Participez à la Conférence SMIV, la rencontre annuelle organisée par l’Institut VEDECOM avec ses partenaires académiques internationaux.

Participez à la Conférence SMIV, la rencontre annuelle organisée par l’Institut VEDECOM avec ses partenaires académiques internationaux.

La conférence SMIV – Smart Mobility and Intelligent Vehicle, la rencontre scientifique annuelle de l’Institut VEDECOM organisée avec ses partenaires académiques, aura lieu le mardi 12 novembre prochain à l’Espace Saint-Martin à Paris.

Deux sessions de conférences (« Mobilité durable et électrique » et « Le véhicule intelligent et sa collaboration avec l’infrastructure ») présenteront les derniers résultats de recherche sur les mobilités durables ainsi que les défis techniques et scientifiques qui restent à relever ou encore les enjeux économiques et politiques impliqués. Avec une approche des nouvelles mobilités 100% VEDECOM, qui part des usages pour que la technologie reste au service de l’humain.

Nombre de places limité. Clôture des inscriptions le 5 novembre

Pour s’inscrire : http://www.vedecom.fr/smiv-2019/

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HISTOIRE DE PROJET – En tête de pont sur les communications hybrides, sécurisées et coopératives

HISTOIRE DE PROJET – En tête de pont sur les communications hybrides, sécurisées et coopératives

L’équipe « Nouvelles communications hybrides, sécurisées et coopératives » de VEDECOM,  menée par le Dr-HdR. Oyunchimeg Shagdar, et appuyée par un réseau de partenaires, conduit des recherches autour de vecteurs de communication sûrs entre le véhicule et son environnement (V2X) : un enjeu majeur pour le véhicule du futur. Entretien avec Ahmed Soua, chercheur en V2X-5G, qui a accepté de nous en dire plus sur les challenges et les victoires de cette équipe.

En quoi consiste le projet ?

Notre équipe fait de la recherche dans le domaine des communications véhiculaires sans fil (V2X) : communication véhicule à véhicule (V2V), véhicule à infrastructures (V2I), véhicule à réseau (V2N), véhicule à piéton (V2P). Nous travaillons à leur spécification et à la conception de solutions à la fois fiables et sécurisées. Nous sommes une vingtaine de personnes, issues de formations dans les domaines de la télécommunication, des réseaux, de l’informatique, du traitement de signal et des systèmes embarqués. Nos recherches portent sur différents aspects qui vont de la conception de solutions de communication V2X à leur standardisation, en passant par la perception augmentée qu’apportent les IoT, sans oublier la cybersécurité avec la détection de comportements anormaux. Pour simuler la fiabilité et la performance des communications hybrides, nous avons conçu une plateforme de démonstration qui est commercialisée par VEDECOM Tech.

Quels sont les enjeux de vos recherches ?

Notre objectif consiste à identifier et concevoir des solutions optimales en matière de communication V2X, mais également agiles et surtout sécurisées par rapport aux flux d’informations qu’elles acheminent et qui contribuent à la sécurité routière. Pour cela, il faut mettre tous les acteurs autour de la table afin de définir des protocoles d’échanges normalisés.

Notre spécificité est vraiment de travailler de manière collaborative avec tout un écosystème d’industriels et d’académiques : Renault, PSA, VALEO, ATOS, Marben, Transdev, YoGoKo, Neavia, Vinci Autoroutes, FARECO, ECE Paris, l’UVSQ, INRIA, System-X ou encore l’UTAC CERAM.

Quelles sont les principales difficultés et les défis de ce projet ?

Nous avons 5 défis principaux. Tout d’abord la sélection des technologies bien sûr, mais aussi la question de la scalabilité, à savoir trouver des moyens d’éviter la congestion du réseau quand celui-ci monte en charge. Nous rencontrons également des problèmes d’interopérabilité et de cybersécurité. Enfin, des problématiques d’échanges de données utiles à la perception coopérative : il s’agit ici de trouver le moyen de fusionner les données des capteurs issues de différents véhicules ou d’équipements de bord de route avec les données reçues et envoyées par les réseaux sans fil.

Dans les années qui viennent, nous aurons également deux défis à relever. Il va nous falloir adapter la 5G et l’intégrer dans nos travaux de recherche sur les communications hybrides.

Quels sont les succès et les moments forts que vous avez rencontrés ?

