2ème édition du baromètre Véhicule Autonome VEDECOM & MACIF

3 Français sur 4 plébiscitent le véhicule autonome, qui pourrait jouer un rôle décisif en zone rurale

La deuxième édition du baromètre VEDECOM & MACIF sur l’acceptabilité du véhicule autonome par les Français révèle qu’ils sont 73% à avoir une attitude positive vis-à-vis de ce mode de déplacement, en progression de 3 points par rapport à 2020 (équivalent à environ 2 millions de personnes si on le rapporte à la population française).

En 2020, les Français avaient une perception positive du véhicule automatisé, à condition que celui-ci soit introduit dans un contexte de préservation de l’environnement et d’amélioration de la mobilité inclusive. Avec le développement des expérimentations de mobilité autonome sur le territoire, la perception des Français a-t-elle évolué en 2021 ? Se projettent-ils dans un usage courant, partout et pour tous ? Qu’en attendent-ils finalement ?

« Mobilité pour tous, autonomie pour tous : c’est l’axe qui rythme les travaux que nous menons depuis 3 ans au sein de la communauté d’intérêt sur le véhicule autonome partagé. Le véhicule autonome doit d’abord répondre à un besoin de société avant d’être une technologie individuelle. C’est en ce sens que la navette autonome partagée permettra de redynamiser des territoires isolés en donnant accès à l’emploi, à la santé ou en rendant la mobilité accessible à tous. » Yann Arnaud, Directeur Réponses Besoins Sociétaires et Innovation à la Macif et Pilote de la Communauté d’intérêt sur le Véhicule Autonome.

 

Plus de 50% des Français prêts à le tester

Les répondants sont 18% à avoir déjà vu un véhicule automatisé soit 6% de plus qu’en 2020. De plus en plus nombreux à vouloir le tester, ils sont 5% à avoir eu l’occasion d’en utiliser un cette année (soit 2 points de plus qu’en 2020).

Plus d’un français sur deux (53,50%) affirme avoir l’intention de tester la mobilité autonome dans les années à venir (+ 11 pts) ; ils sont plus de 6 sur 10 à l’affirmer lorsqu’ils ont déjà vu un véhicule automatisé (+ 15 pts) et même plus de 7 sur 10 lorsqu’ils en ont déjà utilisé un (+ 10 pts). De manière générale, près de 4 Français sur 10 (39%) projettent d’utiliser régulièrement un véhicule autonome (+ 6 pts).

La navette autonome : un moyen de redynamiser les territoires reculés

Très attendu dans les territoires et notamment les zones rurales pour rendre des services au quotidien (ex. dessertes à la demande pour les seniors isolés ou livraisons du dernier kilomètre vers des zones d’activité), le véhicule autonome permettra enfin de rendre la mobilité accessible à tous. Une nouvelle manière de se déplacer ? Oui pour 67% des Français qui estiment que le véhicule autonome partagé permettra aux habitants des zones rurales de ne plus être dépendants de la voiture individuelle. Près de 3/4 d’entre eux pensent que des navettes autonomes partagées seraient utiles en zone rurale pour se rendre à des rendez-vous ou faire des courses et 2/3 pour se rendre dans la ville voisine, la gare la plus proche ou au travail.

La mobilité automatisée répondrait à une préoccupation qu’ont les Français pour les populations les plus fragiles. Elle serait utile en zone rurale pour les personnes âgées (pour 81% des interrogées), puis à 78% pour les personnes qui n’ont pas le permis, 74% pour celles qui n’ont pas de voiture ou encore les personnes à mobilité réduite (64%). Un Français sur deux serait également favorable au transport par navettes autonomes d’enfants et d’adolescents en zone rurale.

 

Aller à la rencontre de ceux qui en auront le plus l’utilité

 Bien qu’encore faible, la visibilité du véhicule autonome augmente sur tout le territoire, y compris chez les ruraux : 12% des habitants des zones rurales ont déjà vu un véhicule automatisé, un chiffre en hausse de 4 points par rapport à 2020, mais seulement 2% en ont utilisé un (+ 1 point) contre 7% des urbains (+ 2 points).

La visibilité du véhicule automatisé est plus élevée et augmente plus vite chez les jeunes, les citadins et les cadres : 24% des 18-24 ans ont vu un véhicule automatisé (+ 6 points), 23% des urbains (+ 7 points) et 22% des cadres (+ 4 points). Ces derniers sont plus de 8% à avoir déjà essayé un véhicule automatisé (+ 3 points). Il y a donc un équilibre pédagogique à retrouver entre citadins et populations rurales, mais aussi entre jeunes et personnes âgées.

Les chômeurs quant à eux sont seulement 3,5% à avoir essayé un véhicule automatisé. Avec une progression toutefois, puisque l’an dernier, aucun n’en avait essayé.

Infographie

Le véhicule autonome, perçu comme plus écologique pour 63% des répondants

L’autonomie des véhicules demeure associée aux énergies vertes car perçue comme plus écologique que le véhicule non autonome par près de 63% des répondants (+ 3 pts) ; 77 % (+ 7 pts) d’entre eux pensent même que le respect des normes écologiques sera obligatoire. 62% des Français perçoivent plus le côté écologique de la navette autonome partagée que pour les véhicules automatisés individuels, pour lequel ils émettent une réserve.

 

6 Français sur 10 se déclarent plus en sécurité dans un véhicule autonome

 La question de la confiance et de la sécurité est le second élément qui incite les Français à utiliser un véhicule autonome. D’ailleurs, comme l’année dernière, près de 6 Français sur 10 (57,80%) déclarent qu’ils se  sentiraient en sécurité dans un véhicule automatisé et plus de 5 sur 10 (54% ; + 2 pts) estiment que ce véhicule est fiable.

Les sondés envisagent d’utiliser un véhicule autonome dès lors qu’ils l’ont déjà vu ou testé au moins une fois. L’essayer c’est l’adopter !

Une confiance accrue chez les plus jeunes pour le niveau 3 – Plus de la moitié des Français déclare faire confiance au véhicule automatisé (plus d’1 répondant sur 2, + 3 pts). Belle progression de 14 points chez les 18-24 ans qui sont 41% à faire confiance au moins à une conduite automatisée limitée (i.e., niveau 3).

