la presse

L’expérimentation a été présentée à une trentaine de journalistes français et une quarantaine de journalistes étrangers. Ils ont pu tester en avant-première les taxis autonomes où, pour l’occasion, un écran permettait de visualiser ce que « voyait » la voiture. A la gare de Massy-Palaiseau, une visite du PCC, avec présentation de la navette autonome Lohr i-Cristal leur était également proposée.

Pour en savoir plus sur l’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab

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Projet AUTOPILOT : les parties prenantes se réunissent pour envisager les modèles économiques associés aux services expérimentés sur le site pilote versaillais

Projet AUTOPILOT : les parties prenantes se réunissent pour envisager les modèles économiques associés aux services expérimentés sur le site pilote versaillais

6 mai 2019

Dans le cadre du projet AUTOPILOT, un séminaire « Internet des objets et délégation de conduite » a eu lieu jeudi 18 avril dans les locaux de la Communauté d’Agglomération de Versailles Grand Parc. Il réunissait des parties prenantes des expérimentations menées sur le site pilote français à Versailles, dans le but de réfléchir à l’opportunité de déployer les services expérimentés ainsi que sur la construction de modèles économiques associés.

Evaluer la valeur ajoutée de l’Internet des Objets (IoT) pour la délégation de conduite

Le projet AUTOPILOT est un projet du programme Horizon 2020 de la Commission Européenne. Lancé en 2017, il a pour objectif d’évaluer la valeur ajoutée des technologies issues de l’internet des objets (IoT) pour la délégation de conduite. Des expérimentations en conditions réelles sont menées sur 6 sites pilotes en Europe et en Asie, dont la ville de Versailles. L’Institut VEDECOM assure la coordination globale des sites pilotes et de leurs expérimentations de véhicule autonome, ainsi que la mise en œuvre des cas d’usages déployés à Versailles. Dans ce cadre, VEDECOM a développé 3 VFLEX électriques, connectés et autonomes (base Renault Twizy).

Deux cas d’usages expérimentés sur le site versaillais : conduite urbaine couplée à un service d’autopartage et platooning

Deux cas d’usage sont expérimentés sur le site versaillais. Un ‘parcours utilisateur’ est destiné aux touristes souhaitant découvrir les points d’intérêt de la ville de Versailles en conduite connectée et autonome. Il rencontre des usagers vulnérables de la route (piétons et cyclistes) équipés d’objets connectés qui informent le véhicule de leur présence. Cela lui permet d’adapter sa vitesse en conséquence. Les expérimentations ont été menées fin avril 2019. Le ‘parcours opérateur’ quant à lui met en œuvre un service de platooning (convoi) qui permet le rééquilibrage automatique de la flotte de véhicules entre les deux stations d’autopartage installées sur le territoire dans le cadre du projet. Les expérimentations auront lieu début juillet 2019.

Le parcours utilisateur : sécuriser la conduite par la redondance d’informations des capteurs du véhicules et des IoT

Arrivé à la Pièce d’Eau des Suisses, l’utilisateur est invité à passer en conduite déléguée. Sur son passage, il rencontre des usagers vulnérables de la route équipés d’objets connectés (smartphones, smartwatch, vélo connecté). L’objet de l’expérimentation est alors de faire la preuve de la valeur ajoutée de ces objets pour la conduite déléguée : la redondance des informations enregistrées par les capteurs du véhicule et les objets connectés va permettre de sécuriser davantage la conduite. La démonstration est convaincante : le véhicule se trouve soudainement confronté à l’irruption d’un cycliste non équipé d’IoT qui lui barre la route à pleine vitesse. Le freinage d’urgence est activé, le véhicule pile. Même scénario mais cette fois-ci avec un vélo connecté à l’IoT : le véhicule commence à ralentir bien avant l’intersection incriminée. Les informations envoyées par le vélo ont permis au véhicule d’anticiper la présence, la vitesse et l’intention du cycliste, et d’adapter sa conduite en conséquence.