Nous avons récemment présenté plusieurs démonstrations qui ont eu un grand succès. Lors de la journée mobilité@VEDECOM le 11 avril 2019, nous avons montré la coopération de deux technologies de communication via notre plateforme de simulation. L’inauguration de l’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab le 15 mai 2019 a aussi été un moment très important. Elle a consacré l’importance et la pertinence de notre travail en termes d’interopérabilité et d’installations. Pour la première fois, nous avons pu présenter, avec nos partenaires Renault et Transdev, un système de transport autonome complet, fonctionnant grâce à l’infrastructure. Enfin l’habilitation à diriger la recherche (HDR) d’Oyunchimeg Shagdar, le 6 septembre 2018 à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, a été un moment fort pour toute notre équipe : cela représentait une vraie reconnaissance de notre travail et de nos résultats de recherche.

Qu’est-ce que ce projet apporte au monde des mobilités ?

Nous nous attachons à faire rayonner nos résultats scientifiques : démonstrations mais aussi prototypes, brevets, publications, participation aux conférences et workshops internationaux… Nous avons récemment fait une démonstration des boîtiers de simulation de notre plateforme à l’occasion de l’inauguration du site TEQMO, le centre d’essais et d’homologation de véhicules de l’UTAC-CERAM.

En dehors de nos membres qui ont accès à ces résultats, notre filiale commerciale VEDECOM Tech pourra commercialiser cette plateforme auprès de sociétés qui pourraient en être intéressées. Conçue par VEDECOM en partenariat avec Marben, elle est composée d’une quarantaine de boîtiers qui simulent le comportement d’un véhicule connecté dans différents cas d’usage : elle permet de tester des véhicules prototypes sur pistes, notamment à des fins d’homologation comme le fait l’UTAC-CERAM. Elle contribue également pour l’Institut à l’avancement de projets européens, comme le projet 5G-MOBIX, qui réunit plus de 50 partenaires pour démontrer l’apport de la 5G aux communications véhiculaires.

 

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Les boîtiers V2X VEDECOM et le projet MOOVE à l’honneur à l’occasion de l’inauguration du site TEQMO

Les boîtiers V2X VEDECOM et le projet MOOVE à l’honneur à l’occasion de l’inauguration du site TEQMO

VEDECOM était présent à l’inauguration du site TEQMO, le centre d’essais et d’homologation de véhicules autonomes de l’UTAC CERAM, qui avait lieu le 17 juin 2019. A cette occasion, l’Institut a présenté en avant-première les boîtiers de validation V2X VEDECOM, qui permettent de simuler plusieurs véhicules connectés. Un des neuf véhicules MOOVE était également exposé devant le stand.

Les boîtiers de simulation V2X VEDECOM : une solution unique développée en interne par l’Institut

C’est à l’occasion de l’inauguration du site d’essais et d’homologation TEQMO, exploité par l’UTAC-CERAM, que l’Institut VEDECOM a choisi de présenter en avant-première sa plateforme de simulation de véhicules connectés. Développée en interne par l’équipe Nouvelles Communications sécurisées et Sécurité Coopérative (MOB01), en partenariat avec Marben, elle permet de simuler des communications hybrides et intègre pour l’instant la 4G et l’ITS-G5. A terme, elle devrait également fonctionner avec la 5G et le LIFI. Composée d’une quarantaine de boîtiers qui simulent le comportement de plusieurs véhicules connectés, elle est configurable à distance et permet de simuler différents scenarii et cas d’usages : accidents, embouteillages, freinage d’urgence, véhicule en contresens…Une solution innovante pour les activités d’homologation et test d’interopérabilité des différentes technologies de communication V2X en parfaite cohérence avec la raison d’être du site TEQMO, d’autant que l’UTAC-CERAM l’utilise déjà pour faire des tests d’homologation.

La démonstration présentée consistait à envoyer via les boîtiers des alertes d’accident, de formation de bouchon, etc. aux véhicules autonomes roulant sur les pistes afin d’en tester les réactions et de préparer demain leur homologation sur cette partie connectivité inter-véhicule.

