HISTOIRE DE PROJET – En tête de pont sur les communications hybrides, sécurisées et coopératives

HISTOIRE DE PROJET – En tête de pont sur les communications hybrides, sécurisées et coopératives

L’équipe « Nouvelles communications hybrides, sécurisées et coopératives » de VEDECOM,  menée par le Dr-HdR. Oyunchimeg Shagdar, et appuyée par un réseau de partenaires, conduit des recherches autour de vecteurs de communication sûrs entre le véhicule et son environnement (V2X) : un enjeu majeur pour le véhicule du futur. Entretien avec Ahmed Soua, chercheur en V2X-5G, qui a accepté de nous en dire plus sur les challenges et les victoires de cette équipe.

En quoi consiste le projet ?

Notre équipe fait de la recherche dans le domaine des communications véhiculaires sans fil (V2X) : communication véhicule à véhicule (V2V), véhicule à infrastructures (V2I), véhicule à réseau (V2N), véhicule à piéton (V2P). Nous travaillons à leur spécification et à la conception de solutions à la fois fiables et sécurisées. Nous sommes une vingtaine de personnes, issues de formations dans les domaines de la télécommunication, des réseaux, de l’informatique, du traitement de signal et des systèmes embarqués. Nos recherches portent sur différents aspects qui vont de la conception de solutions de communication V2X à leur standardisation, en passant par la perception augmentée qu’apportent les IoT, sans oublier la cybersécurité avec la détection de comportements anormaux. Pour simuler la fiabilité et la performance des communications hybrides, nous avons conçu une plateforme de démonstration qui est commercialisée par VEDECOM Tech.

Quels sont les enjeux de vos recherches ?

Notre objectif consiste à identifier et concevoir des solutions optimales en matière de communication V2X, mais également agiles et surtout sécurisées par rapport aux flux d’informations qu’elles acheminent et qui contribuent à la sécurité routière. Pour cela, il faut mettre tous les acteurs autour de la table afin de définir des protocoles d’échanges normalisés.

Notre spécificité est vraiment de travailler de manière collaborative avec tout un écosystème d’industriels et d’académiques : Renault, PSA, VALEO, ATOS, Marben, Transdev, YoGoKo, Neavia, Vinci Autoroutes, FARECO, ECE Paris, l’UVSQ, INRIA, System-X ou encore l’UTAC CERAM.

Quelles sont les principales difficultés et les défis de ce projet ?

Nous avons 5 défis principaux. Tout d’abord la sélection des technologies bien sûr, mais aussi la question de la scalabilité, à savoir trouver des moyens d’éviter la congestion du réseau quand celui-ci monte en charge. Nous rencontrons également des problèmes d’interopérabilité et de cybersécurité. Enfin, des problématiques d’échanges de données utiles à la perception coopérative : il s’agit ici de trouver le moyen de fusionner les données des capteurs issues de différents véhicules ou d’équipements de bord de route avec les données reçues et envoyées par les réseaux sans fil.

Dans les années qui viennent, nous aurons également deux défis à relever. Il va nous falloir adapter la 5G et l’intégrer dans nos travaux de recherche sur les communications hybrides.

Quels sont les succès et les moments forts que vous avez rencontrés ?

Nous avons récemment présenté plusieurs démonstrations qui ont eu un grand succès. Lors de la journée mobilité@VEDECOM le 11 avril 2019, nous avons montré la coopération de deux technologies de communication via notre plateforme de simulation. L’inauguration de l’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab le 15 mai 2019 a aussi été un moment très important. Elle a consacré l’importance et la pertinence de notre travail en termes d’interopérabilité et d’installations. Pour la première fois, nous avons pu présenter, avec nos partenaires Renault et Transdev, un système de transport autonome complet, fonctionnant grâce à l’infrastructure. Enfin l’habilitation à diriger la recherche (HDR) d’Oyunchimeg Shagdar, le 6 septembre 2018 à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, a été un moment fort pour toute notre équipe : cela représentait une vraie reconnaissance de notre travail et de nos résultats de recherche.

Qu’est-ce que ce projet apporte au monde des mobilités ?

Nous nous attachons à faire rayonner nos résultats scientifiques : démonstrations mais aussi prototypes, brevets, publications, participation aux conférences et workshops internationaux… Nous avons récemment fait une démonstration des boîtiers de simulation de notre plateforme à l’occasion de l’inauguration du site TEQMO, le centre d’essais et d’homologation de véhicules de l’UTAC-CERAM.