Le parcours opérateur : rééquilibrer automatiquement la flotte automobile grâce au platooning

Le deuxième cas d’usage consiste en un parcours opérateur, visant à faciliter le rééquilibrage de la flotte de véhicules en autopartage. Les expérimentations concernent alors le platooning ou convoi. Un service de Fleet Management System identifie sur la tablette de l’opérateur quand et de combien il va falloir rééquilibrer la flotte automobile entre les deux stations d’autopartage équipées de bornes de recharge installées dans la ville. L’agent peut alors réaliser un petit convoi de véhicules autonomes, capables de suivre automatiquement la trajectoire d’un véhicule de tête, qu’il conduit manuellement. L’échange de données se fait entre les véhicules, mais aussi entre les véhicules et l’infrastructure. Des unités de bord de route permettent ainsi au véhicule de tête de communiquer avec les feux afin de permettre la traversée des intersections en toute sécurité et sans coupure du convoi (Traffic Light Assist).

Un workshop pour évaluer l’opportunité de déploiement des services et les modèles économiques associés

Dans le cadre des phases 4 et 5 du projet AUTOPILOT, l’Institut VEDECOM, la Communauté d’Agglomération Versailles Grand Parc et leurs partenaires ont invité ce jeudi 18 avril l’ensemble des parties prenantes à un séminaire : « Internet des objets et délégation de conduite ». Le workshop avait pour but d’évaluer les opportunités et les freins au déploiement des services mis en œuvre dans les expérimentations et de réfléchir à un business model pérenne qui pourrait les porter. La journée a alterné présentations du projet et des partenaires, démonstrations et temps de discussion interactifs afin de permettre aux participants de cerner au mieux les services proposés et d’envisager les meilleurs modèles économiques associés.

https://autopilot-project.eu/

 

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50 solutions de mobilité émergentes passées au crible

50 solutions de mobilité émergentes passées au crible

Rémy Le Boennec, chercheur à l’Institut VEDECOM et LGI CentraleSupélec ( Université Paris-Saclay), en collaboration avec Isabelle Nicolaï (LGI CentraleSupélec, Université Paris-Saclay) et Pascal Da Costa (LGI CentraleSupélec, Université Paris-Saclay), a présenté une étude dans le cadre du projet de recherche baptisé l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité de l’Institut VEDECOM. Elle évalue 50 solutions de mobilité émergentes sur la base de 18 indicateurs de développement durable et de caractéristiques territoriales. Le but est d’aider les décideurs à élaborer, sur leur territoire, des scénarios de mobilité pertinents et viables de déploiement de nouvelles offres. Retour sur cette étude parue paru dans les actes de la conférence internationale Transport Research Arena (TRA), qui avait lieu à Vienne du 16 au 19 avril 2018.

Vers de nouveaux usages de la voiture individuelle et des modes de transport

L’opposition traditionnelle entre voiture personnelle et transports collectifs tend à s’atténuer et nombreux sont ceux qui voient l’automobile comme « le transport en commun de demain » pour compléter l’offre publique dans des lieux ou à des heures où elle est aujourd’hui peu compétitive (espaces peu denses, soirée). Plébiscitée pour sa praticité, l’automobile est utilisée quotidiennement par 64% des Français vivant dans une commune rurale et 44% de ceux vivant dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants.[1] Elle porte néanmoins son lot de nuisances (bruit, pollution, émission de gaz à effet de serre), d’accidents et d’embouteillages. En parallèle, l’émergence du concept de mobilité inclusive, qui vise à proposer des solutions physiquement et financièrement accessibles aux catégories de populations exclues d’un accès à la mobilité « standard », invite à repenser nos modes de déplacement et à faire évoluer notre cadre institutionnel en ce sens. L’adoption des nouvelles offres de mobilité durable continue quant à elle à se confronter à des obstacles tant psychologiques que sociologiques. Les usagers pratiquent régulièrement l’intermodalité, qui est la combinaison de plusieurs modes de transport dans un même déplacement, ou la multimodalité, à savoir l’usage alternatif de plusieurs modes dans des déplacements différents. Ces modes représentent toutefois, malgré des signes de développement encourageants, un trop faible pourcentage de la population.