Exposition d’un véhicule MOOVE : un million de kilomètres de roulage déjà réalisé pour collecter les informations nécessaires à la validation des fonctions du véhicule autonome

L’Institut exposait également l’un des neuf véhicules du projet MOOVE. Ces C4 Picasso et DS7 Crossback sont équipées de capacités de perception similaires à celles des véhicules autonomes avec caméras, radars et lidars, mais elles restent conduites par un conducteur humain. Leur vocation : rouler par tous les temps et en tous lieux pour enregistrer le maximum de données sur les différentes situations routières auxquelles se trouve confronté un véhicule, en particulier pour identifier les situations à risque pour le véhicule autonome. Depuis 2016, elles ont à leur actif un million de kilomètres, parcourus dans 17 pays européens en quelques 15 000 heures de conduite, ayant généré l’enregistrement de 250 téraoctets de données. L’analyse de ces informations doit servir aux constructeurs automobiles, pour spécifier et valider les lois de commande du véhicule autonome. Un projet lui aussi en parfait accord avec le site inauguré et ses 12km de pistes d’essais et d’homologation, puisqu’il alimentera en données obtenues en conditions réelles les scénarios de test qui seront réalisés.

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Inauguration du Paris-Saclay Autonomous Lab

Inauguration du Paris-Saclay Autonomous Lab

L’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab a été inaugurée le 15 mai 2019 à l’occasion de l’événement SPRING. Une étape importante pour les trois équipes de VEDECOM impliquées dans ce projet de grande ampleur, mené en partenariat avec le Groupe Renault, le Groupe Transdev, l’IRT SystemX, et l’Université Paris-Saclay. Le projet vise à développer de nouveaux services de mobilité en conduite autonome, donc sans conducteur, sur voie dédiée, voies publiques et campus, en complément des solutions de transports existantes sur le plateau de Saclay. Il intègre des technologies de pointe en matière d’intelligence embarquée dans les véhicules, de système de supervision, d’infrastructures connectées, ainsi que de réseaux de télécommunications sécurisés. VEDECOM a conçu, implanté et développé l’infrastructure communicante et intelligente, et piloté les études portant sur les interactions homme-machine englobant différents champs de recherche tels que l’acceptabilité et le comportement des usagers.

Expérimentation d’un système complet de transport autonome

Lancé en 2017, le projet Paris-Saclay Autonomous Lab a pour objectif de tester un système complet de transport autonome, composé de véhicules autonomes (3 prototypes de Renault ZoéCab et 1 navette Transdev-Lohr i-Cristal), d’une supervision de la flotte, d’une infrastructure connectée et d’applications clients. Le but est de définir les conditions de déploiement d’un service de mobilité autonome à plus large échelle. Il a été inauguré le 15 mai 2019, à l’occasion du rendez-vous de l’innovation SPRING, par Mme Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France et Présidente d’Île-de-France Mobilités, M. François Durovray, Président du Conseil Départemental de l’Essonne et M. Michel Bournat, Maire de Gif-sur-Yvette et Président de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay ; en présence de M. Thierry Mallet, Président Directeur Général du Groupe Transdev, M. Arnaud Molinie, SVP Mobility service Groupe Renault, M. Paul Labrogere, Directeur Général de l’IRT SystemX,  Mme Sylvie Retailleau, Présidente Université Paris-Saclay, M. Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM et Mme Elizabeth Crepon, Directrice de l’ENSTA.

Un stand VEDECOM pour présenter la contribution de l’Institut au projet

En parallèle de l’inauguration officielle, qui avait lieu à Supelec, un stand présentait la contribution de VEDECOM à ce projet de grande ampleur. Une démonstration de réalité virtuelle permettait également d’expliquer la partie ergonomie et expérience utilisateur du projet, portée par l’Institut : analyse des besoins, test des solutions en réalité virtuelle, préconisations sur l’ergonomie et l’organisation spatiale des véhicules, travail sur les IHM interne et externe…Des études cruciales pour le déploiement du véhicule autonome, comme l’a rappelé à plusieurs reprises Philippe Watteau.

L’expérimentation au crible de la presse

L’expérimentation a été présentée à une trentaine de journalistes français et une quarantaine de journalistes étrangers. Ils ont pu tester en avant-première les taxis autonomes où, pour l’occasion, un écran permettait de visualiser ce que « voyait » la voiture. A la gare de Massy-Palaiseau, une visite du PCC, avec présentation de la navette autonome Lohr i-Cristal leur était également proposée.

