VEDECOM dévoile des résultats majeurs sur le véhicule autonome obtenus dans le cadre du projet AutoMate

VEDECOM dévoile des résultats majeurs sur le véhicule autonome obtenus dans le cadre du projet AutoMate

Les démonstrations présentées lors du 30ème symposium scientifique IV 2019 (Intelligent Vehicle) d’IEEE ont été l’occasion pour l’Institut VEDECOM de dévoiler des résultats majeurs sur le véhicule autonome. Obtenus dans le cadre du projet européen AutoMate, les travaux, menés pendant 3 ans, ont permis la livraison d’un prototype de véhicule de niveau 3 équipé de modules technologiques susceptibles de créer une coopération entre le conducteur et son véhicule. Basé sur la communication et l’observation mutuelles, le système doit permettre d’améliorer la confiance de l’homme envers la machine ainsi que la sécurité de la circulation.

Des avancées majeures dans la complémentarité homme / machine

Lancé en septembre 2016, le projet Automate a été mené par 10 acteurs européens, publics et privés, pour travailler sur l’optimisation de l’acceptation et de la confiance au sein du binôme homme/machine. Doté par la Commission européenne d’un financement de 4.9 millions d’euros, il vise à expérimenter un système d’automatisation de la conduite à la fois coopératif et communicant où le conducteur et son véhicule se surveillent mutuellement, s’entraident et coopèrent dans une vraie complémentarité.

Centré sur l’expérience humaine, le projet comprend une partie très technologique : 20 modules de perception, de planification de contrôle commande, d’interprétation du comportement humain, de prédiction de l’évolution du trafic autour du véhicule, ont été développés. La communication entre le véhicule et le conducteur s’établit grâce à l’implantation, dans l’habitacle du véhicule, d’une interface homme-machine, ainsi que d’une IHM de réalité augmentée. Une caméra, installée derrière le volant, monitore en permanence le visage du conducteur, pour permettre une véritable interaction entre l’homme et le véhicule.

De la perception à l’action : une véritable entraide entre l’homme et la machine

Le système permet ainsi une véritable entraide entre l’homme et la machine, tant au niveau de la perception que de l’action. Les différents capteurs sont capables d’interpréter le comportement humain pour permettre au véhicule de proposer son aide au conducteur quand le besoin s’en fait sentir : hypovigilance, distraction, etc. Si les conditions le permettent, le véhicule peut alors reprendre la conduite. Les capteurs alertent le conducteur en cas de perte de vigilance, ou encore d’obstacles non perceptibles par l’homme.

A l’inverse, l’homme peut venir au secours de la machine dans des cas difficiles à gérer pour elle : manque de visibilité pour doubler ou traversée d’un rond-point… Le partage des tâches peut également être envisagé, le conducteur maîtrisant le volant et la machine les pédales par exemple.

VEDECOM fortement impliqué tant dans le développement des modules technologiques que dans les études de facteurs humains VEDECOM, partenaire français majeur du projet ; s’est vu allouer un budget de 800 000 euros pour mener à bien deux volets : le développement et l’intégration de nouvelles technologies sur un véhicule, et les études sur les facteurs humains et socio-économiques. Dans ces deux domaines, l’Institut était également en charge de l’évaluation et de la validation des modules technologiques développés. Il a ainsi défini les méthodologies, précisé les indicateurs clés de performance, de sûreté de fonctionnement, de satisfaction utilisateur, de réactivité et de temps de reprise en main… Autant de variables caractéristiques et discriminantes pour établir la confiance de l’humain dans le système de conduite automatisé.

Livraison d’un prototype à l’occasion de la conférence IV 2019

Le prototype, un véhicule autonome VEDECOM (conçu sur une base de C4 Picasso), a été livré à l’occasion de l’événement IV 2019, la conférence annuelle mondiale majeure sur les questions de véhicule intelligent. Accueilli en France pour sa 30ème édition, le symposium s’est clôturé par une journée de démonstrations sur les pistes d’essai de Versailles Satory, à proximité immédiate du mobiLAB : une vingtaine de démonstrations ont présenté les dernières innovations en matière de véhicule autonome.