L’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité : un outil d’aide à la décision

C’est pour réduire cette fracture, à la fois territoriale et sociale, qu’a été menée cette étude présentée lors de la conférence TRA. Elle permet aussi d’accompagner le changement des comportements et de prendre en compte la profusion des nouvelles offres de mobilité dans le processus de prise de décision. Destiné aux décideurs, l’Observatoire vise à évaluer les nouvelles offres de mobilité en fonction de caractéristiques géographiques et socio-démographiques relatives à des types de territoire présentant des densités d’habitat, des densités d’emploi et des flux de population qui leur sont spécifiques. Pour un trajet donné, chaque solution évaluée est comparée à la voiture personnelle à moteur thermique, utilisée par un conducteur seul. Les spécificités territoriales sont cruciales. Si par exemple les solutions d’autopartage se révèlent pertinentes dans les villes centre, elles le sont rarement dans les espaces faiblement peuplés. De la même manière, le succès d’Uber est lié aux faibles distances à parcourir dans les villes centrales. La question est de savoir comment identifier les caractéristiques des usagers inter et multimodaux pour les transférer aux autosolistes exclusifs, et aider ainsi les opérateurs de mobilité, historiques ou nouveaux entrants sur le marché, à concevoir des offres innovantes, adaptées au marché visé, et économiquement durables.

A chaque territoire sa solution, y compris au sein de l’Ile de France

L’évaluation menée dans le cadre de l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité va donc de pair avec l’établissement d’une typologie de territoires : pour l’Ile-de-France par exemple, il est possible de distinguer différents types de territoires, de Paris intra-muros jusqu’aux espaces périurbains et ruraux. Les spécificités de chaque type de territoire en matière de déplacements induisent le recours à des solutions de mobilité différentes. Dans Paris intra-muros, les offres historiques (transport collectif) et émergentes (vélos, scooters ou trottinettes en libre-service) co-existent, ce qui rend délicate la conduite d’une politique de mobilité articulant au mieux les différentes solutions. Dans les espaces urbanisés proches, le recours au vélo et à l’autopartage complète encore, le plus souvent, l’offre historique de transports collectifs. Dans le reste de l’espace urbanisé, le réseau de transport collectif reste dense, mais compte tenu des distances plus importantes à parcourir, il est difficile d’offrir des services de mobilité partagée sans discontinuité : quand on prend un Vélib’ dans une station, par exemple, il faut pouvoir le déposer dans une station peu éloignée. Dans les villes moyennes du reste de la grande couronne (espace périurbain), les services de mobilité s’organisent généralement en rabattement autour des gares ; enfin dans les communes non desservies par une gare de la grande couronne parisienne et des régions limitrophes, peu densément peuplées, on constate, hors des expérimentations ponctuelles, un réel manque d’offre de mobilité alternatives à la voiture personnelle.

Une méthode originale en deux étapes pour élaborer des scénarios de mobilité propres à son territoire

Pour tenter d’apporter des éléments de réponse à ces différentes problématiques, l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité a évalué 50 solutions de mobilité, majoritairement émergentes. Il utilise une méthodologie originale en deux étapes. La première consiste, grâce à une analyse multicritères, à attribuer un score consolidé à chacune de ces offres sur la base de 18 indicateurs. Les critères retenus, déclinés en indicateurs de mesure pour le processus d’évaluation, ont été validés par un groupe d’experts en mobilité associant chercheurs, industriels et territoires. Les critères retenus couvrent les trois domaines du développement durable : économique, environnemental et social.

Obtenus grâce au logiciel Diviz, les résultats montrent que dans les espaces très densément peuplés, comme Paris, la voiture personnelle à moteur thermique est peu efficace (en raison des critères environnementaux plus importants dans les espaces centraux), contrairement aux territoires peu densément peuplés où le recours à la voiture personnelle est massif, essentiellement par habitude et pour des raisons pratiques (gain de temps, …). Pour des raisons similaires, le covoiturage se présente comme une alternative écologique dans les espaces peu denses. A l’inverse, la performance spatiale de la voiture personnelle électrique décroît lorsque l’on s’éloigne des espaces densément peuplés. Le recours à des solutions actives partagées (par exemple Vélib’ à Paris) n’est globalement viable et praticable que dans les zones denses à très denses. Les navettes autonomes présentent le même profil, à la fois parce que la vitesse de déplacement est encore peu compétitive face à la voiture thermique dans les régions peu densément peuplées, mais également parce que la préoccupation écologique s’y fait moins ressentir (critères environnementaux peu pondérés dans les espaces peu denses). De façon surprenante, la marche obtient le score le plus élevé, quel que soit le type de territoire considéré, tant en raison de facteurs économiques (faible coût pour l’usager) qu’environnementaux ou encore sociaux (pratique quasi-universelle, confiance dans le mode…).