 

La mobilité autonome, symbole de liberté

Interrogés cette année sur les principaux éléments qui les inciteraient à utiliser un véhicule autonome en général, les Français évoquent en premier les possibilités de bien-être et de liberté qu’il apporte (41% des réponses). L’autonomie est associée au confort et à la sérénité, via les activités à bord qu’elle rend possible. La mobilité autonome partout et pour tous séduit aussi beaucoup les Français, qui se projettent déjà dans une utilisation concrète (ex. amélioration de la mobilité des personnes âgées et de la connexion entre les villes).

Toutefois, lorsque les Français ont le choix entre différents types de véhicules automatisés, ils préfèrent celui qui nécessite de pouvoir reprendre la main (niveau 3) afin, pour 55% d’entre eux, de garder la maîtrise et le contrôle de la voiture.

 

L’essayer serait donc bien l’adopter

Les résultats de cette deuxième édition montrent clairement que la mise sur le marché de véhicules automatisés, ainsi que les expérimentations de niveaux plus avancés, ont un impact : elles maintiennent la perception positive des Français et leur confiance donnée a priori, et renforcent leur sentiment de sécurité. Les indicateurs de visibilité et de perception confirment que les Français ont besoin de mieux connaître cette nouvelle forme de mobilité.

Infographie 3

Pour Eric Lebeau, Directeur Général de l’Institut VEDECOM, « cette deuxième enquête montre clairement le lien direct et positif entre expérimentation et acceptabilité du véhicule autonome : il est temps maintenant de passer au déploiement et à l’observation de véritables pilotes de services opérationnels. La côte de popularité du véhicule autonome s’améliore lentement mais sûrement, avec une forte attente pour des services partagés et électriques tels que les navettes, perçues comme plus écologiques et inclusives que le véhicule individuel. »

L’attente majeure se situe dans les zones rurales où la mobilité autonome prend tout son sens. L’offre de navettes autonomes y sera pertinente pour améliorer le maillage existant et donc les déplacements des habitants qui n’ont pas accès au véhicule personnel, apporter des services inédits, et encourager les autosolistes à des formules partagées.

« Reste à structurer une filière qui puisse répondre aux besoins des territoires, à la fois sur les volets études d’opportunité, de fourniture de véhicules, de services et d’infrastructures adaptées », conclut Eric Lebeau.

Méthodologie du Baromètre d’Acceptabilité VEDECOM & MACIF

Le Baromètre d’acceptabilité du Véhicule Automatisé (VA) a été réalisé auprès d’un panel représentatif de la population française (genre, âge, répartition géographique) constitué de 4 061 personnes. Le questionnaire a été administré du 18 au 28 octobre 2021. Les questions posées ont permis de récolter des données sur :
– le rapport au véhicule autonome et notamment les principaux freins et leviers à l’utilisation d’un véhicule automatisé
– le type de véhicule autonome préféré à choisir parmi 4 : Véhicule Personnel (VP) de niveau 3 (conduite autonome limitée), VP de niveau 4 (autonomie quasi complète), Robot taxi de niveau 5 (autonomie complète), Bus / navette autonome de niveau 5
– l’évaluation de l’acceptabilité des 4 véhicules incluant notamment la perception du VA en termes de sécurité, confiance, protection des données personnelles et attitudes (i.e. jugements sur la désirabilité d’un objet ou d’un comportement et/ou de ses conséquences, une attitude positive vis-à-vis du VA revient à le juger désirable alors qu’une attitude négative revient à le juger indésirable) et les raisons de ces choix
– des thèmes en lien avec les enjeux actuels : écologie, mobilité dans les zones rurales, énergie, livraisons
– les caractéristiques socio-démographiques des répondants et leur degré de technophilie (i.e., un technophile est une personne qui apprécie et/ou encourage les nouvelles technologies).
Le baromètre a été construit sur la base de l’édition précédente, de nouvelles études scientifiques et d’une série d’entretiens menés auprès des Français.

 

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Retrouvez la Première édition du Baromètre réalisée en 2020

VEDECOM réintègre les activités de sa filiale VEDECOM Tech

25 janvier  2022

VEDECOM, institut de R&D et fondation partenariale, mène des projets de recherche partenariale publique-privée dans le domaine de la mobilité durable et accompagne les filières industrielles. Pour surmonter la crise sanitaire et économique, VEDECOM a engagé en 2021 un recentrage de ses activités. Cette action a conduit à la réintégration des activités de sa filiale VEDECOM Tech.

Créée en 2017, cette SAS filiale à 100% de VEDECOM, avait pour mission de commercialiser les actifs de sa maison mère, en particulier des briques technologiques dans le domaine de la mobilité autonome. Elle offrait des prestations de services, d’ingénierie et de maîtrise d’œuvre dans le domaine de l’électrification, des véhicules autonomes et connectés et des nouveaux services de mobilité. Elle avait remporté plusieurs marchés en France et à l’international dans le domaine de la mobilité civile et militaire. Néanmoins, les conditions de marché consécutives à la crise sanitaire Covid-19 n’ont pas permis à cette structure d’assurer sa viabilité économique depuis 2020.

VEDECOM Tech a donc été dissoute le 9 décembre 2021 et son patrimoine entièrement transféré à VEDECOM par le biais d’une transmission universelle de patrimoine (Journal d’annonces légales JSS du 18/12/2021).

L’Institut VEDECOM a aujourd’hui rétabli les conditions financières qui lui permettent de mettre en œuvre son plan stratégique. Il est en ordre de marche pour répondre aux fortes attentes du marché de la mobilité, en particulier celles liées à la réduction des émissions de carbone.

A propos de VEDECOM

L’Institut pour la Transition Énergétique (ITE) VEDECOM est une fondation partenariale publique-privée de l’Université de Versailles St Quentin dédiée aux mobilités innovantes et durables.