VEDECOM, co-organisateur de la journée, présentait une démonstration de ce système complet d’automatisation de la conduite coopératif dans le cadre d’une conduite sur autoroute. La conduite sur route rurale a été traitée par l’Université d’Ulm en Allemagne, et sur route périurbaine par le centre de recherche FIAT, tous deux partenaires du projet.

« Le programme se concrétise aujourd’hui par la livraison d’un véhicule prototype embarquant un système de communication entre le véhicule et le conducteur sans précédent. C’est une avancée majeure dans le développement du véhicule autonome. La prochaine étape sera de passer à un véhicule autonome de niveau 4 sur des routes dédiées à ce niveau d’automatisation », s’est réjoui Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM.

Une restitution officielle du projet aura lieu devant la Commission Européenne début septembre en présence de tous les partenaires.

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VEDECOM exporte son savoir-faire en Australie : livraison d’un véhicule autonome et connecté de niveau 4

VEDECOM exporte son savoir-faire en Australie : livraison d’un véhicule autonome et connecté de niveau 4

VEDECOM Tech, filiale de l’Institut de recherche VEDECOM, a livré le 6 Juin 2019 à QUT (Queensland University of Technology, Brisbane, Australie) un véhicule électrique connecté et autonome de niveau 4. Elle effectuera en août 2019 une démonstration à Brisbane.
Dans le même temps, l’Institut de recherche VEDECOM lance un projet de coopération scientifique avec QUT.
Ce partenariat permet à la France et à l’Australie d’accélérer ensemble la recherche sur le véhicule autonome.

Premier contrat hors Europe pour VEDECOM Tech

Le contrat porte sur la fabrication et la livraison par VEDECOM Tech d’un véhicule autonome de niveau 4 SAE construit sur la base d’une Renault Zoé. Il s’agit du premier contrat de fourniture d’un démonstrateur français en dehors des frontières européennes.

Le modèle est une évolution du véhicule autonome VEDECOM dévoilé à l’occasion d’ITS Strasbourg 2017. Il est proche de la définition technique des véhicules présentés lors de la journée mobilité@VEDECOM en avril 2019. Il peut rouler seul et propose une reprise en main du conducteur si besoin. Il peut aussi communiquer avec d’autres véhicules connectés, avec les infrastructures et les opérateurs de systèmes d’infrastructures routières, pour partager des messages de sécurité et des alertes. Pour assurer une performance et une sécurité optimales, le démonstrateur intègre les derniers résultats scientifiques de VEDECOM sur la perception, la localisation et la planification des trajets.

Le véhicule a été livré à QUT le 6 juin 2019, au mobiLAB, siège de VEDECOM situé à Versailles Satory, qui associe laboratoires de recherche et ateliers à proximité de pistes d’essai. Le 13 août prochain, VEDECOM Tech assurera également, une démonstration pour l’Université de Queensland, en présence des représentants du Ministère des transports de l’Etat du Queensland.

Un partenariat scientifique pour préparer l’avenir

Ce contrat est le coup d’envoi d’un programme de recherche coopérative entre Queensland University of Technology (QUT) et l’Institut VEDECOM, tous deux en pointe sur les véhicules autonomes. VEDECOM possède déjà plusieurs démonstrateurs pouvant opérer sur route ouverte. L’Etat du Queensland possédera pour la première fois un véhicule autonome de niveau 4. Les chercheurs de QUT pourront intervenir dans le fonctionnement du véhicule, de ses équipements et sous-systèmes (intelligence artificielle, capteurs, logiciels…). Ils seront à même de le modifier et de réaliser des plans de test comparables avec ceux de VEDECOM, sur un véhicule de définition technique proche, ce qui permettra une coopération scientifique approfondie.

« Nous sommes fiers d’avoir pu réaliser en quelques mois ce véhicule autonome prototype, se réjouit Monsieur Rémi Bastien, Président de VEDECOM et de VEDECOM Tech, et de déployer notre excellence scientifique en Australie dans un nouveau partenariat avec QUT qui s’annonce très prometteur ».