Dans une seconde étape, des relations d’influence et de dépendance entre les 18 indicateurs sont établies grâce au logiciel MICMAC,. Pour chaque type de territoire, une matrice des interactions entre les différents critères pris deux à deux est renseignée. On obtient une cartographie des influences et dépendances entre critères qui permet, finalement, d’établir un ou deux scénarios territorialisés pour la conception de solutions de mobilité innovantes ou hybrides.

Trois éléments à prendre en compte pour promouvoir une mobilité plus durable

De nombreux outils d’observation s’intéressent aux mobilités de demain. L’originalité de la démarche de l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité réside quant à elle dans le fait qu’elle compare les offres émergentes telles que covoiturage, autopartage et modes actifs, grâce aux scores obtenus par l’analyse multicritères. Unique, elle offre aux autorités publiques des éléments complémentaires en faveur d’un arbitrage plus fin des solutions à promouvoir. Grâce à un travail de veille systématique, l’Observatoire va continuer d’évaluer et de classer de nouvelles offres de mobilité. Au vu des résultats intermédiaires, trois éléments ressortent en faveur d’une mobilité plus durable :

  • Le covoiturage conducteur présente des profils spatiaux similaires à ceux de la voiture personnelle, avec une performance relativement meilleure dans des territoires peu denses. Il reste cependant sous-exploité.
  • Les modes de déplacement actifs, notamment la marche, doivent être encouragés partout par les autorités publiques, en déployant notamment des règles et des infrastructures qui en garantissent la possibilité, la sécurité et le confort, ainsi qu’un accès aisé aux zones commerciales.
  • Enfin, dans les régions peu densément peuplées, la marche doit évidemment pouvoir être combinée avec d’autres modes de transport. Des applications performantes d’information multimodales, qui remportent elles aussi un score élevé dans tous les types de territoire, pourraient y être heureusement déployées.

Demain, une brique dans un pack plus global pour accompagner les acteurs de la mobilité

L’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité constituera par la suite une brique qui a vocation à intégrer un pack plus global à destination des territoires et entreprises :

  • Nouvelles mobilités (l’observatoire) : un service d’évaluation des nouvelles solutions de mobilité
  • Business models: un service d’analyse des business models et de leur robustesse
  • Parcours d’usagers: un service d’analyse terrain des parcours d’usagers des nouvelles mobilités

L’article complet

Contacter l’auteur => mailto :remy.leboennec@vedecom.fr

https://www.researchgate.net/profile/Remy_Le_Boennec

[1] Source : Chronos, l’ObSoCo, 2018

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Projet Hyperlieux mobiles : quels impacts les véhicules autonomes et connectés auront-ils sur nos déplacements et la ville de demain ?

Projet Hyperlieux mobiles : quels impacts les véhicules autonomes et connectés auront-ils sur nos déplacements et la ville de demain ?

L’arrivée du véhicule électrique, autonome et connecté et les passions qu’il soulève (autant que les investissements publics et privés qu’il attire) est un catalyseur extrême pour toutes les innovations et mutations déjà en cours dans le champ des mobilités. Le projet de recherche-action Hyperlieux mobiles, mené par l’Institut pour la Ville en Mouvement-VEDECOM (IVM) en s’appuyant sur un hub de recherche international et multidisciplinaire, vise à identifier et à étudier les diverses émergences et pratiques actuelles dans les activités en mouvement, au-delà du simple transport de personnes ou de biens. Le but est de mieux appréhender les mutations radicales en cours dans les activités mobiles, définir les caractéristiques des nouveaux espaces induits par l’arrivée de ces véhicules hybrides et multifonctionnels, identifier les potentiels de développement avec les véhicules autonomes et connectés et imaginer les hyperlieux mobiles de demain, micro-espaces urbains ou producteurs d’urbanité.