Il est missionné par l’État pour soutenir l’innovation technologique et les filières industrielles françaises engagées dans les mobilités du futur. Fondé sur une collaboration inédite d’une cinquantaine d’acteurs, dont une vingtaine de membres, il rassemble établissements académiques, collectivités territoriales et différents acteurs privés : automobile, transport public et mobilité, logistique, infrastructures de la route, télécommunications, énergie, aéronautique et défense, services numériques et simulation, assurance. Ce rôle central de tiers de confiance permet à ses membres d’accélérer ensemble l’innovation et le déploiement de nouvelles solutions.

A travers ses trois axes de R&D multidisciplinaire, l’électrification, le véhicule autonome et connecté et les nouvelles solutions de mobilité et d’énergie, VEDECOM apporte une vision systémique du véhicule, de son environnement et des utilisateurs.

Créé en 2014 dans le cadre du Programme Investir l’Avenir (PIA), l’Institut fait partie des 15 instituts de recherche rassemblés au sein de FIT, French Institutes of Technology. Il compte 100 collaborateurs pour un budget de 17M€ en 2021. VEDECOM a produit plus de 500 publications et 80 thèses, et formé plus de 2,500 personnes dans le cadre de son programme formation.

Contact presse

Juliette Duault – juliette.duault@vedecom.fr – Tél. : 06 88 72 79 26

 

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Les acteurs de la mobilité électrique se rassemblent pour assurer le succès du déploiement des nouveaux services de recharge

Versailles, le 9 novembre 2021

Lancé en septembre 2021 pour deux ans, le projet Mobena rassemble un consortium représentatif de toute la chaîne de valeur de la mobilité électrique en France. Il accompagne les acteurs de la recharge pour assurer un déploiement réussi de la nouvelle génération de solutions de recharge de véhicules électriques. Ces solutions permettront la simplification de l’expérience utilisateur et l’amélioration de la qualité de service.

Des services de recharge interopérables

Voitures électriques Peugeot et Renault en cours de chargementLes premiers services apportés, le Smart Charging et le Plug and Charge, nécessitent des interactions entre nombreux acteurs à travers des interfaces informatiques variées. Ces services doivent être clairs, homogènes et interopérables pour être facilement adoptés.

Tout véhicule doit pouvoir se recharger avec n’importe quelle infrastructure de recharge en s’appuyant sur n’importe quel fournisseur de service.

Mobena s’attachera particulièrement à intégrer l’interopérabilité comme exigence initiale et apporter des services à forte valeur ajoutée au travers d’une adoption massive de la norme ISO 15118[1] dans un marché compétitif et ouvert.

[1] La norme ISO 15118 définit la communication et les échanges de données entre le véhicule et l’infrastructure de recharge

 

20 acteurs de la mobilité engagés dans Mobena

Le projet Mobena regroupe 20 partenaires dont 19 industriels représentatifs de la filière : Atos, Chargepoly, CRITT M2A, EDF, FEV France, GIREVE, Hager, IES Synergy, Legrand, Nexans, Renault, SAP Labs, Schneider-Electric, Stations-e, Stellantis, Thales, TotalEnergies, Valeo, VINCI Energies. Il est piloté par VEDECOM.

Mobena continue d’accueillir de nouveaux partenaires industriels de l’écosystème de recharge de véhicules électriques qui souhaitent se positionner sur le Plug and Charge et le Smart Charging et contribuer à la structuration de l’offre.

Il est également ouvert à la participation de partenaires institutionnels. Ces partenaires aideront à préparer l’arrivée harmonieuse des offres sur le marché Français et feront la promotion des orientations issues du projet.

Mobena s’inscrit à la suite d’une initiative autour de la recharge de nouvelle génération. Cette action a été impulsée en 2020 par un comité d’initiative comprenant l’AFIREV, l’AVERE-France, le GIMELEC, la PFA, l’UFE et VEDECOM.

 

Accompagner le déploiement du Plug and Charge et du smart charging

Le chef de projet Joe Matta au micro à l'occasion du lancement de Mobena, aux côtés de Tony Jaux Président de VEDECOM

Joe Matta, Chef de Projet, avec Tony Jaux, Président du Conseil d’Administration de VEDECOM, le 9 novembre 2021 à l’occasion du lancement officiel du Projet Mobena

Les partenaires du projet Mobena mettront en œuvre les actions suivantes, dans un cadre collaboratif au sein de groupes de travail :

  • Définition d’une roadmap de transition vers les solutions de recharge nouvelle génération et des cas d’usage à adopter qui incluront le Plug and Charge et le smart charging ;
  • Rédaction de référentiels et guides techniques pour le développement, le test et le déploiement des produits et services supportant la norme ISO 15118 validés par un comité technique avant publication ;
  • Identification et suivi de projets pilotes pour confronter les livrables à l’épreuve du terrain ;
  • Mise en place d’une cellule de dissémination et lobbying. Elle assurera la cohérence et la pertinence des choix opérés par Mobena face aux autres initiatives et écosystèmes européens et disséminera les choix du projet pour une adoption large. Elle porte l’idée de disposer d’une solution réplicable à l’échelle européenne.

 

Un accent particulier sera mis sur les architectures systèmes (interactions entre le véhicule, la borne et le backend des opérateurs) y compris les protocoles de communication, la PKI (Public Key Infrastructure) et la cybersécurité. La démarche intègre les deux types de recharge, AC et DC.

Les principaux résultats du projet constitueront un bien commun qui sera rendu public à l’issue des principaux jalons du projet.

 

Des actions harmonisées au niveau européen

Le consensus et l’unité au sein de l’industrie sont fondamentaux pour assurer avec succès le déploiement du Plug and Charge et du smart charging de façon interopérable au niveau européen.

Pour y parvenir, Mobena veille à collaborer avec les organisations européennes pour l’élaboration et l’adoption d’une architecture de référence, tant d’un point de vue technique qu’organisationnel. Une telle architecture assurera l’interopérabilité des systèmes et permettra un marché ouvert et compétitif entre acteurs de l’électromobilité. Elle permettra aux utilisateurs finaux et aux opérateurs de sélectionner librement leurs fournisseurs de services.