Pour en savoir plus sur l’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab

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Le Paris-Saclay Autonomous Lab inauguré à l’occasion de Spring : une expérimentation grandeur nature de services de mobilité autonome connectés aux infrastructures

Le Paris-Saclay Autonomous Lab inauguré à l’occasion de Spring : une expérimentation grandeur nature de services de mobilité autonome connectés aux infrastructures

15 mai 2019

L’évènement SPRING, qui a eu lieu à Paris-Saclay le 15 mai 2019, a été l’occasion pour VEDECOM de présenter, aux côtés de ses partenaires, l’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab issue du projet EVAPS. Le projet, vise à développer de nouveaux services de mobilité en conduite autonome, donc sans conducteur, sur voie dédiée, voies publiques et campus, en complément des solutions de transports existantes sur le plateau de Saclay. Il intègre des technologies de pointe en matière d’intelligence embarquée dans les véhicules, de système de supervision, d’infrastructures connectées, ainsi que de réseaux de télécommunications sécurisés. Il a été copiloté par le Groupe Renault, le Groupe Transdev, l’Institut VEDECOM, l’IRT SystemX, et l’Université Paris-Saclay avec la contribution de l’ENSTA. Il bénéficie du concours des Investissements d’Avenir de l’Etat confiés à l’ADEME, ainsi que du soutien de l’Établissement Public d’Aménagement Paris-Saclay, de la communauté d’agglomération Paris-Saclay, du département de l’Essonne et d’Ile-de-France Mobilités.

Expérimentation d’un système complet de transport autonome

Le projet Paris-Saclay Autonomous Lab fait partie des expérimentations retenues le 24 avril 2019 par le gouvernement après l’appel à projets « Expérimentation du Véhicule Routier Autonome » (EVRA) lancé en juin 2018 dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Il a pour objectif de tester un système complet de transport autonome, composé de véhicules autonomes (3 prototypes de Renault ZoéCab et 1 navette Transdev-Lohr i-Cristal), d’une supervision de la flotte, d’une infrastructure connectée et d’applications clients. Le but est de définir les conditions de déploiement d’un service de mobilité autonome à plus large échelle. Lancé en 2017, le projet Paris-Saclay Autonomous Lab a été inauguré le 15 mai 2019, à l’occasion du rendez-vous de l’innovation SPRING à Centrale Supélec, par M.Grégoire de Lasteyrie, Conseiller spécial nouvelles mobilités de la Région et Maire de Palaiseau, M. François Durovray, Président du Conseil Départemental de l’Essonne et M. Michel BOURNAT, Maire de Gif-sur-Yvette et Président de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay ; en présence de M. Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, M. Thierry Mallet, Président Directeur Général du Groupe Transdev, M. Arnaud Molinié, SVP Mobility service du Groupe Renault, M. Paul Labrogère, Directeur Général de l’IRT SystemX,  Mme Sylvie Retailleau, Présidente de l’Université Paris-Saclay, et Mme Elisabeth Crépon, Directrice de l’ENSTA. Il se poursuivra jusqu’au premier trimestre 2020.

Des services de mobilité autonome en complément de l’offre de transports existante

L’expérimentation sera ouverte progressivement à partir du 21 mai 2019 à un panel d’utilisateurs. Leur seront proposés deux services de mobilité autonome en complément de l’offre de transports actuellement existante sur le plateau de Saclay :

  • un service de transport collectif de nuit sur voie dédiée (voie TCSP dédiée aux bus) avec une navette autonome Transdev-Lohr i-Cristal qui desservira les quartiers du plateau de Saclay jusqu’à la gare de Massy, en dehors de heures d’exploitation des services réguliers. De 00h30 à 3h du matin, la navette desservira 4 arrêts, sur une distance de près de 3 kilomètres ;
  • un service de voitures à la demande, en journée, en complément des services réguliers de transports, assuré par des prototypes de Renault ZoéCab, autonomes sur le Campus de Paris-Saclay.

Le projet est exemplaire par son intégration sur le territoire de Paris-Saclay, terreau propice à l’innovation, ainsi que par la collaboration des acteurs du projet, aux métiers complémentaires et partageant le même engagement : développer la mobilité autonome partagée. Il s’inscrit dans la démarche des pouvoirs publics pour développer les nouvelles mobilités sur le Plateau de Saclay, en les intégrant à l’offre de transport collectif. Il entend démontrer la pertinence de solutions de mobilité autonome au sein d’un réseau de transport existant, et ce sous les différents angles de la performance, la complémentarité avec l’offre en place et le volet économique. L’offre de mobilité est en effet un enjeu majeur de ce territoire, dans le cadre de l’ambition d’attractivité internationale qui est la sienne. La démographie, en forte expansion, devrait contribuer également à accroître la demande.