Pour présenter les premiers résultats de ce projet d’envergure, l’IVM organisait le 7 février une journée de rencontres qui a réuni plus de 170 participants. Au programme : séances de débats et d’échanges, projection de films, micro-ateliers, exposition…

Observer la société pour innover
L’enjeu du projet est de dévoiler les formes inattendues d’urbanité générées par de nouvelles interactions entre espaces, mobilités, connectivités et activités. Pour ce faire, le hub de recherche international de l’IVM est parti de l’observation des pratiques et des modes de vie et de consommation existants. En s’appuyant sur son réseau de partenaires en Amérique Latine, en Chine, en Afrique et en Europe, il a recensé pas moins de 250 activités mobiles : du triporteur africain équipé d’un système Wifi à l’expérience d’un abattoir mobile en Suède, en passant par des nouveaux types de cinéma ou de médiathèques ambulants. En analysant comment le véhicule porteur d’une activité mobile peut, d’ores et déjà, participer à une redéfinition des lieux du quotidien, l’IVM espère envisager les ruptures possibles liées à la généralisation du VAC.

La mobilité de demain : activités, sociabilité et interactivité
Fort de toutes ces observations, le projet entre dans sa seconde phase. L’objectif est désormais de concevoir de nouveaux services et d’élaborer des projets d’activités en mouvement enrichies, augmentées et multipliées par le VAC. Il s’agit aussi d’expérimenter des dispositifs en partenariat avec des acteurs locaux et des territoires et de scénariser les situations et les micro-espaces urbains ainsi que les hyperlieux mobiles de demain. De même que les nouvelles fonctionnalités offertes par le smartphone n’ont pas seulement amélioré le téléphone mais ont aujourd’hui pris le pas sur la fonction téléphonie, il est probable qu’avec le véhicule autonome la fonction transport sera dépassée par une multitude d’activités : travail, sport, divertissement, etc. En nous libérant de l’obligation de conduire, le véhicule autonome et connecté fait évoluer notre rapport au temps (qui ne serait plus « perdu ») dans les déplacements et notre rapport à l’espace dans ces nouveaux types de véhicules (dont l’aménagement intérieur devrait être repensé).

« Le véhicule autonome et connecté, tel qu’il est annoncé, peut être un détonateur de mutations très profondes dans la mobilité. Hyperlieux mobiles est un projet collectif qui permet d’aborder les questions de mobilité au-delà du simple transport de personnes et de biens » explique Mireille Apel-Muller, directrice de l’Institut pour la Ville en Mouvement. « L’un des objectifs du projet est d’inventer les applications du véhicule autonome et connecté quand le motif n’est pas avant tout le déplacement mais l’activité à bord » ajoute-elle.

Selon Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, qui concluait les échanges de la journée, « habiter le mouvement, tel est le nouvel enjeu, la nouvelle opportunité, la nouvelle liberté qu’offre la mobilité autonome et qu’adresse, bien au-delà de la technologie, le programme Hyperlieux mobiles de l’Institut pour la Ville en Mouvement de VEDECOM en approfondissant, de manière radicale, la question des nouveaux usages de la mobilité autonome ».

Lire le communiqué de presse

Pour en savoir plus : https://www.mobilehyperplaces.com/

Écouter les interviews : rendez-vous sur Youtube

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Pédagogie des nouvelles mobilités : besoins et solutions – un temps d’échanges dédié aux acteurs des mobilités émergentes.

Pédagogie des nouvelles mobilités : besoins et solutions – un temps d’échanges dédié aux acteurs des mobilités émergentes.

Le vendredi 19 octobre 2018 à 14h00 l’Institut VEDECOM et l’IVM animeront une table ronde sur les dispositifs pédagogiques liés aux nouvelles solutions de mobilités. Au programme : un exposé des problématiques auxquels sont confrontés les différents acteurs de l’écosystème des mobilités émergentes et un panorama des solutions et initiatives d’accompagnements aux transformations de ce secteur.

Différentes personnalités issues du monde académique, industriel, institutionnel et citoyen, toutes touchées par les mutations en cours dans l’écosystème des mobilités, interviendront pour mettre en lumière les enjeux actuels et à venir :

  • Pour les concepteurs des systèmes de mobilité : il s’agit de les former aux nouvelles technologies, issues notamment de la recherche, et aussi de les sensibiliser à leurs usages.
  • Pour les décideurs et acteurs des collectivités : il s’agit d’appréhender les enjeux des différentes solutions, et de leur intégration à bon escient : au bon moment, au bon endroit, en cohérence avec des politiques publiques et un budget.
  • Pour les académiques et les jeunes : il s’agit d’anticiper et préparer l’évolution des métiers de la mobilité, en assurant le bon niveau de compétences pour faire fonctionner les systèmes. Plusieurs acteurs (organismes de formation, associations, etc.) ont compris l’enjeu de la pédagogie des nouvelles mobilités et se sont investis sur ce sujet. Ils proposent des solutions variées, innovantes pour adresser les besoins de montée en compétences de l’ensemble de l’écosystème des nouvelles mobilités.
  • Pour les usagers et clients : il s’agit de comprendre l’intérêt d’utiliser les solutions proposées, et de se les approprier (notion de « prise en main »)
  • Pour tous, il est nécessaire de clarifier la communication autour des innovations, qui sollicitent notre imaginaire et sur lesquelles la scène narrative s’écarte parfois dangereusement de la réalité du terrain.