En dehors de nos membres qui ont accès à ces résultats, notre filiale commerciale VEDECOM Tech pourra commercialiser cette plateforme auprès de sociétés qui pourraient en être intéressées. Conçue par VEDECOM en partenariat avec Marben, elle est composée d’une quarantaine de boîtiers qui simulent le comportement d’un véhicule connecté dans différents cas d’usage : elle permet de tester des véhicules prototypes sur pistes, notamment à des fins d’homologation comme le fait l’UTAC-CERAM. Elle contribue également pour l’Institut à l’avancement de projets européens, comme le projet 5G-MOBIX, qui réunit plus de 50 partenaires pour démontrer l’apport de la 5G aux communications véhiculaires.

 

Articles récents :

MOOVE : sécuriser la conduite autonome grâce à la collecte des données de roulage

MOOVE : sécuriser la conduite autonome grâce à la collecte des données de roulage

Un enjeu essentiel pour les constructeurs automobiles et leurs partenaires est de garantir aux usagers de la route un haut niveau de sécurité quand ces derniers activeront les fonctions d’automatisation de leur véhicule dans un trafic routier souvent complexe, ou quand ils seront transportés par des véhicules ou des taxis autonomes sans chauffeur. C’est pour assurer cette sécurité que l’Institut VEDECOM a lancé en 2015, en partenariat avec PSA, Renault, et Valeo, le projet MOOVE qui vise à constituer une base de données de scénarios de conduite réelle du trafic routier comme référence technique pour la conception et la validation de fonctions de conduite déléguée automatisée. Le point sur ce projet d’envergure qui fait rouler une flotte de neuf véhicules pour recueillir les données de roulage, susceptibles d’apporter une connaissance fine des différentes situations routières auxquelles se trouvent confrontés les véhicules…

Collecter tous les paramètres de conduite pour dégager des modèles de comportement des usagers de la route

L’hypothèse que font tous les constructeurs automobiles est que la seule façon d’identifier et donc de traiter la complexité et la diversité des situations de trafic rencontrées sur nos routes consiste à recueillir de vastes quantités de données (actuellement 1 million de km de données réelles). C’est la raison pour laquelle, depuis 2016, neuf véhicules sillonnent les routes d’Europe dans le cadre du projet MOOVE. Leur mission : rouler par tous les temps et en tous lieux pour enregistrer le maximum de données sur les différentes situations routières auxquelles se trouve confronté un véhicule, en particulier pour identifier les situations à risque pour le véhicule autonome.

 

Situations à risque et comportement du chauffeur : rien n’est laissé au hasard

Conduits par des conducteurs humains, ils sont équipés de capacités de perception similaires à celles des véhicules autonomes : radars, lidars et caméras de réalité terrain enregistrant en permanence des vidéos en 360°. Trois caméras intérieures observent les mains, les pieds et les yeux du conducteur, qui dispose également d’une tablette de notification dynamique pour signaler en temps réel les situations de conduite critiques ou particulières. Un monitoring complet du réseau de communication interne du véhicule permet de connaître toutes les actions exercées sur le frein, l’accélérateur, la direction, les feux, les essuie-glaces ainsi que la vitesse du véhicule, le passage des vitesses, sa position GPS… Au total, ce sont 500 signaux différents qui sont enregistrés : des données qui, synchronisées, permettent aux data scientists de reconstituer les situations routières réelles et de savoir comment le conducteur a réagi.

 

250 To de données collectées dans 17 pays européens

D’abord roulant en métropole parisienne et dans les grandes villes d’Europe, les véhicules ont ensuite parcouru les autoroutes et les voies rapides, les routes secondaires et les Alpes où ils ont enduré neige et brouillard. Ils ont franchi tous les grands ponts d’Europe de l’Ouest, et traversé les tunnels. Ils sillonnent actuellement l’Europe de l’Est et devraient bientôt arriver en zones urbaines et sur les routes de campagne. Avec 1 million de kilomètres à leur actif en quelques 15 000 heures de route dans 17 pays différents, les véhicules MOOVE ont déjà permis d’enregistrer 250 To de données qui constituent une base de données brutes de tous les paramètres des situations routières rencontrées.

 

Transformer la base de données brutes en base de données relationnelle de scénarios labélisés

Une infrastructure hardware et software a été mise en place chez VEDECOM pour le stockage, l’archivage et les calculs de traitement des 250 To de données. Les partenaires du projet peuvent y accéder à distance de façon hautement sécurisée.