Une expérimentation d’envergure

Pour cette expérimentation de grande ampleur, 9 km de fibre optique ont été tirés sur l’ensemble du territoire d’expérimentation ainsi que 4 km de câble électrique et 6 km de câble Ethernet. Près de 200 candélabres publics ont été utilisés, complétés par 70 mâts provisoires. Sur les 8 km de route, 25 sites (pôle d’échanges multi-modal, intersections avec feux, ronds-points, arrêts de bus…) ont été équipés d’infrastructures de communication et de perception. 85 capteurs ont été déployés (10 lidars M8, 20 caméras thermiques de détection véhicules, 20 caméras thermiques de détection piétons, 35 caméras vidéo) ainsi que 25 unités de bord de route, associées à 25 coffrets de bord de route comportant les unités de traitement et les équipements réseau. Cet ensemble UBR + coffret, conçu par VEDECOM et baptisé VEDECOM Box, permet le traitement et la communication des flux d’informations montants et descendants depuis le véhicule.

Les prototypes Renault ZOECab et la navette Transdev-Lohr i-Cristal sont 100% électriques et dotées de technologies autonomes. Equipés de capteurs type Lidar, de caméras, d’une centrale inertielle et d’un logiciel de conduite autonome, ils intègrent toutes les contraintes de trafic habituelles : identification de présence d’autres véhicules ou de piétons, gestion des carrefours, des ronds-points ou des ralentisseurs, reconnaissance des feux de circulation, etc. Ils sont de niveau 4 (norme SAE – complètement autonomes dans des zones spécifiques). A l’intérieur, les véhicules sont dotés de caméras ainsi que d’écrans informatifs destinés à accompagner les passagers durant leur trajet.

Ce programme représente un investissement total de 16,2 millions d’euros, dont 5,5 millions d’euros d’aides apportées par l’ADEME au titre des Investissements d’Avenir.

 Un projet transverse majeur pour VEDECOM

L’infrastructure, communicante et intelligente, a été conçue, implantée et développée par VEDECOM, qui a également piloté toute l’étude facteurs humains du projet (relations piéton et voyageur avec le véhicule autonome).

Trois équipes de l’Institut sont mobilisées pour ce projet, qui comptabilise déjà plus de 2500 heures de travail en deux ans :

  • L’équipe « Nouveaux espaces physiques de la ville pour l’écomobilité », menée par Nadège Faul,
  • L’équipe « Laboratoire des nouveaux usages », menée par Stéphanie Coeugnet,
  • L’équipe « Nouvelles communications sécurisées et sécurité coopérative », menée par Oyunchimeg Shagdar.

Le projet permet d’évaluer deux volets principaux : le volet technologique, avec la mise en place d’un système de transport autonome et connecté ; et le volet acceptabilité, avec l’accueil de panélistes pour étudier l’appropriation des services par les clients finaux. L’Institut VEDECOM a apporté son expertise dans les deux domaines, en proposant des solutions pour de vrais services à valeur ajoutée :

  • recherche, développement et déploiement d’une infrastructure intelligente et connectée qui complète le véhicule autonome, ainsi que de modules de connectivité (et plus particulièrement connectivité entre les équipements de bord de route et les modules de communication embarqués) ;
  • recherche et développement sur la communication entre les véhicules et les usagers vulnérables de la route afin d’en assurer la détection et la sécurité ; recueil et analyse des besoins et attentes des utilisateurs ainsi que de leurs retours sur l’acceptabilité des services proposés afin d’envisager leur attractivité et leur rentabilité future ;
  • recherche, spécifications et prototypage de l’ergonomie des interfaces usagers à l’intérieur et à l’extérieur des divers types de véhicules en expérimentation.

Télécharger le PDF du communiqué de presse des 5 partenaires du projet Paris-Saclay Autonomous Lab

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Projet AUTOPILOT : les parties prenantes se réunissent pour envisager les modèles économiques associés aux services expérimentés sur le site pilote versaillais

Projet AUTOPILOT : les parties prenantes se réunissent pour envisager les modèles économiques associés aux services expérimentés sur le site pilote versaillais

6 mai 2019

Dans le cadre du projet AUTOPILOT, un séminaire « Internet des objets et délégation de conduite » a eu lieu jeudi 18 avril dans les locaux de la Communauté d’Agglomération de Versailles Grand Parc. Il réunissait des parties prenantes des expérimentations menées sur le site pilote français à Versailles, dans le but de réfléchir à l’opportunité de déployer les services expérimentés ainsi que sur la construction de modèles économiques associés.

