Le Paris-Saclay Autonomous Lab inauguré à l’occasion de Spring : une expérimentation grandeur nature de services de mobilité autonome connectés aux infrastructures

Le Paris-Saclay Autonomous Lab inauguré à l’occasion de Spring : une expérimentation grandeur nature de services de mobilité autonome connectés aux infrastructures

15 mai 2019

L’évènement SPRING, qui a eu lieu à Paris-Saclay le 15 mai 2019, a été l’occasion pour VEDECOM de présenter, aux côtés de ses partenaires, l’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab issue du projet EVAPS. Le projet, vise à développer de nouveaux services de mobilité en conduite autonome, donc sans conducteur, sur voie dédiée, voies publiques et campus, en complément des solutions de transports existantes sur le plateau de Saclay. Il intègre des technologies de pointe en matière d’intelligence embarquée dans les véhicules, de système de supervision, d’infrastructures connectées, ainsi que de réseaux de télécommunications sécurisés. Il a été copiloté par le Groupe Renault, le Groupe Transdev, l’Institut VEDECOM, l’IRT SystemX, et l’Université Paris-Saclay avec la contribution de l’ENSTA. Il bénéficie du concours des Investissements d’Avenir de l’Etat confiés à l’ADEME, ainsi que du soutien de l’Établissement Public d’Aménagement Paris-Saclay, de la communauté d’agglomération Paris-Saclay, du département de l’Essonne et d’Ile-de-France Mobilités.

Expérimentation d’un système complet de transport autonome

Le projet Paris-Saclay Autonomous Lab fait partie des expérimentations retenues le 24 avril 2019 par le gouvernement après l’appel à projets « Expérimentation du Véhicule Routier Autonome » (EVRA) lancé en juin 2018 dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Il a pour objectif de tester un système complet de transport autonome, composé de véhicules autonomes (3 prototypes de Renault ZoéCab et 1 navette Transdev-Lohr i-Cristal), d’une supervision de la flotte, d’une infrastructure connectée et d’applications clients. Le but est de définir les conditions de déploiement d’un service de mobilité autonome à plus large échelle. Lancé en 2017, le projet Paris-Saclay Autonomous Lab a été inauguré le 15 mai 2019, à l’occasion du rendez-vous de l’innovation SPRING à Centrale Supélec, par M.Grégoire de Lasteyrie, Conseiller spécial nouvelles mobilités de la Région et Maire de Palaiseau, M. François Durovray, Président du Conseil Départemental de l’Essonne et M. Michel BOURNAT, Maire de Gif-sur-Yvette et Président de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay ; en présence de M. Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, M. Thierry Mallet, Président Directeur Général du Groupe Transdev, M. Arnaud Molinié, SVP Mobility service du Groupe Renault, M. Paul Labrogère, Directeur Général de l’IRT SystemX,  Mme Sylvie Retailleau, Présidente de l’Université Paris-Saclay, et Mme Elisabeth Crépon, Directrice de l’ENSTA. Il se poursuivra jusqu’au premier trimestre 2020.

Des services de mobilité autonome en complément de l’offre de transports existante

L’expérimentation sera ouverte progressivement à partir du 21 mai 2019 à un panel d’utilisateurs. Leur seront proposés deux services de mobilité autonome en complément de l’offre de transports actuellement existante sur le plateau de Saclay :

  • un service de transport collectif de nuit sur voie dédiée (voie TCSP dédiée aux bus) avec une navette autonome Transdev-Lohr i-Cristal qui desservira les quartiers du plateau de Saclay jusqu’à la gare de Massy, en dehors de heures d’exploitation des services réguliers. De 00h30 à 3h du matin, la navette desservira 4 arrêts, sur une distance de près de 3 kilomètres ;
  • un service de voitures à la demande, en journée, en complément des services réguliers de transports, assuré par des prototypes de Renault ZoéCab, autonomes sur le Campus de Paris-Saclay.