Les données brutes sont organisées selon une structure adaptée à un tel volume. Elles sont pour cela soumises à une succession de transformations qui doivent permettre l’analyse, mais aussi des accès performants et des calculs 100 fois plus rapides que le temps réel : « Nous analysons les signaux avec 171 algorithmes pour y trouver des règles d’expert, identifier ce qui s’est passé et en sortir tous les attributs : vitesse, inter distance, etc., détaille Annie Bracquemond, chef du projet à l’Institut VEDECOM. Cela servira ensuite aux conducteurs automobiles et à leurs partenaires pour spécifier et valider des lois de commande des futurs véhicules autonomes. »

 

Modéliser des scénarios remarquables avec des algorithmes robustes

Au terme de ce processus, une base de données relationnelle de 5 To d’objets interprétés reconstituant les scénarios routiers, synchronisés aux vidéos, a été établie. 80 scénarios remarquables et pertinents ont pu ainsi être relevés. Un progiciel dédié d’interrogation de cette base de données (MOVIN-SALSA) a été développé sur la base du logiciel SALSA du CEESAR (Centre Européen d’Etudes de Sécurité et Analyse des Risques) afin d’extraire et modéliser les scénarios routiers souhaités.

Par ailleurs, une centaine de Paramètres Haut Niveau ont été définis pour spécifier tous les objets et acteurs de la scène routière. Ces paramètres permettent de modéliser l’intégralité de l’environnement du véhicule. Chacun a été renforcé par des algorithmes spécifiques pour les rendre le plus robuste possible. Traités par algorithmes, ces paramètres permettent aux data scientists de détecter les événements extérieurs au véhicule ainsi que les actions du conducteur, mais aussi de reconstituer les éléments de l’infrastructure routière ou des séquences temporelles et conditions climatiques dans lesquelles se déroulent les scénarios.

 

Des bases de données intelligentes de scénarios du trafic routier pour sécuriser la conduite déléguée

La dernière phase du processus consiste à extraire les séquences critiques et réaliser des statistiques de probabilité d’apparition de ces événements, d’actions ou réactions des conducteurs. Le tout en fonction des infrastructures routières de qualité inégale et de conditions climatiques plus ou moins difficiles. Il ne s’agit rien de moins que de modéliser le monde réel et ainsi de projeter cette connaissance vers les concepteurs des fonctions de perception et de supervision intelligente. Simuler pour finalement valider les mécanismes de contrôle des véhicules autonomes. Objectif : une sécurité maximale.

 

Articles récents :

Les boîtiers V2X VEDECOM et le projet MOOVE à l’honneur à l’occasion de l’inauguration du site TEQMO

Les boîtiers V2X VEDECOM et le projet MOOVE à l’honneur à l’occasion de l’inauguration du site TEQMO

VEDECOM était présent à l’inauguration du site TEQMO, le centre d’essais et d’homologation de véhicules autonomes de l’UTAC CERAM, qui avait lieu le 17 juin 2019. A cette occasion, l’Institut a présenté en avant-première les boîtiers de validation V2X VEDECOM, qui permettent de simuler plusieurs véhicules connectés. Un des neuf véhicules MOOVE était également exposé devant le stand.

Les boîtiers de simulation V2X VEDECOM : une solution unique développée en interne par l’Institut

C’est à l’occasion de l’inauguration du site d’essais et d’homologation TEQMO, exploité par l’UTAC-CERAM, que l’Institut VEDECOM a choisi de présenter en avant-première sa plateforme de simulation de véhicules connectés. Développée en interne par l’équipe Nouvelles Communications sécurisées et Sécurité Coopérative (MOB01), en partenariat avec Marben, elle permet de simuler des communications hybrides et intègre pour l’instant la 4G et l’ITS-G5. A terme, elle devrait également fonctionner avec la 5G et le LIFI. Composée d’une quarantaine de boîtiers qui simulent le comportement de plusieurs véhicules connectés, elle est configurable à distance et permet de simuler différents scenarii et cas d’usages : accidents, embouteillages, freinage d’urgence, véhicule en contresens…Une solution innovante pour les activités d’homologation et test d’interopérabilité des différentes technologies de communication V2X en parfaite cohérence avec la raison d’être du site TEQMO, d’autant que l’UTAC-CERAM l’utilise déjà pour faire des tests d’homologation.