Il s’agira pendant cet échange de 45 minutes de mutualiser et fédérer les messages des différents acteurs, tous confrontés à une problématique commune : faire face, à leur échelle, à la complexité du déploiement de systèmes de mobilité de plus en plus partagés, connectés et autonomes.

Prenez part au débat : La pédagogie des mobilités : un enjeu majeur  en présence de grandes écoles, collectivités et industriels vendredi 19 octobre 2018 à 14h00 au Meetup Studio à Autonomy.

Intervenants :

  • Coralie RENARD : Responsable Commercial et Marketing – Systèmes de Transport Autonome – TRANSDEV
  • Geneviève METZ : Directrice Telecom Evolution et Mastères Spécialisés Télécom Paris Tech
  • Carole FORTE : Directrice du Service mobilités Rambouillet Territoires – Chef du projet d’expérimentation TORNADO
  • Mireille APEL-MULLER : Directrice de l’Institut pour la Ville en Mouvement – VEDECOM
  • Sylvie THROMAS : Directrice du Programme Formation – VEDECOM

 

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VEDECOM et l’Institut pour la ville en mouvement (IVM) participent au salon AUTONOMY du 18 au 20 octobre 2018

VEDECOM et l’Institut pour la ville en mouvement (IVM) participent au salon AUTONOMY du 18 au 20 octobre 2018

Focus sur la pédagogie des nouvelles mobilités : Comment mieux appréhender les transformations en cours dans l’écosystème des mobilités ? Dispositifs d’accompagnement existants et à venir…

C’est avec plaisir que nous annonçons notre participation à AUTONOMY, le Sommet de la Mobilité Urbaine du 18 au 20 Octobre 2018 à la Grande Halle de La Villette.
Pour cette troisième édition, nous aborderons le sujet brûlant de la pédagogie des nouvelles mobilités. Face à la complexité technique et au bouleversement du jeu d’acteurs, il devient impératifde se former pour mieux comprendre.
Plusieurs organisations(organismes de formation, associations, etc.) sont investis sur ce sujet et proposent des solutions variées et innovantes pour répondre aux besoins de montée en compétences de l’ensemble de l’écosystème des nouvelles mobilités : industriels et opérateurs de services, collectivités, start-ups, citoyens…

Nous vous attendons nombreux pour échanger sur les transformations en cours et sur les dispositifs pédagogiques existants et à venir. Objectif : mieux appréhender les technologies usages émergents.

Pour réserver votre entrée au salon et participer à nos temps forts, rendez-vous sur : https://www.autonomy.paris/reservez-votre-pass/
[30% de réduction avec le code *AUTONOMYVEDECOM2018*].

 

Table ronde sur la pédagogie des mobilités : prenez part à la discussion :

Les moyens et services de mobilité sont en pleine mutation. Les nouvelles technologies et la multiplicité des usages rendent les situations complexes. Pour concevoir et déployer des moyens et services de mobilité durables, sûrs et utiles, il est nécessaire de les comprendre et de les expérimenter.

Quels sont les besoins des acteurs en présence (industriels, collectivités, usagers) ? Comment ces besoins sont-ils pris en compte ? Quels dispositifs pédagogiques existent ou sont à développer ?

Venez aborder ces questions dans notre table ronde : Pédagogie des mobilités animée par VEDECOM en présence de grandes écoles, collectivités et industriels le vendredi 19 octobre 2018 à 14h00.