Le projet est exemplaire par son intégration sur le territoire de Paris-Saclay, terreau propice à l’innovation, ainsi que par la collaboration des acteurs du projet, aux métiers complémentaires et partageant le même engagement : développer la mobilité autonome partagée. Il s’inscrit dans la démarche des pouvoirs publics pour développer les nouvelles mobilités sur le Plateau de Saclay, en les intégrant à l’offre de transport collectif. Il entend démontrer la pertinence de solutions de mobilité autonome au sein d’un réseau de transport existant, et ce sous les différents angles de la performance, la complémentarité avec l’offre en place et le volet économique. L’offre de mobilité est en effet un enjeu majeur de ce territoire, dans le cadre de l’ambition d’attractivité internationale qui est la sienne. La démographie, en forte expansion, devrait contribuer également à accroître la demande.

Une expérimentation d’envergure

Pour cette expérimentation de grande ampleur, 9 km de fibre optique ont été tirés sur l’ensemble du territoire d’expérimentation ainsi que 4 km de câble électrique et 6 km de câble Ethernet. Près de 200 candélabres publics ont été utilisés, complétés par 70 mâts provisoires. Sur les 8 km de route, 25 sites (pôle d’échanges multi-modal, intersections avec feux, ronds-points, arrêts de bus…) ont été équipés d’infrastructures de communication et de perception. 85 capteurs ont été déployés (10 lidars M8, 20 caméras thermiques de détection véhicules, 20 caméras thermiques de détection piétons, 35 caméras vidéo) ainsi que 25 unités de bord de route, associées à 25 coffrets de bord de route comportant les unités de traitement et les équipements réseau. Cet ensemble UBR + coffret, conçu par VEDECOM et baptisé VEDECOM Box, permet le traitement et la communication des flux d’informations montants et descendants depuis le véhicule.

Les prototypes Renault ZOECab et la navette Transdev-Lohr i-Cristal sont 100% électriques et dotées de technologies autonomes. Equipés de capteurs type Lidar, de caméras, d’une centrale inertielle et d’un logiciel de conduite autonome, ils intègrent toutes les contraintes de trafic habituelles : identification de présence d’autres véhicules ou de piétons, gestion des carrefours, des ronds-points ou des ralentisseurs, reconnaissance des feux de circulation, etc. Ils sont de niveau 4 (norme SAE – complètement autonomes dans des zones spécifiques). A l’intérieur, les véhicules sont dotés de caméras ainsi que d’écrans informatifs destinés à accompagner les passagers durant leur trajet.

Ce programme représente un investissement total de 16,2 millions d’euros, dont 5,5 millions d’euros d’aides apportées par l’ADEME au titre des Investissements d’Avenir.

 Un projet transverse majeur pour VEDECOM

L’infrastructure, communicante et intelligente, a été conçue, implantée et développée par VEDECOM, qui a également piloté toute l’étude facteurs humains du projet (relations piéton et voyageur avec le véhicule autonome).

Trois équipes de l’Institut sont mobilisées pour ce projet, qui comptabilise déjà plus de 2500 heures de travail en deux ans :

  • L’équipe « Nouveaux espaces physiques de la ville pour l’écomobilité », menée par Nadège Faul,
  • L’équipe « Laboratoire des nouveaux usages », menée par Stéphanie Coeugnet,
  • L’équipe « Nouvelles communications sécurisées et sécurité coopérative », menée par Oyunchimeg Shagdar.

Le projet permet d’évaluer deux volets principaux : le volet technologique, avec la mise en place d’un système de transport autonome et connecté ; et le volet acceptabilité, avec l’accueil de panélistes pour étudier l’appropriation des services par les clients finaux. L’Institut VEDECOM a apporté son expertise dans les deux domaines, en proposant des solutions pour de vrais services à valeur ajoutée :

  • recherche, développement et déploiement d’une infrastructure intelligente et connectée qui complète le véhicule autonome, ainsi que de modules de connectivité (et plus particulièrement connectivité entre les équipements de bord de route et les modules de communication embarqués) ;
  • recherche et développement sur la communication entre les véhicules et les usagers vulnérables de la route afin d’en assurer la détection et la sécurité ; recueil et analyse des besoins et attentes des utilisateurs ainsi que de leurs retours sur l’acceptabilité des services proposés afin d’envisager leur attractivité et leur rentabilité future ;
  • recherche, spécifications et prototypage de l’ergonomie des interfaces usagers à l’intérieur et à l’extérieur des divers types de véhicules en expérimentation.