Monsieur Mark Bailey, Ministre du Department of Transport and Main Roads (TMR), précise que le véhicule fera partie du pilote “Cooperative and Highly Automated Driving” (CHAD), qui sera délivré par QUT en partenariat avec TMR et le centre de recherche coopératif iMOVE Australia. « C’est une étape importante vers l’introduction de véhicules autonomes au Queensland. Le véhicule sera testé sur nos routes pour valider le comportement de conduite et l’interaction du véhicule avec l’infrastructure et les autres usagers de la route. La préparation est fondamentale : nous devons nous assurer que réseau routier, infrastructure, législation, règlementation et processus d’homologation sont en ordre de marche pour permettre l’intégration de véhicules autonomes dans notre réseau de transport et être prêts pour le futur ».
« Cette infrastructure de recherche unique, née d’une solide collaboration internationale, va améliorer la capacité de l’Australie à évaluer les impacts des véhicules autonomes et connectés en matière de sécurité, commente le Professeur Andry Rakotonirainy, Directeur du Centre de recherche sur les Accidents et la Sécurité Routière de QUT, (CARRS-Q). Cela facilitera les recherches pluridisciplinaires sur la manière dont les usagers de la route acceptent, adoptent et coopèrent avec les nouveaux systèmes d’automatisation ».

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Pour aller plus loin :

IT News – Queensland debuts “most advanced” driverless car in Oz 

Brisbane Times  – Driverless car to be put to the test on Brisbane roads

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Le Paris-Saclay Autonomous Lab inauguré à l’occasion de Spring : une expérimentation grandeur nature de services de mobilité autonome connectés aux infrastructures

Le Paris-Saclay Autonomous Lab inauguré à l’occasion de Spring : une expérimentation grandeur nature de services de mobilité autonome connectés aux infrastructures

15 mai 2019

L’évènement SPRING, qui a eu lieu à Paris-Saclay le 15 mai 2019, a été l’occasion pour VEDECOM de présenter, aux côtés de ses partenaires, l’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab issue du projet EVAPS. Le projet, vise à développer de nouveaux services de mobilité en conduite autonome, donc sans conducteur, sur voie dédiée, voies publiques et campus, en complément des solutions de transports existantes sur le plateau de Saclay. Il intègre des technologies de pointe en matière d’intelligence embarquée dans les véhicules, de système de supervision, d’infrastructures connectées, ainsi que de réseaux de télécommunications sécurisés. Il a été copiloté par le Groupe Renault, le Groupe Transdev, l’Institut VEDECOM, l’IRT SystemX, et l’Université Paris-Saclay avec la contribution de l’ENSTA. Il bénéficie du concours des Investissements d’Avenir de l’Etat confiés à l’ADEME, ainsi que du soutien de l’Établissement Public d’Aménagement Paris-Saclay, de la communauté d’agglomération Paris-Saclay, du département de l’Essonne et d’Ile-de-France Mobilités.

Expérimentation d’un système complet de transport autonome

Le projet Paris-Saclay Autonomous Lab fait partie des expérimentations retenues le 24 avril 2019 par le gouvernement après l’appel à projets « Expérimentation du Véhicule Routier Autonome » (EVRA) lancé en juin 2018 dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Il a pour objectif de tester un système complet de transport autonome, composé de véhicules autonomes (3 prototypes de Renault ZoéCab et 1 navette Transdev-Lohr i-Cristal), d’une supervision de la flotte, d’une infrastructure connectée et d’applications clients. Le but est de définir les conditions de déploiement d’un service de mobilité autonome à plus large échelle. Lancé en 2017, le projet Paris-Saclay Autonomous Lab a été inauguré le 15 mai 2019, à l’occasion du rendez-vous de l’innovation SPRING à Centrale Supélec, par M.Grégoire de Lasteyrie, Conseiller spécial nouvelles mobilités de la Région et Maire de Palaiseau, M. François Durovray, Président du Conseil Départemental de l’Essonne et M. Michel BOURNAT, Maire de Gif-sur-Yvette et Président de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay ; en présence de M. Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, M. Thierry Mallet, Président Directeur Général du Groupe Transdev, M. Arnaud Molinié, SVP Mobility service du Groupe Renault, M. Paul Labrogère, Directeur Général de l’IRT SystemX,  Mme Sylvie Retailleau, Présidente de l’Université Paris-Saclay, et Mme Elisabeth Crépon, Directrice de l’ENSTA. Il se poursuivra jusqu’au premier trimestre 2020.