Intervenants :

Coralie RENARD : Responsable Marketing et Commercial – Systèmes de Transport Autonome – TRANSDEV
Geneviève METZ : Directrice Telecom Evolution et Mastères Spécialises Télécom Paris Tech
Carole FORTE : Directrice su Service mobilités Rambouillet Territoires – Chef du projet d’expérimentation TORNADO
Mireille APEL-MULLER : Directrice de l’Institut pour la Ville en Mouvement-VEDECOM
Sylvie THROMAS : Directrice du Programme Formation – VEDECOM

 

Découvrez en avant-première notre e-learning sur le véhicule autonome :

Les enjeux liés aux véhicules autonomes sont multiples : ils portent sur les innovations technologiques embarquées et la connectivité, ainsi que sur les nouveaux usages qu’ils font émerger. Leur intégration dans le tissu économique et social, l’offre de services et les usages, l’aménagement des espaces urbains sont aussi questionnés par l’arrivée de ces nouveaux objets. Où en est-on aujourd’hui ? Quelles sont les perspectives ? VEDECOM se propose d’y répondre avec un nouveau module immersif de formation, en ligne et accessible à tous.
A vivre sur notre stand E28 du 18 au 20 octobre 2018

  

« En Route », un kit pédagogique pour élargir sa palette d’actions de mobilité

Tous les citoyens ne sont pas égaux face à la complexité des villes et de leurs réseaux. Aujourd’hui encore, des freins (plus ou moins importants selon les individus) d’ordres cognitifs, pyscho-sociaux et culturels sont prégnants pour environ un quart la population française : plus d’une personne sur quatre estime ne pas être suffisamment formé pour utiliser les moyens de transport mis à disposition par sa ville (source : Obsoco, Chronos, Ademe, CGET, VEDECOM, 2017) et respectivement 22% et 29% des personnes ont déjà renoncé à se rendre à une destination qu’ils ne connaissent pas, soit à cause d’appréhensions émotionnelles (peur de se perdre, de ne pas y arriver), soit à cause de carences informationnelles et organisationnelles pour se déplacer (source : Elabe, 2018). Face à ce constat, l’IVM a conçu un serious game pédagogique qui s’adresse à tous les publics. Via la mise en situation dans différents scénarii de déplacement, il aide à se repérer et se débrouiller dans un environnement urbain complexe tout en dédramatisant les sensations de panique et d’urgence par l’humour.

Initiez-vous au jeu « En route ! » et découvrez votre profil de mobilité sur notre stand E28 du 18 au 20 octobre 2018. Voir le teaser.

 

Décideurs et aménageurs urbains – avez-vous toutes les clés pour mener à bien une expérimentation de véhicule autonome ? : 

Les récentes lois sur la Mobilité et le Plan d’Orientations stratégiques pour l’action publique pour le Développement du véhicule automatisé invitent les acteurs des territoires à envisager de tester des solutions de mobilité innovantes, incluant l’utilisation de véhicules autonomes. Toutefois la mise en œuvre d’une expérimentation avec des véhicules autonomes est complexe. L’appréhension des technologies, l’organisation du projet (jeux d’acteurs, financements, administratif, …) et l’implication des citoyens sont des enjeux majeurs, et méritent un accompagnement.

Partagez le retour d’expérience de VEDECOM via notre nouvelle formation à destination des collectivités pour préparer au mieux une expérimentation de véhicule autonome.

 

 

Challengez-vous et tentez de remporter une place à une de nos formations :

Le véhicule autonome suscite notre imaginaire et fait couler beaucoup d’encre…. L’écart entre la réalité scientifique et la scène narrative autour de cet objet est parfois troublant …. Et nécessite une veille constante pour faire le tri dans le flux d’informations. Pour démêler le vrai de faux sur le véhicule autonome, les experts de l’Institut VEDECOM ont conçu un quiz en 10 questions-réponses : Testez-vous et tentez de remporter une place à une de nos formations !

 

Nous vous présenterons aussi de nombreuses initiatives de nos partenaires et acteurs de l’écosystème, parmi lesquelles :

  • Nouveaux MOOCs et contenus en ligne, accessibles à tous
  • Nouvelles formations continues et/ou diplômantes
  • Tiers lieux innovants sur la mobilité
  • Jeux de prospective ou d’apprentissage

 

Et surtout : donnez-nous votre avis : la parole est à vous !

Vous êtes concerné(e) par les nouvelles mobilités, à titre professionnel ou personnel ?
Vous ressentez un besoin de formation ou de conseil pour vous ou vos équipes ?
Exprimez-vous sur vos souhaits d’accompagnement : nous sommes à votre écoute !

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