Télécharger le PDF du communiqué de presse des 5 partenaires du projet Paris-Saclay Autonomous Lab

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Projet AUTOPILOT : les parties prenantes se réunissent pour envisager les modèles économiques associés aux services expérimentés sur le site pilote versaillais

Projet AUTOPILOT : les parties prenantes se réunissent pour envisager les modèles économiques associés aux services expérimentés sur le site pilote versaillais

6 mai 2019

Dans le cadre du projet AUTOPILOT, un séminaire « Internet des objets et délégation de conduite » a eu lieu jeudi 18 avril dans les locaux de la Communauté d’Agglomération de Versailles Grand Parc. Il réunissait des parties prenantes des expérimentations menées sur le site pilote français à Versailles, dans le but de réfléchir à l’opportunité de déployer les services expérimentés ainsi que sur la construction de modèles économiques associés.

Evaluer la valeur ajoutée de l’Internet des Objets (IoT) pour la délégation de conduite

Le projet AUTOPILOT est un projet du programme Horizon 2020 de la Commission Européenne. Lancé en 2017, il a pour objectif d’évaluer la valeur ajoutée des technologies issues de l’internet des objets (IoT) pour la délégation de conduite. Des expérimentations en conditions réelles sont menées sur 6 sites pilotes en Europe et en Asie, dont la ville de Versailles. L’Institut VEDECOM assure la coordination globale des sites pilotes et de leurs expérimentations de véhicule autonome, ainsi que la mise en œuvre des cas d’usages déployés à Versailles. Dans ce cadre, VEDECOM a développé 3 VFLEX électriques, connectés et autonomes (base Renault Twizy).

Deux cas d’usages expérimentés sur le site versaillais : conduite urbaine couplée à un service d’autopartage et platooning

Deux cas d’usage sont expérimentés sur le site versaillais. Un ‘parcours utilisateur’ est destiné aux touristes souhaitant découvrir les points d’intérêt de la ville de Versailles en conduite connectée et autonome. Il rencontre des usagers vulnérables de la route (piétons et cyclistes) équipés d’objets connectés qui informent le véhicule de leur présence. Cela lui permet d’adapter sa vitesse en conséquence. Les expérimentations ont été menées fin avril 2019. Le ‘parcours opérateur’ quant à lui met en œuvre un service de platooning (convoi) qui permet le rééquilibrage automatique de la flotte de véhicules entre les deux stations d’autopartage installées sur le territoire dans le cadre du projet. Les expérimentations auront lieu début juillet 2019.

Le parcours utilisateur : sécuriser la conduite par la redondance d’informations des capteurs du véhicules et des IoT

Arrivé à la Pièce d’Eau des Suisses, l’utilisateur est invité à passer en conduite déléguée. Sur son passage, il rencontre des usagers vulnérables de la route équipés d’objets connectés (smartphones, smartwatch, vélo connecté). L’objet de l’expérimentation est alors de faire la preuve de la valeur ajoutée de ces objets pour la conduite déléguée : la redondance des informations enregistrées par les capteurs du véhicule et les objets connectés va permettre de sécuriser davantage la conduite. La démonstration est convaincante : le véhicule se trouve soudainement confronté à l’irruption d’un cycliste non équipé d’IoT qui lui barre la route à pleine vitesse. Le freinage d’urgence est activé, le véhicule pile. Même scénario mais cette fois-ci avec un vélo connecté à l’IoT : le véhicule commence à ralentir bien avant l’intersection incriminée. Les informations envoyées par le vélo ont permis au véhicule d’anticiper la présence, la vitesse et l’intention du cycliste, et d’adapter sa conduite en conséquence.