VEDECOM a été nommé membre du sous-groupe Sustainable Transport Forum (STF) de la Commission Européenne dédié à la gouvernance et aux standards de communication au sein de l’écosystème de l’électromobilité. Les résultats de ce groupe seront intégrés aux règlementations européennes dans le cadre du Fit for 55, en particulier la revised Alternative Fuels Infrastructure Regulation (AFIR). VEDECOM portera la position élaborée conjointement avec les partenaires du projet Mobena.

VEDECOM et des partenaires de Mobena également adhérents à CharIN (association qui promeut le standard de recharge européen – CCS) contribuent activement aux groupes de travail animés par CharIN pour élaborer des référentiels et des roadmaps cohérentes avec la vision Mobena.

Par ailleurs, VEDECOM et des partenaires du projet Mobena, sont impliqués dans la mise en place de démonstrations techniques pour évaluer les approches d’interopérabilité dans l’écosystème de la recharge. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre d’un partenariat historique entre VEDECOM et le centre d’innovation néerlandais Elaad. Les deux organisations ont réalisé avec succès différentes démonstrations conjointes dès 2018 dans le domaine de la recharge intelligente.

Télécharger le communiqué de presse du 9 novembre 2021

Télécharger la photo HD des représentants du consortium au 9 novembre 2021

Télécharger la photo HD des représentants et partenaires du consortium au 9 novembre 2021

Lire notre dernier article sur le sujet de la recharge de nouvelle génération

Eric Lebeau nommé Directeur Général de VEDECOM

Versailles, le 4 octobre 2021

Après 7 ans d’existence, l’Institut pour la Transition Energétique VEDECOM, dédié aux mobilités du futur, plus écologiques, autonomes et partagées, nomme son nouveau directeur général : issu du groupe Renault, Eric Lebeau succède à Philippe Watteau et prendra ses fonctions le 1er novembre 2021.

Directeur des Partenariats de Recherche et Ingénierie Avancée et des Financements publics chez Renault, Eric Lebeau était déjà membre du conseil d’administration de VEDECOM et impliqué activement au sein du Bureau depuis début 2020. Sa candidature à la succession de Philippe Watteau, directeur de l’Institut durant ces trois dernières années, a été retenue par le conseil d’administration, présidé par Tony Jaux (Stellantis, PFA), le 10 septembre dernier. Eric Lebeau prendra ses fonctions le 1er novembre prochain.

A propos d’Eric Lebeau

Ingénieur diplômé de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne, Eric Lebeau s’est forgé une solide expérience en management de la R&D et en pilotage de projets de développement grâce à une carrière très transversale au sein du Groupe Renault. Son parcours lui a permis de mener des équipes françaises et internationales vers l’accomplissement de missions et projets complexes, dans tous les contextes ayant trait à l’ingénierie : pilotage de projets de développement, mise en place des systèmes qualité et des outils et méthodes d’ingénierie, financement de la R&D, management stratégique.

Eric Lebeau effectue sa première partie de carrière dans le domaine des technologies de l’information. Nommé en dernier lieu Chief Information Officer de la filiale d’ingénierie du véhicule utilitaire (1200 personnes), il pilote également le service de production documentaire et contribue au démarrage industriel de plusieurs véhicules sur sites Renault et partenaires. Il évolue alors vers la direction de projet de développement véhicule. Après un passage aux méthodes d’ingénierie Groupe, il se voit confier le pilotage des programmes véhicules haut de gamme en phase de vie-série, puis la Direction du projet « Smart fortwo 2015 » (voiture essence et électrique pour deux), en coopération Renault – Daimler/Smart. Il couvre alors l’ensemble du projet de développement, depuis le cadrage du Produit avec le Marketing jusqu’à la mise en production d’un véhicule optimisé sur les plans économique, prestations et qualité.

Il rejoint ensuite les équipes de management de l’Ingénierie Groupe en tant que Directeur du PMO Stratégique (Project Management Office), en charge de piloter le portefeuille des programmes en développement, d’orchestrer la synchronisation des projets, l’allocation des ressources et des moyens. Il construit et déploie le Plan Stratégique Groupe visant à accroître l’efficience et les capacités d’ingénierie.

Il se tourne enfin vers le futur des mobilités en tant que Directeur des Partenariats de Recherche et Ingénierie Avancée et des Financements publics. Il y couvre l’ensemble des sujets technologiques d’avenir, notamment autour de la digitalisation, de la connectivité, du véhicule autonome, du MaaS et de l’électrification. Il représente également le Groupe Renault auprès de plusieurs instituts et associations françaises et européennes de Recherche tels que EUCAR, ERTRAC en Europe, ou le CNRS et l’ANRT en France. Cette fonction le mène naturellement à accompagner VEDECOM.

Un soutien renouvelé à VEDECOM pour relever de nouveaux défis

Malgré un contexte de crise sanitaire et économique très défavorable, l’Institut  s’est mobilisé pour maintenir une dynamique d’innovation, avec la confiance réaffirmée des industriels, de l’Etat, des collectivités et des partenaires académiques.

Eric Lebeau affirme : « Dans un monde des mobilités en pleine mutation, nous avons besoin d’une approche systémique et d’un Institut tel que VEDECOM pour jouer le rôle de point de rencontre, de catalyseur et de tiers de confiance entre les acteurs des filières concernées : automobile, énergie, infrastructure, télécom, digital… Je m’attacherai à approfondir l’écosystème de nos partenaires et à étendre les collaborations sur les sujets clé de R&D pour la transition écologique, afin de faire avancer l’équipe française et l’Europe des mobilités décarbonées du futur. »

VEDECOM mène actuellement une trentaine de projets français et européens de R&D multi-partenariale, dont 13 projets financés pour moitié par le PIA (Programme Investir l’Avenir) via l’ANR. Il permet à ses partenaires d’innover par les usages et par la technologie et apporte avec eux des innovations de rupture autour de la motorisation électrique, de la recharge nouvelle génération et sans contact, de la 5G et de la connectivité, des données, de l’IA et de l’intelligence embarquée et débarquée du véhicule automatisé.