Des services de mobilité autonome en complément de l’offre de transports existante

L’expérimentation sera ouverte progressivement à partir du 21 mai 2019 à un panel d’utilisateurs. Leur seront proposés deux services de mobilité autonome en complément de l’offre de transports actuellement existante sur le plateau de Saclay :

  • un service de transport collectif de nuit sur voie dédiée (voie TCSP dédiée aux bus) avec une navette autonome Transdev-Lohr i-Cristal qui desservira les quartiers du plateau de Saclay jusqu’à la gare de Massy, en dehors de heures d’exploitation des services réguliers. De 00h30 à 3h du matin, la navette desservira 4 arrêts, sur une distance de près de 3 kilomètres ;
  • un service de voitures à la demande, en journée, en complément des services réguliers de transports, assuré par des prototypes de Renault ZoéCab, autonomes sur le Campus de Paris-Saclay.

Le projet est exemplaire par son intégration sur le territoire de Paris-Saclay, terreau propice à l’innovation, ainsi que par la collaboration des acteurs du projet, aux métiers complémentaires et partageant le même engagement : développer la mobilité autonome partagée. Il s’inscrit dans la démarche des pouvoirs publics pour développer les nouvelles mobilités sur le Plateau de Saclay, en les intégrant à l’offre de transport collectif. Il entend démontrer la pertinence de solutions de mobilité autonome au sein d’un réseau de transport existant, et ce sous les différents angles de la performance, la complémentarité avec l’offre en place et le volet économique. L’offre de mobilité est en effet un enjeu majeur de ce territoire, dans le cadre de l’ambition d’attractivité internationale qui est la sienne. La démographie, en forte expansion, devrait contribuer également à accroître la demande.

Une expérimentation d’envergure

Pour cette expérimentation de grande ampleur, 9 km de fibre optique ont été tirés sur l’ensemble du territoire d’expérimentation ainsi que 4 km de câble électrique et 6 km de câble Ethernet. Près de 200 candélabres publics ont été utilisés, complétés par 70 mâts provisoires. Sur les 8 km de route, 25 sites (pôle d’échanges multi-modal, intersections avec feux, ronds-points, arrêts de bus…) ont été équipés d’infrastructures de communication et de perception. 85 capteurs ont été déployés (10 lidars M8, 20 caméras thermiques de détection véhicules, 20 caméras thermiques de détection piétons, 35 caméras vidéo) ainsi que 25 unités de bord de route, associées à 25 coffrets de bord de route comportant les unités de traitement et les équipements réseau. Cet ensemble UBR + coffret, conçu par VEDECOM et baptisé VEDECOM Box, permet le traitement et la communication des flux d’informations montants et descendants depuis le véhicule.

Les prototypes Renault ZOECab et la navette Transdev-Lohr i-Cristal sont 100% électriques et dotées de technologies autonomes. Equipés de capteurs type Lidar, de caméras, d’une centrale inertielle et d’un logiciel de conduite autonome, ils intègrent toutes les contraintes de trafic habituelles : identification de présence d’autres véhicules ou de piétons, gestion des carrefours, des ronds-points ou des ralentisseurs, reconnaissance des feux de circulation, etc. Ils sont de niveau 4 (norme SAE – complètement autonomes dans des zones spécifiques). A l’intérieur, les véhicules sont dotés de caméras ainsi que d’écrans informatifs destinés à accompagner les passagers durant leur trajet.

Ce programme représente un investissement total de 16,2 millions d’euros, dont 5,5 millions d’euros d’aides apportées par l’ADEME au titre des Investissements d’Avenir.

 Un projet transverse majeur pour VEDECOM

L’infrastructure, communicante et intelligente, a été conçue, implantée et développée par VEDECOM, qui a également piloté toute l’étude facteurs humains du projet (relations piéton et voyageur avec le véhicule autonome).