Le parcours opérateur : rééquilibrer automatiquement la flotte automobile grâce au platooning

Le deuxième cas d’usage consiste en un parcours opérateur, visant à faciliter le rééquilibrage de la flotte de véhicules en autopartage. Les expérimentations concernent alors le platooning ou convoi. Un service de Fleet Management System identifie sur la tablette de l’opérateur quand et de combien il va falloir rééquilibrer la flotte automobile entre les deux stations d’autopartage équipées de bornes de recharge installées dans la ville. L’agent peut alors réaliser un petit convoi de véhicules autonomes, capables de suivre automatiquement la trajectoire d’un véhicule de tête, qu’il conduit manuellement. L’échange de données se fait entre les véhicules, mais aussi entre les véhicules et l’infrastructure. Des unités de bord de route permettent ainsi au véhicule de tête de communiquer avec les feux afin de permettre la traversée des intersections en toute sécurité et sans coupure du convoi (Traffic Light Assist).

Un workshop pour évaluer l’opportunité de déploiement des services et les modèles économiques associés

Dans le cadre des phases 4 et 5 du projet AUTOPILOT, l’Institut VEDECOM, la Communauté d’Agglomération Versailles Grand Parc et leurs partenaires ont invité ce jeudi 18 avril l’ensemble des parties prenantes à un séminaire : « Internet des objets et délégation de conduite ». Le workshop avait pour but d’évaluer les opportunités et les freins au déploiement des services mis en œuvre dans les expérimentations et de réfléchir à un business model pérenne qui pourrait les porter. La journée a alterné présentations du projet et des partenaires, démonstrations et temps de discussion interactifs afin de permettre aux participants de cerner au mieux les services proposés et d’envisager les meilleurs modèles économiques associés.

https://autopilot-project.eu/

 

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Tester et valider la conduite automatisée et connectée : VEDECOM partenaire du projet européen HEADSTART

Tester et valider la conduite automatisée et connectée : VEDECOM partenaire du projet européen HEADSTART

Le projet HEADSTART (Harmonised European Solutions for Testing Automated Road Transport), du programme Horizon 2020 de la Commission Européenne, a été lancé en janvier 2019. Porté par un consortium de 21 partenaires de 9 pays différents, dont l’Institut VEDECOM, il est coordonné par IDIADA Automotive Industry et Monsieur Álvaro Arrúe. Il a pour but de définir des procédures de test et de validation pour des fonctions de conduite automatisée et connectée en incluant les technologies clés telles que la cybersécurité, la localisation et la connectivité. Les tests auront lieu dans des environnements tant virtuels que réels afin de valider les performances de sûreté et sécurité relatifs aux principaux besoins des utilisateurs.

Lancé pour une durée de trois ans, le projet HEADSTART va rassembler des acteurs pertinents de la chaîne de valeur européenne des véhicules connectés et autonomes, autour du groupe d’experts du projet qui orientera et conseillera les partenaires et participera à la promotion des résultats du projet. Le consortium et ses partenaires réuniront les solutions existantes les plus pertinentes, développeront des méthodologies, des procédures et des outils, et piloteront une solution européenne harmonisée de test et de validation des véhicules automatisés.

Au sein du consortium, l’Institut VEDECOM est en charge du WP1 qui a pour objectif d’effectuer un état de l’art sur les méthodologies de tests, d’identifier les besoins des Stakeholders, de définir les exigences pour les technologies clés, et de sélectionner les cas d’usage pertinents à tester sur piste ou en simulation en vue d’une homologation des fonctions de conduite automatisée. L’Institut contribuera également au WP2, pour définir une méthodologie de test et validation pour les cas d’usages ciblés, en prenant en considération les technologies clés.

Le projet est financé par le programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union Européenne, sous l’agrément N°824309.

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Inauguration du site de test transfrontalier France-Allemagne-Luxembourg : VEDECOM présente le projet TRIICA

Inauguration du site de test transfrontalier France-Allemagne-Luxembourg : VEDECOM présente le projet TRIICA

L’inauguration du corridor franco-allemand-luxembourgeois a eu lieu ce mercredi 3 avril 2019, à Schengen. A cette occasion, VEDECOM a présenté le projet TRICAA, qui vise à démontrer l’interopérabilité transfrontalière du véhicule à délégation de conduite en lien avec les infrastructures.