La démonstration présentée consistait à envoyer via les boîtiers des alertes d’accident, de formation de bouchon, etc. aux véhicules autonomes roulant sur les pistes afin d’en tester les réactions et de préparer demain leur homologation sur cette partie connectivité inter-véhicule.

Exposition d’un véhicule MOOVE : un million de kilomètres de roulage déjà réalisé pour collecter les informations nécessaires à la validation des fonctions du véhicule autonome

L’Institut exposait également l’un des neuf véhicules du projet MOOVE. Ces C4 Picasso et DS7 Crossback sont équipées de capacités de perception similaires à celles des véhicules autonomes avec caméras, radars et lidars, mais elles restent conduites par un conducteur humain. Leur vocation : rouler par tous les temps et en tous lieux pour enregistrer le maximum de données sur les différentes situations routières auxquelles se trouve confronté un véhicule, en particulier pour identifier les situations à risque pour le véhicule autonome. Depuis 2016, elles ont à leur actif un million de kilomètres, parcourus dans 17 pays européens en quelques 15 000 heures de conduite, ayant généré l’enregistrement de 250 téraoctets de données. L’analyse de ces informations doit servir aux constructeurs automobiles, pour spécifier et valider les lois de commande du véhicule autonome. Un projet lui aussi en parfait accord avec le site inauguré et ses 12km de pistes d’essais et d’homologation, puisqu’il alimentera en données obtenues en conditions réelles les scénarios de test qui seront réalisés.

Articles récents :

VEDECOM dévoile des résultats majeurs sur le véhicule autonome obtenus dans le cadre du projet AutoMate

VEDECOM dévoile des résultats majeurs sur le véhicule autonome obtenus dans le cadre du projet AutoMate

Les démonstrations présentées lors du 30ème symposium scientifique IV 2019 (Intelligent Vehicle) d’IEEE ont été l’occasion pour l’Institut VEDECOM de dévoiler des résultats majeurs sur le véhicule autonome. Obtenus dans le cadre du projet européen AutoMate, les travaux, menés pendant 3 ans, ont permis la livraison d’un prototype de véhicule de niveau 3 équipé de modules technologiques susceptibles de créer une coopération entre le conducteur et son véhicule. Basé sur la communication et l’observation mutuelles, le système doit permettre d’améliorer la confiance de l’homme envers la machine ainsi que la sécurité de la circulation.

Des avancées majeures dans la complémentarité homme / machine

Lancé en septembre 2016, le projet Automate a été mené par 10 acteurs européens, publics et privés, pour travailler sur l’optimisation de l’acceptation et de la confiance au sein du binôme homme/machine. Doté par la Commission européenne d’un financement de 4.9 millions d’euros, il vise à expérimenter un système d’automatisation de la conduite à la fois coopératif et communicant où le conducteur et son véhicule se surveillent mutuellement, s’entraident et coopèrent dans une vraie complémentarité.

Centré sur l’expérience humaine, le projet comprend une partie très technologique : 20 modules de perception, de planification de contrôle commande, d’interprétation du comportement humain, de prédiction de l’évolution du trafic autour du véhicule, ont été développés. La communication entre le véhicule et le conducteur s’établit grâce à l’implantation, dans l’habitacle du véhicule, d’une interface homme-machine, ainsi que d’une IHM de réalité augmentée. Une caméra, installée derrière le volant, monitore en permanence le visage du conducteur, pour permettre une véritable interaction entre l’homme et le véhicule.

De la perception à l’action : une véritable entraide entre l’homme et la machine

Le système permet ainsi une véritable entraide entre l’homme et la machine, tant au niveau de la perception que de l’action. Les différents capteurs sont capables d’interpréter le comportement humain pour permettre au véhicule de proposer son aide au conducteur quand le besoin s’en fait sentir : hypovigilance, distraction, etc. Si les conditions le permettent, le véhicule peut alors reprendre la conduite. Les capteurs alertent le conducteur en cas de perte de vigilance, ou encore d’obstacles non perceptibles par l’homme.

A l’inverse, l’homme peut venir au secours de la machine dans des cas difficiles à gérer pour elle : manque de visibilité pour doubler ou traversée d’un rond-point… Le partage des tâches peut également être envisagé, le conducteur maîtrisant le volant et la machine les pédales par exemple.