Trois équipes de l’Institut sont mobilisées pour ce projet, qui comptabilise déjà plus de 2500 heures de travail en deux ans :

  • L’équipe « Nouveaux espaces physiques de la ville pour l’écomobilité », menée par Nadège Faul,
  • L’équipe « Laboratoire des nouveaux usages », menée par Stéphanie Coeugnet,
  • L’équipe « Nouvelles communications sécurisées et sécurité coopérative », menée par Oyunchimeg Shagdar.

Le projet permet d’évaluer deux volets principaux : le volet technologique, avec la mise en place d’un système de transport autonome et connecté ; et le volet acceptabilité, avec l’accueil de panélistes pour étudier l’appropriation des services par les clients finaux. L’Institut VEDECOM a apporté son expertise dans les deux domaines, en proposant des solutions pour de vrais services à valeur ajoutée :

  • recherche, développement et déploiement d’une infrastructure intelligente et connectée qui complète le véhicule autonome, ainsi que de modules de connectivité (et plus particulièrement connectivité entre les équipements de bord de route et les modules de communication embarqués) ;
  • recherche et développement sur la communication entre les véhicules et les usagers vulnérables de la route afin d’en assurer la détection et la sécurité ; recueil et analyse des besoins et attentes des utilisateurs ainsi que de leurs retours sur l’acceptabilité des services proposés afin d’envisager leur attractivité et leur rentabilité future ;
  • recherche, spécifications et prototypage de l’ergonomie des interfaces usagers à l’intérieur et à l’extérieur des divers types de véhicules en expérimentation.

Télécharger le PDF du communiqué de presse des 5 partenaires du projet Paris-Saclay Autonomous Lab

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Entropy, une première startup issue des travaux de l’Institut VEDECOM pour analyser les besoins des gestionnaires de mobilité grâce à l’intelligence artificielle

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Quels sont les motifs de déplacement ? Quels sont les modes de transport utilisés ? Quels sont les itinéraires empruntés ? Entropy, la nouvelle startup issue des travaux de recherche de l’Institut VEDECOM, propose aux opérateurs et aux collectivités un outil pour connaître, mesurer et analyser tous les besoins en mobilité sur un territoire donné. Grâce à une intelligence artificielle qui modélise les flux, Entropy permet d’acquérir une connaissance fine de la mobilité d’un territoire pour décider et évaluer les aménagements ou les services nécessaires sans passer par une enquête terrain. La startup se fixe un objectif ambitieux : s’affirmer d’ici 2022 comme le leader en France de l’estimation de la demande pour les gestionnaires de mobilité.

Visualiser l’ensemble des flux de mobilités

Données GPS des voitures, démographie, réseaux de transport… Les sources de données sont de plus en plus variées et diversifiées. Pour profiter de leur complémentarité, Entropy fournit un logiciel multi-sources et prédictif permettant aux opérateurs de transport et aux
collectivités d’identifier les relations qui existent entre un territoire donné et les individus qui s’y déplacent. Une interface de visualisation permet d’observer sur une carte interactive l’ensemble des déplacements effectués sur un territoire pendant une journée type de 24 heures. Des résultats par tranches de 30 minutes en représentent les motifs, la part modale (voiture, transports en commun, deux roues motorisés et modes actifs), ainsi que la catégorie socioprofessionnelle et l’âge des individus.

De la théorie à la pratique : pari réussi

L’utilisation de l’intelligence artificielle présente de nombreux atouts et répond à un besoin réel. Entropy propose une méthode de mesure de la mobilité accessible et adaptée à tous les territoires, urbains et ruraux, qui assure une couverture à 100% du territoire français. Aussi
fiable que les enquêtes de terrain réalisées en face à face, c’est un outil réactif qui permet de gagner du temps, avec des résultats disponibles sous 2 à 3 mois. Il est en phase avec les contraintes économiques et budgétaires des collectivités et des opérateurs de transport.