L’événement s’est déroulé en présence des ministres des Transports de la France, de l’Allemagne et du Luxembourg, ainsi que du vice premier ministre luxembourgeois et la ministre des Transports de la Sarre. La création du site traduit la volonté commune des trois pays de promouvoir le développement et l’expérimentation de différentes technologies pour la conduite autonome et connectée dans un contexte réel et transfrontalier.

Coordonné par VEDECOM, le projet TRIICA recherche ses partenaires européens

Lors de l’événement, Philippe Watteau, Directeur Général de l’Institut VEDECOM, a présenté le projet TRIICA (Test and Research on Intelligent Infrastructure for Collaborative Autonomous driving). Porté par un consortium de six partenaires français (Cerema, Sanef, YoGoKo ainsi que 3M France et Continental France), le projet est coordonné par VEDECOM. Il a été initié pour répondre à l’Appel à Manifestation d’Intérêt lancé par les trois pays courant 2018. L’allocution visait à élargir le consortium à des partenaires allemands et luxembourgeois.

Le principal objectif du projet TRIICA est de démontrer l’interopérabilité transfrontalière du véhicule à délégation de conduite tout en valorisant les apports de l’infrastructure routière dans le développement des technologies d’automatisation de la conduite.

Analyser et comparer les situations à risque pour le véhicule autonome en zone transfrontalière

Une première étape consistera, grâce à des véhicules dotés de capacités de perception représentatives de véhicules autonomes de niveau 4, à percevoir et analyser les types de signalisation routière propres à chacun des trois pays. Cette comparaison permettra d’identifier les situations à risque générées par les spécificités d’un contexte transfrontalier. Des signalétiques innovantes (horizontales et verticales) seront expérimentées afin de déterminer leur potentielle valeur ajoutée pour le véhicule autonome. La gestion de la connectivité (roaming) en zone transfrontalière sera également prise en compte. Des spécifications et recommandations pour orienter le développement des véhicules à conduite déléguée et leurs infrastructures concluront ce premier volet.

Une carte locale dynamique enrichie

Une seconde étape visera à étendre le champ de perception du véhicule à délégation de conduite grâce à un Horizon électronique (eHorizon). Celui-ci prendra la forme d’un service cloud enrichi par une cartographie dynamique qui permettra de prendre en compte des situations à risque susceptibles de réduire le niveau de délégation de conduite du véhicule. Les moyens de mise en sécurité du véhicule par l’activation progressive de modes dégradés seront également considérés.

Conception d’un nouveau prototype de véhicule autonome pour démontrer les concepts précédemment définis

Dans un dernier temps, un nouveau prototype de véhicule à délégation de conduite, conçu par l’Institut VEDECOM, intégrera l’ensemble des spécifications et développements mis au point dans les deux cas d’usage précédents. Il permettra de démontrer les différentes situations de conduite considérées dans les premières étapes.

En tant que coordinateur du projet, VEDECOM assurera le pilotage des activités de recherche et de développement ainsi que les différentes démonstrations et l’évaluation.

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Ils font VEDECOM : Sylvie Thromas, Directrice du Programme Formation

Ils font VEDECOM : Sylvie Thromas, Directrice du Programme Formation

Sylvie Thromas a un dada : les organisations humaines. C’est ce fil rouge qui a guidé la carrière de cette ingénieure en travaux publics, aujourd’hui directrice passionnée du Programme Formation de l’Institut VEDECOM.