A propos de VEDECOM

L’Institut pour la Transition Énergétique (ITE) VEDECOM est une fondation partenariale publique-privée de l’Université de Versailles St Quentin (Université Paris Saclay) dédiée aux mobilités innovantes et durables.

Il est missionné par l’État pour soutenir l’innovation technologique et les filières industrielles françaises engagées dans les mobilités du futur. Fondé sur une collaboration inédite d’une cinquantaine d’acteurs, dont 33 membres actifs au 31/12/2020, il rassemble établissements académiques, collectivités territoriales et différents acteurs privés impactés par l’évolution des mobilités : automobile, transport public et mobilité, logistique, infrastructures de la route, télécommunications, énergie, aéronautique et défense, services numériques et simulation, assurance. Ce rôle central de tiers de confiance permet à ses membres d’accélérer ensemble l’innovation et le déploiement de nouvelles solutions.

A travers ses trois axes de R&D multidisciplinaire, l’électrification, le véhicule autonome et connecté et les nouvelles solutions de mobilité et d’énergie, VEDECOM apporte une vision systémique du véhicule, de son environnement et du déploiement des nouvelles mobilités.

Créé en 2014 dans le cadre du Programme Investir l’Avenir (PIA), l’Institut contribue au « Plan Véhicule Autonome » de la Nouvelle France Industrielle (NFI). Il compte parmi les 15 instituts de recherche rassemblés au sein de FIT, French Institutes of Technology.

Contact presse

Juliette Duault – juliette.duault@vedecom.fr – + 33 6 88 72 79 26

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Télécharger la fiche des principaux projets VEDECOM en 2021 (document non exhaustif)

La France vitrine de la mobilité autonome européenne

Le démonstrateur NAVETTY est un service de mobilité en navettes autonomes sur un site représentatif d’une agglomération. Lancé en mai 2021, il sera opérationnel sans opérateur à bord dès 2022.

Une démonstration de 3 ans baptisée NAVETTY démarre sur le site industriel d’ArianeGroup aux Mureaux (78). Le projet de R&D NAVETTY est porté par VEDECOM, institut de recherche sur les mobilités du futur, ArianeGroup, Transdev Systèmes de Transport Autonome, EasyMile et le Conseil départemental des Yvelines, qui a investi massivement pour la réussite de ce projet.

Il a pour objectif de mettre en œuvre un service de mobilité avec des navettes électriques autonomes sans opérateur à bord sur un site représentatif de la complexité d’une agglomération.

Celui-ci sera supervisé à distance via un logiciel depuis un PCC local et s’appuiera sur une infrastructure routière connectée. Il s’agit d’une première étape primordiale et unique en Europe qui permettra de valider la technologie et le modèle économique, condition nécessaire pour le déploiement d’un service à grande échelle qui sera initié sur voies publiques en vallée de Seine.


Vue aérienne du site ArianeGroup Mureaux ©Mairie des Mureaux / Philippe Graindorge
Les navettes autonomes Navetty sont des EasyMile EZ10 ©ArianeGroupe

NAVETTY s’appuiera sur cinq axes de R&D. Le premier constitue l’enjeu principal du projet : après l’expérimentation de Satory avec des navettes à perception étendue avec opérateur à bord, sur route ouverte, il s’agira de passer en mode sans opérateur à bord, avec une supervision à distance. Les 4 autres axes de recherche sont la cybersécurité, la sûreté de fonctionnement du système de mobilité, les infrastructures connectées intelligentes et l’acceptabilité de l’écosystème.

Pour ce démonstrateur à grande échelle, le choix du site ArianeGroup des Mureaux, qui s’étend sur une surface de 92 ha, s’est révélé idéal car il réunit tous les éléments de complexité d’une agglomération urbaine : circulation routière et piétonne, ronds-points, intersections et stationnement. Un environnement qui doit permettre de préparer un futur passage à l’échelle urbaine. Ce service de navettes autonomes a été également conçu pour répondre aux besoins d’ArianeGroup pour faciliter l’accès à ses sites.

La supervision à distance : une technologie essentielle pour un passage en mode « sans opérateur à bord »

La mise en place d’un service de mobilité avec des véhicules autonomes sans opérateur à bord, qui présente la qualité de service et le niveau de sécurité requis, nécessite une nouvelle technologie permettant d’assurer la supervision par un opérateur à distance. Il s’agit du logiciel de Supervision de Flottes de Véhicules Autonomes développé par Transdev Systèmes de Transport Autonome. Celui-ci a trois fonctions principales : le management de la flotte, le monitoring du système et l’expérience client.
Au sein du PCC installé sur le site, des opérateurs de supervision de Transdev Ile-de-France seront présents afin de superviser le service en temps réel.

La cybersécurité et la sûreté de fonctionnement du système de mobilité : des requis préalables

La cybersécurité est au centre des recherches menées dans le cadre de ce projet. L’enjeu est d’assurer la sécurité du système de mobilité contre d’éventuels actes de malveillance.
En effet, les véhicules autonomes actuels embarquent des technologies permettant d’assurer la perception, la supervision et la décision d’une trajectoire. Ces facultés sont rendues possibles grâce à des capteurs et des unités de traitement et de calcul qui doivent être parfaitement sécurisés pour le transport de passagers.

Gestion autonome de passage des ronds-points : une étape technologique majeure

L’infrastructure connectée et intelligente mise en place au niveau des carrefours et ronds-points est développée par VEDECOM. Le but est de gérer de manière plus efficace le passage d’un rond-point par une navette. L’infrastructure sera capable d’analyser l’activité des véhicules et des utilisateurs du rond-point sur ses axes d’entrée et de sortie, ainsi que de transmettre des autorisations aux navettes afin de permettre une meilleure gestion du passage du rond-point, avec fluidité et en toute sécurité : autorisation ou interdiction de s’engager dans le rond-point, proposition d’une trajectoire optimale.