Evaluer la valeur ajoutée de l’Internet des Objets (IoT) pour la délégation de conduite

Le projet AUTOPILOT est un projet du programme Horizon 2020 de la Commission Européenne. Lancé en 2017, il a pour objectif d’évaluer la valeur ajoutée des technologies issues de l’internet des objets (IoT) pour la délégation de conduite. Des expérimentations en conditions réelles sont menées sur 6 sites pilotes en Europe et en Asie, dont la ville de Versailles. L’Institut VEDECOM assure la coordination globale des sites pilotes et de leurs expérimentations de véhicule autonome, ainsi que la mise en œuvre des cas d’usages déployés à Versailles. Dans ce cadre, VEDECOM a développé 3 VFLEX électriques, connectés et autonomes (base Renault Twizy).

Deux cas d’usages expérimentés sur le site versaillais : conduite urbaine couplée à un service d’autopartage et platooning

Deux cas d’usage sont expérimentés sur le site versaillais. Un ‘parcours utilisateur’ est destiné aux touristes souhaitant découvrir les points d’intérêt de la ville de Versailles en conduite connectée et autonome. Il rencontre des usagers vulnérables de la route (piétons et cyclistes) équipés d’objets connectés qui informent le véhicule de leur présence. Cela lui permet d’adapter sa vitesse en conséquence. Les expérimentations ont été menées fin avril 2019. Le ‘parcours opérateur’ quant à lui met en œuvre un service de platooning (convoi) qui permet le rééquilibrage automatique de la flotte de véhicules entre les deux stations d’autopartage installées sur le territoire dans le cadre du projet. Les expérimentations auront lieu début juillet 2019.

Le parcours utilisateur : sécuriser la conduite par la redondance d’informations des capteurs du véhicules et des IoT

Arrivé à la Pièce d’Eau des Suisses, l’utilisateur est invité à passer en conduite déléguée. Sur son passage, il rencontre des usagers vulnérables de la route équipés d’objets connectés (smartphones, smartwatch, vélo connecté). L’objet de l’expérimentation est alors de faire la preuve de la valeur ajoutée de ces objets pour la conduite déléguée : la redondance des informations enregistrées par les capteurs du véhicule et les objets connectés va permettre de sécuriser davantage la conduite. La démonstration est convaincante : le véhicule se trouve soudainement confronté à l’irruption d’un cycliste non équipé d’IoT qui lui barre la route à pleine vitesse. Le freinage d’urgence est activé, le véhicule pile. Même scénario mais cette fois-ci avec un vélo connecté à l’IoT : le véhicule commence à ralentir bien avant l’intersection incriminée. Les informations envoyées par le vélo ont permis au véhicule d’anticiper la présence, la vitesse et l’intention du cycliste, et d’adapter sa conduite en conséquence.

Le parcours opérateur : rééquilibrer automatiquement la flotte automobile grâce au platooning

Le deuxième cas d’usage consiste en un parcours opérateur, visant à faciliter le rééquilibrage de la flotte de véhicules en autopartage. Les expérimentations concernent alors le platooning ou convoi. Un service de Fleet Management System identifie sur la tablette de l’opérateur quand et de combien il va falloir rééquilibrer la flotte automobile entre les deux stations d’autopartage équipées de bornes de recharge installées dans la ville. L’agent peut alors réaliser un petit convoi de véhicules autonomes, capables de suivre automatiquement la trajectoire d’un véhicule de tête, qu’il conduit manuellement. L’échange de données se fait entre les véhicules, mais aussi entre les véhicules et l’infrastructure. Des unités de bord de route permettent ainsi au véhicule de tête de communiquer avec les feux afin de permettre la traversée des intersections en toute sécurité et sans coupure du convoi (Traffic Light Assist).

Un workshop pour évaluer l’opportunité de déploiement des services et les modèles économiques associés

Dans le cadre des phases 4 et 5 du projet AUTOPILOT, l’Institut VEDECOM, la Communauté d’Agglomération Versailles Grand Parc et leurs partenaires ont invité ce jeudi 18 avril l’ensemble des parties prenantes à un séminaire : « Internet des objets et délégation de conduite ». Le workshop avait pour but d’évaluer les opportunités et les freins au déploiement des services mis en œuvre dans les expérimentations et de réfléchir à un business model pérenne qui pourrait les porter. La journée a alterné présentations du projet et des partenaires, démonstrations et temps de discussion interactifs afin de permettre aux participants de cerner au mieux les services proposés et d’envisager les meilleurs modèles économiques associés.

https://autopilot-project.eu/

 

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