Du BTP à la formation, en passant par la logistique…

Salariée dans un cabinet d’ingénierie depuis 10 ans, c’est à l’occasion d’une mission de construction d’usine pour PSA en Chine que Sylvie Thromas découvre le secteur de la mobilité. Le constructeur automobile est alors séduit par l’efficacité redoutable de l’ingénieure en travaux publics qui manage le projet. Il lui propose un poste… en logistique. Pas grand-chose à voir avec ce qu’elle faisait jusque-là, si ce n’est une chose, que Sylvie Thromas maîtrise à la perfection : l’organisation. Elle prend en charge les méthodes de gestion des flux d’approvisionnement des usines, depuis les fournisseurs jusqu’à l’arrivée des produits en bord de ligne, en passant par le dimensionnement et la localisation des surfaces de stockage. Un métier intense, complexe, « fourmillant », qu’elle exerce avec passion pendant plusieurs années avant de céder à un désir de plus en plus pressant : « J’avais envie d’aider les gens à mettre en valeur et développer leurs compétences. »

En 2009, elle saute le pas et se reconvertit à un nouveau métier : les ressources humaines. Forte de son expérience en tant que manager, elle s’attelle à sa nouvelle mission : développer les formations pour favoriser la montée en compétences des collaborateurs de PSA dans les métiers techniques. Carrosserie, électronique, mécanique…son équipe couvre tous les domaines. Elle plonge ainsi de plus en plus dans les « entrailles » de l’automobile via les personnes qui la conçoivent. Après quelques années, elle intègre un poste de RRH, qui la laisse cependant sur sa faim.

Former pour favoriser l’émergence de nouvelles mobilités

C’est alors que se présente l’opportunité d’intégrer l’Institut VEDECOM, à l’époque (2016) en pleine construction. Une perspective extrêmement motivante : « construire et déployer à partir de rien des dispositifs de développement des compétences, au sein d’une structure jeune, et dans un contexte innovant et très dynamique. »  En février 2016, elle est mise à disposition par PSA pour monter le Programme Formation à l’Institut. Un programme construit comme un programme scientifique à part entière. Sa finalité est de délivrer au public des connaissances scientifiques, fiables, avec une vision systémique intégrant véhicules et services de mobilité. En 2018, 340 personnes ont bénéficié de ces formations qui allient théorie et mise en pratique. L’offre élaborée par Sylvie et son équipe, en lien direct avec les chercheurs, vise aussi bien les concepteurs et ingénieurs du domaine de la mobilité, que les collectivités. Des initiatives de sensibilisation à destination du grand public ou des jeunes sont également proposées.

« C’est un sujet passionnant », s’enthousiasme Sylvie Thromas qui se reconnaît parfaitement dans la structure agile et pleine d’initiatives qu’est VEDECOM. « Ce contexte de recherche est stimulant, comme l’est le fait de travailler avec tant de jeunes : 50% des effectifs ont moins de 30 ans ! Il m’a fallu faire preuve de beaucoup de créativité et d’adaptation. Même après 3 ans, j’apprends tous les jours : l’écosystème de la mobilité est vraiment très complexe et très vaste. »

Un engagement pour favoriser les carrières techniques chez les jeunes filles

Toujours soucieuse de favoriser le partage des connaissances, Sylvie Thromas a inscrit VEDECOM dans la démarche de l’association « Elles bougent », dont l’ambition est de promouvoir les carrières techniques et scientifiques chez les jeunes filles, tout particulièrement dans le domaine de la mobilité. Un but vertueux, à côté duquel Sylvie ne pouvait pas passer. « Jusque-là, j’ai pu avoir des réserves sur certaines associations de femmes, fondées sur l’entre-soi et la cooptation, ce qui n’est pas le cas de ‘Elles Bougent’ », constate-t-elle tout en balayant avec vivacité l’élégante mèche blanche qui encadre son visage décidé et pétillant. C’est dans le cadre de cet engagement que VEDECOM accueillera une délégation de lycéennes lors de l’édition 2019 de Mobilité@VEDECOM le 11 avril prochain. Pour préparer la nouvelle génération ?

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Projet Hyperlieux mobiles : quels impacts les véhicules autonomes et connectés auront-ils sur nos déplacements et la ville de demain ?

Projet Hyperlieux mobiles : quels impacts les véhicules autonomes et connectés auront-ils sur nos déplacements et la ville de demain ?