VEDECOM fortement impliqué tant dans le développement des modules technologiques que dans les études de facteurs humains VEDECOM, partenaire français majeur du projet ; s’est vu allouer un budget de 800 000 euros pour mener à bien deux volets : le développement et l’intégration de nouvelles technologies sur un véhicule, et les études sur les facteurs humains et socio-économiques. Dans ces deux domaines, l’Institut était également en charge de l’évaluation et de la validation des modules technologiques développés. Il a ainsi défini les méthodologies, précisé les indicateurs clés de performance, de sûreté de fonctionnement, de satisfaction utilisateur, de réactivité et de temps de reprise en main… Autant de variables caractéristiques et discriminantes pour établir la confiance de l’humain dans le système de conduite automatisé.

Livraison d’un prototype à l’occasion de la conférence IV 2019

Le prototype, un véhicule autonome VEDECOM (conçu sur une base de C4 Picasso), a été livré à l’occasion de l’événement IV 2019, la conférence annuelle mondiale majeure sur les questions de véhicule intelligent. Accueilli en France pour sa 30ème édition, le symposium s’est clôturé par une journée de démonstrations sur les pistes d’essai de Versailles Satory, à proximité immédiate du mobiLAB : une vingtaine de démonstrations ont présenté les dernières innovations en matière de véhicule autonome.

VEDECOM, co-organisateur de la journée, présentait une démonstration de ce système complet d’automatisation de la conduite coopératif dans le cadre d’une conduite sur autoroute. La conduite sur route rurale a été traitée par l’Université d’Ulm en Allemagne, et sur route périurbaine par le centre de recherche FIAT, tous deux partenaires du projet.

« Le programme se concrétise aujourd’hui par la livraison d’un véhicule prototype embarquant un système de communication entre le véhicule et le conducteur sans précédent. C’est une avancée majeure dans le développement du véhicule autonome. La prochaine étape sera de passer à un véhicule autonome de niveau 4 sur des routes dédiées à ce niveau d’automatisation », s’est réjoui Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM.

Une restitution officielle du projet aura lieu devant la Commission Européenne début septembre en présence de tous les partenaires.

Télécharger le PDF du communiqué de presse

Articles récents :

Nouvelle démonstration de VEDECOM sur le véhicule autonome à l’occasion de l’Intelligent Vehicle Symposium

Nouvelle démonstration de VEDECOM sur le véhicule autonome à l’occasion de l’Intelligent Vehicle Symposium

27 mai 2019

Dans le cadre de la 30ème édition de l’Intelligent Vehicle Symposium (IV2019) le 12 juin 2019, l’Institut VEDECOM coordonne, avec l’IFSTTAR et Mines ParisTech l’accueil de plus de 20 démonstrations qui auront lieu sur les pistes d’essai de Versailles Satory, à proximité immédiate du mobiLAB. Centres de recherche industriels et académiques de renommée française et internationale présenteront leurs travaux aux quelques 500 participants attendus. L’occasion également pour VEDECOM de dévoiler des résultats majeurs sur le véhicule autonome, obtenus dans le cadre du projet européen AutoMate qui s’achève.

IV2019 : un colloque mondial majeur sur les questions de véhicule intelligent

IV2019 est une conférence annuelle de premier plan parrainée par la société IEEE Intelligent Transportation Systems Society (ITSS). Y sont abordés tous les sujets relatifs au développement du véhicule intelligent : systèmes d’assistance à la conduite avancée, intelligence artificielle, connectivité, systèmes de navigation et de localisation fine, perception étendue, mais aussi facteurs humains… Pour sa 30ème édition, la conférence sera accueillie en France du 9 au 12 juin 2019. Quelques 500 scientifiques, ingénieurs et techniciens seront réunis pour partager et discuter des dernières avancées théoriques et technologiques dans le domaine. Le premier volet, qui propose conférences et workshops, se tiendra du 9 au 11 juin, au Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux. Le volet démonstrations, qui clôturera l’événement le 12 juin, aura lieu à Versailles Satory, à proximité immédiate du mobiLAB qui accueillera lui-même une session posters et quelques véhicules en exposition. Plus de 20 démonstrations, dynamiques et statiques, se dérouleront sur les pistes d’essai afin de présenter les dernières innovations en matière de véhicule autonome.