L’acceptabilité de l’écosystème : un enjeu déterminant pour valider le modèle

Pour maximiser la réussite de ce service de mobilité autonome inédit, son acceptabilité constitue un enjeu déterminant. Les travaux réalisés par VEDECOM dans le cadre de ce projet s’attacheront à prendre en compte les avis des utilisateurs finaux, mais aussi ceux de l’ensemble des acteurs de l’écosystème dont les actions peuvent avoir un impact direct ou indirect sur le déroulement du service.

Plusieurs cas d’usage étudiés, du site industriel d’ArianeGroup aux gares et au Campus des Mureaux, via des zones urbaines et péri-urbaines

En parallèle des travaux de recherche, plusieurs cas d’usage vont être étudiés pour préparer le déploiement de navettes autonomes sur le territoire des Yvelines.

Cas d’usage 1 : service de navette autonome sans opérateur à bord, sur un site industriel représentatif d’une agglomération.

Le premier cas d’usage est la mise en opération d’un service de transport en navettes autonomes sur le site d’ArianeGroup aux Mureaux, site spécialisé dans la maîtrise d’œuvre et la conduite de grands programmes spatiaux civils et militaires incluant le développement d’Ariane 6.

Il s’agit de proposer pendant 3 ans un service de transport avec deux navettes autonomes. Le service démarrera en 2021. L’objectif est ensuite d’exploiter ce service sans opérateur à bord à partir de 2022. Ce site dont la superficie (50 bâtiments répartis sur 92 ha) et la fréquentation (2 700 personnes) sont comparables à celles d’un quartier d’une agglomération, constitue un lieu de démonstration idéal.

Cas d’usage 2 : service de navette autonome du « dernier kilomètre » pour relier une gare à un site industriel.

Un autre parcours sera analysé puis expérimenté pendant un temps limité au cours du projet, en concertation avec l’autorité organisatrice de mobilité. Celui-ci reliera la gare des Mureaux au site d’ArianeGroup qui se trouve à une distance de moins de 2 km.

Cas d’usage 3 et 4 : service de mobilité autonome en zone urbaine et péri-urbaine.

Deux autres parcours seront étudiés pour évaluer les conditions de faisabilité de la mise en place d’un service de mobilité en navettes autonomes, en zone urbaine et péri-urbaine, entre le Campus des Mureaux et la gare des Mureaux (cas 3) et entre la gare des Clairières de Verneuil et le site d’ArianeGroup (cas 4). Le Campus des Mureaux, un haut lieu de l’innovation en Île-de-France, attire des flux importants depuis et vers les gares et le site d’ArianeGroup. De plus, le flux entre la gare des Clairières de Verneuil et le site ArianeGroup est particulièrement important aux heures de pointe, car les trajets se font actuellement essentiellement en voiture.

NAVETTY, un projet partenarial sur le territoire des Yvelines

Les Yvelines étant le premier département automobile de France, le Conseil départemental des Yvelines soutient depuis son origine l’Institut VEDECOM, notamment à travers un financement de 20 millions d’euros de son programme de Recherche & Développement autour des mobilités innovantes (mobilité décarbonée, véhicule autonome…) faisant du Département le principal financeur public de l’Institut aux côtés de l’ANR.

Avec cette expérimentation, le Département des Yvelines confirme son soutien au redéveloppement industriel du territoire de Grand Paris Seine & Oise et renforce sa politique d’investissement dans les mobilités sur ce territoire (enveloppe financière d’environ 500 M€ dédiée aux grands projets de transports en commun ferrés et à la création d’infrastructures routières départementales).

Au-delà de l’intérêt technologique du projet, le Département entend aussi soutenir le mariage de l’expertise de l’industrie spatiale d’ArianeGroup en matière de systèmes complexes avec l’expertise d’acteurs de la mobilité autonome comme VEDECOM, Transdev Systèmes de Transport Autonome et EasyMile, dans une logique consistant à renforcer les liens entre les industries aéronautiques, technologiques et automobiles très présentes sur le territoire.

« Les Yvelines sont un territoire d’innovation et le lancement de cette expérimentation réaffirme notre volonté de développer les mobilités innovantes et durables sur notre Département. Je me réjouis de cette dynamique industrie / recherche. Mise au service des Yvelinois, elle s’apprête à révolutionner leur quotidien », déclare Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines.

NAVETTY répond à l’ambition de VEDECOM de développer des technologies de rupture et une vision transversale des nouveaux usages, en coopération avec des acteurs industriels majeurs et par des mises en œuvre concrètes pour la collectivité. Il consacre plus d’un tiers de son activité à la R&D sur le véhicule autonome et connecté et un autre tiers à celle sur le véhicule électrique. Il a développé une expertise interdisciplinaire sur la thématique du véhicule autonome, rendue visible par un certain nombre de premières en France et en Europe, telles que la première démonstration de véhicule autonome de niveau 4 en Europe sur route ouverte (7 km) à Bordeaux en 2015, ou la première démonstration de service autonome à la demande sans chauffeur, avec interface client et supervision à distance, sur zone frontalière, à Strasbourg en 2017. De ce fait, il contribue activement à la Stratégie Française sur le Véhicule Autonome. Il a lancé en novembre 2020, avec ses partenaires, le premier baromètre mondial sur l’acceptabilité du véhicule autonome.

Pour Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, « ce projet porte un double enjeu, à la fois technologique et social : accélérer le passage de la recherche appliquée sur le véhicule électrique et autonome, à la mise en œuvre opérationnelle ; apporter de vrais services aux populations, dans des zones excentrées où les coûts de transport traditionnel sont trop élevés. VEDECOM y jouera aussi pleinement son rôle : un rôle de fédérateur public/privé, et un rôle de soutien au développement économique d’industries françaises »

Le montage du projet NAVETTY

Le projet, piloté par VEDECOM, est porté et financé par quatre partenaires via un contrat de consortium entre VEDECOM, ArianeGroup, Transdev Systèmes de Transport Autonomes et EasyMile. Le Département des Yvelines apporte également un soutien de 2,5M€ à ce projet, faisant de lui le principal financeur.