L’arrivée du véhicule électrique, autonome et connecté et les passions qu’il soulève (autant que les investissements publics et privés qu’il attire) est un catalyseur extrême pour toutes les innovations et mutations déjà en cours dans le champ des mobilités. Le projet de recherche-action Hyperlieux mobiles, mené par l’Institut pour la Ville en Mouvement-VEDECOM (IVM) en s’appuyant sur un hub de recherche international et multidisciplinaire, vise à identifier et à étudier les diverses émergences et pratiques actuelles dans les activités en mouvement, au-delà du simple transport de personnes ou de biens. Le but est de mieux appréhender les mutations radicales en cours dans les activités mobiles, définir les caractéristiques des nouveaux espaces induits par l’arrivée de ces véhicules hybrides et multifonctionnels, identifier les potentiels de développement avec les véhicules autonomes et connectés et imaginer les hyperlieux mobiles de demain, micro-espaces urbains ou producteurs d’urbanité.

Pour présenter les premiers résultats de ce projet d’envergure, l’IVM organisait le 7 février une journée de rencontres qui a réuni plus de 170 participants. Au programme : séances de débats et d’échanges, projection de films, micro-ateliers, exposition…

Observer la société pour innover
L’enjeu du projet est de dévoiler les formes inattendues d’urbanité générées par de nouvelles interactions entre espaces, mobilités, connectivités et activités. Pour ce faire, le hub de recherche international de l’IVM est parti de l’observation des pratiques et des modes de vie et de consommation existants. En s’appuyant sur son réseau de partenaires en Amérique Latine, en Chine, en Afrique et en Europe, il a recensé pas moins de 250 activités mobiles : du triporteur africain équipé d’un système Wifi à l’expérience d’un abattoir mobile en Suède, en passant par des nouveaux types de cinéma ou de médiathèques ambulants. En analysant comment le véhicule porteur d’une activité mobile peut, d’ores et déjà, participer à une redéfinition des lieux du quotidien, l’IVM espère envisager les ruptures possibles liées à la généralisation du VAC.

La mobilité de demain : activités, sociabilité et interactivité
Fort de toutes ces observations, le projet entre dans sa seconde phase. L’objectif est désormais de concevoir de nouveaux services et d’élaborer des projets d’activités en mouvement enrichies, augmentées et multipliées par le VAC. Il s’agit aussi d’expérimenter des dispositifs en partenariat avec des acteurs locaux et des territoires et de scénariser les situations et les micro-espaces urbains ainsi que les hyperlieux mobiles de demain. De même que les nouvelles fonctionnalités offertes par le smartphone n’ont pas seulement amélioré le téléphone mais ont aujourd’hui pris le pas sur la fonction téléphonie, il est probable qu’avec le véhicule autonome la fonction transport sera dépassée par une multitude d’activités : travail, sport, divertissement, etc. En nous libérant de l’obligation de conduire, le véhicule autonome et connecté fait évoluer notre rapport au temps (qui ne serait plus « perdu ») dans les déplacements et notre rapport à l’espace dans ces nouveaux types de véhicules (dont l’aménagement intérieur devrait être repensé).

« Le véhicule autonome et connecté, tel qu’il est annoncé, peut être un détonateur de mutations très profondes dans la mobilité. Hyperlieux mobiles est un projet collectif qui permet d’aborder les questions de mobilité au-delà du simple transport de personnes et de biens » explique Mireille Apel-Muller, directrice de l’Institut pour la Ville en Mouvement. « L’un des objectifs du projet est d’inventer les applications du véhicule autonome et connecté quand le motif n’est pas avant tout le déplacement mais l’activité à bord » ajoute-elle.

Selon Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, qui concluait les échanges de la journée, « habiter le mouvement, tel est le nouvel enjeu, la nouvelle opportunité, la nouvelle liberté qu’offre la mobilité autonome et qu’adresse, bien au-delà de la technologie, le programme Hyperlieux mobiles de l’Institut pour la Ville en Mouvement de VEDECOM en approfondissant, de manière radicale, la question des nouveaux usages de la mobilité autonome ».

Lire le communiqué de presse

Pour en savoir plus : https://www.mobilehyperplaces.com/

Écouter les interviews : rendez-vous sur Youtube

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