Conducteur et véhicule à conduite déléguée : un duo gagnant grâce à l’observation mutuelle

L’Institut VEDECOM, coordinateur de ce dernier volet avec l’IFSTTAR et l’Ecole des Mines-ParisTech, présentera lui-même une démonstration. A cette occasion, il dévoilera les résultats majeurs obtenus dans le cadre du projet européen AutoMate. Ce projet, qui réunit 10 acteurs européens publics et privés, vise à expérimenter un système d’automatisation de la conduite à la fois coopératif et communicant, basé sur la communication et l’observation mutuelles entre le conducteur et son véhicule. Il s’agit de faire en sorte que ces derniers forment une équipe qui réalise, en confiance, une conduite autonome et partagée susceptible d’améliorer la sécurité de la circulation. Cela passe notamment par le développement de systèmes d’assistance à la conduite capables d’interpréter le comportement du conducteur pour lui proposer des tâches d’automatisation de conduite en fonction des circonstances.

Deux chercheurs de l’équipe Véhicule à conduite déléguée interviendront par ailleurs lors de la conférence. Guillaume Bresson présentera le SLAM visuel, un système de localisation très précise utilisant des images de Google Street View : une technologie inédite, à moindres frais ! Nouhed Naidja exposera les résultats de l’étude de faisabilité de l’insertion du véhicule autonome en milieu urbain, réalisée par simulation dans le cadre du projet Coexist.

Venez nous rencontrer aux démonstrations d’IV2019, sur les pistes de Satory !

S’inscrire à IV 2019 => https://iv2019.org/

Articles récents :

Inauguration du Paris-Saclay Autonomous Lab

Inauguration du Paris-Saclay Autonomous Lab

L’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab a été inaugurée le 15 mai 2019 à l’occasion de l’événement SPRING. Une étape importante pour les trois équipes de VEDECOM impliquées dans ce projet de grande ampleur, mené en partenariat avec le Groupe Renault, le Groupe Transdev, l’IRT SystemX, et l’Université Paris-Saclay. Le projet vise à développer de nouveaux services de mobilité en conduite autonome, donc sans conducteur, sur voie dédiée, voies publiques et campus, en complément des solutions de transports existantes sur le plateau de Saclay. Il intègre des technologies de pointe en matière d’intelligence embarquée dans les véhicules, de système de supervision, d’infrastructures connectées, ainsi que de réseaux de télécommunications sécurisés. VEDECOM a conçu, implanté et développé l’infrastructure communicante et intelligente, et piloté les études portant sur les interactions homme-machine englobant différents champs de recherche tels que l’acceptabilité et le comportement des usagers.

Expérimentation d’un système complet de transport autonome

Lancé en 2017, le projet Paris-Saclay Autonomous Lab a pour objectif de tester un système complet de transport autonome, composé de véhicules autonomes (3 prototypes de Renault ZoéCab et 1 navette Transdev-Lohr i-Cristal), d’une supervision de la flotte, d’une infrastructure connectée et d’applications clients. Le but est de définir les conditions de déploiement d’un service de mobilité autonome à plus large échelle. Il a été inauguré le 15 mai 2019, à l’occasion du rendez-vous de l’innovation SPRING, par Mme Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France et Présidente d’Île-de-France Mobilités, M. François Durovray, Président du Conseil Départemental de l’Essonne et M. Michel Bournat, Maire de Gif-sur-Yvette et Président de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay ; en présence de M. Thierry Mallet, Président Directeur Général du Groupe Transdev, M. Arnaud Molinie, SVP Mobility service Groupe Renault, M. Paul Labrogere, Directeur Général de l’IRT SystemX,  Mme Sylvie Retailleau, Présidente Université Paris-Saclay, M. Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM et Mme Elizabeth Crepon, Directrice de l’ENSTA.

Un stand VEDECOM pour présenter la contribution de l’Institut au projet

En parallèle de l’inauguration officielle, qui avait lieu à Supelec, un stand présentait la contribution de VEDECOM à ce projet de grande ampleur. Une démonstration de réalité virtuelle permettait également d’expliquer la partie ergonomie et expérience utilisateur du projet, portée par l’Institut : analyse des besoins, test des solutions en réalité virtuelle, préconisations sur l’ergonomie et l’organisation spatiale des véhicules, travail sur les IHM interne et externe…Des études cruciales pour le déploiement du véhicule autonome, comme l’a rappelé à plusieurs reprises Philippe Watteau.

L’expérimentation au crible de la presse

L’expérimentation a été présentée à une trentaine de journalistes français et une quarantaine de journalistes étrangers. Ils ont pu tester en avant-première les taxis autonomes où, pour l’occasion, un écran permettait de visualiser ce que « voyait » la voiture. A la gare de Massy-Palaiseau, une visite du PCC, avec présentation de la navette autonome Lohr i-Cristal leur était également proposée.

Pour en savoir plus sur l’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab

Articles récents :