ArianeGroup mettra à disposition son site des Mureaux, dans les Yvelines, au service de l’écosystème de la mobilité autonome pour accueillir l’expérimentation in-situ, étudier une solution aux problématiques de mobilité et contribuer à la diminution de l’empreinte carbone. Outre les premiers et derniers kilomètres en interconnexion des gares, l’expérimentation doit faciliter la fluidité des déplacements des salariés et visiteurs entre les bâtiments, et limiter l’usage des véhicules individuels sur le site. Une évaluation de ce cas pilote pourrait permettre d’étudier un déploiement à plus grande échelle sur d’autres sites ArianeGroup.

« Innovation technologique et responsabilité environnementale sont au cœur des savoir-faire spatiaux d’ArianeGroup. En tant que leader européen de l’accès à l’espace, nous contribuons quotidiennement à améliorer la vie sur Terre, et c’est donc à la fois une fierté et une évidence de mettre notre site à disposition pour cette expérimentation », a expliqué Hugues Emont, directeur du site ArianeGroup des Mureaux.

Transdev Systèmes de Transport Autonome est intégrateur de systèmes de transport autonomes, comprenant la supervision, les véhicules autonomes et l’infrastructure connectée. Transdev Systèmes de Transport Autonome fournit des outils technologiques et des services d’ingénierie aux opérateurs locaux et aux villes, pour l’exploitation quotidienne de services de mobilité autonome à grande échelle. Grâce à Transdev Systèmes de Transport Autonome, Transdev est leader dans l’exploitation de services de mobilité autonome, avec plus de 3,5 millions de personnes transportées en véhicules autonomes partagés dans le monde.

« Ce nouveau projet va nous permettre, avec nos partenaires, de franchir une nouvelle étape significative dans le développement de la mobilité autonome et la préparation d’un modèle économique et social efficient. Nous sommes convaincus du rôle central de la supervision dans le cadre de l’opération de services de mobilité autonome sans opérateur à bord, et nous sommes fiers de pouvoir l’expérimenter sur le site d’ArianeGroup aux Mureaux », indique Patricia Villoslada, Directrice de Transdev Systèmes de Transport Autonome.

EasyMile, fort de son expérience reconnue dans les solutions de mobilité autonomes, propose de fournir les navettes nécessaires à la mise en place de ce projet et les services associés. Depuis le premier jour, EasyMile s’emploie à développer des solutions sûres et performantes pour déployer des véhicules autonomes de niveau 4. La majorité des plus de 300 déploiements réalisés par EasyMile avec sa navette EZ10 ont été réalisés sur route ouverte, mais les réglementations locales à travers le monde obligent la présence d’un opérateur de sécurité à bord des navettes. EasyMile est donc particulièrement intéressé par le projet afin de pouvoir tester et améliorer le déploiement et la gestion d’une opération sans opérateur à bord dans un environnement complexe et représentatif d’une agglomération.

« Ma vision sur les véhicules autonomes est la suivante. Le transport public autonome arrive et arrivera bien avant les voitures et les taxis sans chauffeur. La relative simplicité d’un service de transport en commun le rend idéal pour la technologie autonome déclare Gilbert Gagnaire, Président Fondateur d’EasyMile. Aujourd’hui, avec ce projet unique, nous passons à une étape supérieure dans le déploiement de notre technologie, qui nous permettra d’expérimenter un service sans opérateur en environnement réaliste, et ainsi apporter de nouvelles solutions de mobilité pour de futures applications similaires ».

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Le ministre délégué aux transports Jean-Baptiste Djebbari visite le mobiLAB à Versailles

Dans le cadre de la stratégie de développement de la mobilité routière automatisée, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports, s’est rendu à Versailles (Yvelines) le vendredi 19 février 2021 à 14h00 pour visiter le MobiLAB au cœur du cluster des mobilités innovantes de Paris Saclay.
Il a été reçu par l’Institut pour la Transition Energétique VEDECOM et l’équipe Systèmes de Transport Autonome – STA – du groupe Transdev, opérateur de transports et membre de VEDECOM au sein d’un écosystème de plus de 50 partenaires.
Cet écosystème se réunit pour collaborer sur des projets de R&D pré-compétitifs. Il constitue l’équipe de France des mobilités de demain, plus durables, c’est-à-dire plus écologiques, plus autonomes et mieux partagées. Pour le ministre, il s’agissait avant tout de connaître le mobiLAB, les activités de ces deux acteurs, et de mieux s’approprier les enjeux relatifs au déploiement du véhicule autonome en France.

A l’issue de sa visite, il s’est félicité de l’existence en France d’un écosystème riche pour « gagner des batailles » dans l’industrie des nouvelles mobilités et en particulier dans celle du véhicule autonome. Il a également souligné l’importance de la prise en compte du facteur humain dans le développement des technologies de demain.

Monsieur le ministre Jean-Baptiste Djebbari a été accueilli à son arrivée par Madame la sous-préfète des Yvelines Jehane Bensedira ainsi que par Messieurs les parlementaires Martin Lévrier, sénateur des Yvelines, et Damien Pichereau, député de la 1ère circonscription de la Sarthe et Vice-Président de la Commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire.

Etaient présents pour le recevoir :

Pour l’institut VEDECOM :
– Monsieur Tony Jaux, Président du Conseil d’Administration de VEDECOM
– Monsieur Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM

Pour Transdev :
– Monsieur Thierry Mallet, Président Directeur Général du Groupe Transdev
– Monsieur Antoine Colas, Secrétaire Général du Groupe Transdev et Président de Transdev Systèmes de Transport Autonome
– Madame Patricia Villoslada, Directrice de Transdev Systèmes de Transport Autonome

 

Fédérer la R&D partenariale française de la mobilité autonome
Après la visite de Transdev et la découverte de la navette i-Cristal, le ministre s’est rendu dans les ateliers de prototypage de véhicules autonomes et électriques de VEDECOM, qui sont partagés avec des partenaires comme l’Université Gustave Eiffel et Nexter Robotics.
L’occasion pour Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, de rappeler quelques premières réalisées par VEDECOM dans le domaine du véhicule autonome, avec un premier démonstrateur de niveau 4 sur route ouverte dès 2015 ; et de préciser que les résultats de R&D de l’institut, dont une grande partie est soutenue par le PIA (Programme Investir l’Avenir) et les membres industriels, mais aussi la PFA (Plateforme française de l’Automobile), la Commission européenne et le Conseil départemental des Yvelines, sont ensuite transformés en solutions et produits.

VEDECOM maîtrise l’ensemble des sujets du véhicule autonome. Cette position unique lui permet d’apporter des ruptures technologiques et humaines : perception, communication, infrastructures connectées, données et intelligence artificielle, sûreté et sécurité ; mais aussi un volet usages : expérience utilisateur, règlementation, impacts juridiques et éthiques, impact socio-économique.

Il collabore avec des académiques, des industriels, grands groupes, ETI, PME et startups, pour mettre au point des véhicules automatisés équipés d’ADAS (aides à la conduite), des véhicules autonomes de niveau 3 ou 4 et de nouveaux services, en gardant l’humain au cœur de la conception. De ce fait, l’institut permet de soutenir le développement économique de filières clés.
Il accompagne les politiques publiques et aide les territoires à mettre en œuvre des expérimentations d’envergure, telles que celles conduites dans le projet SAM Sécurité et Acceptabilité de la mobilité autonome (13 expérimentations en France), dont il est maître œuvre.
En tant qu’expert du véhicule autonome, tiers de confiance et bras armé de la PFA, il est à l’initiative de projets partenariaux en France et en Europe. Enfin, avec une offre de formation riche de
15 modules théoriques et expérimentaux, il prépare les professionnels à la mobilité de demain.


Des projets multipartenaires emblématiques pour valider le véhicule autonome et les nouveaux services associés

Parmi la cinquantaine de projets portés par VEDECOM, dont plusieurs impliquent l’avènement de la 5G, quelques projets pour accompagner le déploiement de la mobilité autonome ont été présentés à Monsieur Djebbari :

  • un projet de démonstrateur de navettes autonomes dans un site représentatif d’une agglomération, le site d’ArianeGroup aux Mureaux, sans opérateur à bord. Il rassemble ArianeGroup, Trandev, EasyMile et CD78 et utilisera la technologie Supervision Véhicules Autonomes de Transdev. Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’expérimentation de navettes autonomes menée à Versailles Satory avec les mêmes partenaires entre 2018 et 2020. Il sera présenté en avril 2021 à l’occasion de son lancement sur site et permettra de valider une technologie et un service avec de vrais usagers.

  • le projet MOOVE pour la sûreté et la validation du véhicule autonome. Il s’agit d’acquérir une base de données européenne de situations de roulage pour la conception et la validation des standards européens de scénarios critiques pour les ADAS et les systèmes autonomes. Une co-entreprise Renault-PSA-VEDECOM-SystemX mettra en place une plateforme pour accueillir les données des acteurs français et européens et proposera des plans de validation adaptés.

 

  • le partenariat avec le CNES pour offrir aux citoyens des solutions de géolocalisation et de cartographie haute définition et accessibles.

 

Véhicule autonome et technologies duales : de nouvelles collaborations en marche

VEDECOM a également présenté les rapprochements récents avec l’industrie de Défense autour des technologies duales : situés à proximité du mobiLAB, Nexter Robotics et Arquus partagent leurs pistes d’essai avec VEDECOM et répondent aux besoins de l’armée française. Des rapprochements ont récemment eu lieu, ainsi qu’avec CNIM, afin de favoriser les transferts de technologies du véhicule autonome entre le civil et la Défense. En témoigne la démonstration du projet MC2 autour des convois autonomes interopérables. Ce projet a été coordonné par la filiale commerciale VEDECOM Tech, qui a joué un rôle de tiers de confiance auprès du Battle Lab Terre.


Le facteur humain et l’acceptabilité comme clés du succès de l’adoption de solutions autonomes

Le ministre a poursuivi sa visite au cœur des simulateurs mis au point par VEDECOM, qui permettent de proposer à ses partenaires des standards de communication entre la machine et l’homme :


Simulateur piéton
pour appréhender et définir les interactions que le piéton pourra avoir avec une navette ou une voiture autonome. Le ministre a pu observer dans un casque de réalité virtuelle ce que voient les testeurs VEDECOM, normalement équipés pour marcher (en sur-place) dans une ville futuriste où les véhicules autonomes font partie du paysage.

 

Simulateur de conduite pour définir les meilleures IHM. Ainsi, Monsieur Djebbari est passé avec dextérité du mode manuel au mode autonome et réciproquement, suite aux invitations du simulateur de véhicule autonome.

Commentant l’expérience, il a relevé l’importance de « repenser les protocoles de communication entre l’humain et la machine ».

 


Connaître les données de déplacement des Français pour aider les opérateurs et les territoires à choisir les solutions modales les plus optimales… grâce à l’IA !

La visite s’est terminée avec la prometteuse startup Entropy, spinoff de VEDECOM. Son offre consiste à prévoir la mobilité des personnes pour optimiser les services de transport. Il s’agit de faire correspondre l’offre de transport avec la demande en mobilité via une plateforme qui offre une vision complète des déplacements des personnes.

L’un des objectifs de la LOM est de supprimer les zones blanches, là où 18 millions de Français n’ont pas d’alternative à la voiture individuelle. Pour répondre à ce besoin, Entropy offre aux AOM la possibilité de mettre en place ou d’optimiser leurs politiques de mobilité. Elle a développé le premier modèle de mobilité multimodal au quartier en France.

« Comment faites-vous pour produire ces données ? », a demandé Monsieur Djebbari. Réponse : l’apprentissage de la machine à partir de plusieurs données… La technologie a été primée parmi les 70 entreprises les plus innovantes de France en 2020 (Concours I-Lab). Elle récompense quatre ans de recherche au sein de l’Institut VEDECOM par une équipe pluridisciplinaire (mathématiques, informatique, transport, design). Résultat : un modèle de mobilité robuste. Ce dernier est construit par des méthodologies d’intelligence artificielle permettant de connaître les déplacements sur la totalité du territoire français avec une précision à 95 %, sans aucune infrastructure ni enquête de terrain. 

 

 

 

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