Issue des travaux de recherche de l’Institut VEDECOM, Entropy repose sur une équipe pluridisciplinaire aux compétences étendues : intelligence artificielle, mathématiques, statistiques, informatique, cartographie, mobilité humaine et design. Les actionnaires de la
startup sont les salariés eux-mêmes et VEDECOM prévoit une prise de participation. Si l’objectif est de s’affirmer d’ici 2022 comme le leader en France de l’estimation de la demande de mobilité pour les opérateurs de transport, les fondateurs travaillent aussi à la réplicabilité du modèle en Europe.

« Nous sommes très fiers de voir que nos quatre années de recherche au sein de l’Institut VEDECOM ont donné naissance à une startup qui apporte des réponses concrètes aux opérateurs de transport. Notre ambition est de mettre à disposition un outil intuitif qui permette
à tous les opérateurs et tous les territoires de développer une connaissance fine de la mobilité », explique Sami Kraïem, l’un des cinq fondateurs d’Entropy.

Philippe Watteau, directeur général de VEDECOM, se félicite quant à lui : « Nos chercheurs ont développé un outil d’analyse et de visualisation des déplacements du quotidien sans précédent. Il permet d’être au plus près de la réalité des mobilités pour offrir une nouvelle offre de service. En mettant l’IA au service des territoires et du citoyen, Entropy est une startup promise à un bel avenir ! L’Institut VEDECOM est heureux de pouvoir accompagner cette belle aventure ».

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Le groupe RATP devient membre de VEDECOM pour accélérer l’innovation dans le domaine des mobilités autonomes et des routes connectées

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Marie-Claude Dupuis, Directrice de la stratégie, de l’innovation et du développement du groupe RATP, et Philippe Watteau, Directeur Général de l’Institut de Transition Energétique VEDECOM, annoncent la signature d’un accord de partenariat pour accélérer la recherche et l’innovation de la RATP dans le domaine des mobilités du futur.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la convention, signée en décembre dernier, actant l’adhésion de la RATP en tant que membre de VEDECOM. Les deux partenaires vont collaborer sur des projets de recherche, principalement dans les domaines des véhicules autonomes, des routes connectées et coopératives et des nouveaux services de mobilité.

Les premières réalisations s’inscriront dans le cadre du programme véhicules autonomes du groupe RATP qui vise à proposer de nouveaux services pour compléter l’offre de mobilité existante. Le groupe RATP a déjà mené 5 expérimentations en France et à l’international, avec près de 100 000 voyageurs transportés.

Vers des systèmes de transport public autonomes

La mise en œuvre de ces nouveaux systèmes de transport se déclinera autour de trois axes de recherche :

– Il s’agit tout d’abord de tester et d’optimiser l’intelligence de pilotage de ces nouveaux véhicules, entre les équipements embarqués et ceux qui seront placés dans les infrastructures, dans le cadre d’expérimentations en cours.
– Il s’agit ensuite de valider un système de supervision et de contrôle commande multiconstructeurs des flottes de véhicules autonomes. Pour ce faire, les partenaires mettront en commun leurs expertises. La RATP apportera son savoir-faire dans la sécurité et la sûreté de fonctionnement de réseaux de transport multimodaux. L’Institut VEDECOM apportera quant à lui l’expertise acquise dans le cadre de ses expérimentations de véhicules autonomes à la demande supervisés sur base Zoé et Twizy. 
– Enfin, le Groupe RATP étendra cette collaboration à d’autres projets collaboratifs d’expérimentation de véhicules autonomes à grande échelle.

Le big data et l’intelligence artificielle au service de la sûreté de fonctionnement

Ce partenariat sera aussi l’occasion d’une réflexion sur l’utilisation des datas au service de la sûreté de fonctionnement de ces nouveaux véhicules, notamment dans l’identification des situations à risque. Cette réflexion combinera l’expertise de VEDECOM acquise dans le cadre du projet MOOVE et celle de la RATP sur ses lignes de métros automatiques.

Selon Marie-Claude Dupuis, Directrice de la stratégie, de l’innovation et du développement du groupe RATP : « Le véhicule autonome est un des domaines prioritaires en matière d’innovation pour le groupe RATP. Collaborer avec VEDECOM nous permettra d’accélérer le développement de nouveaux services de mobilités pour proposer une offre de transport globale, « porte-à-porte », connectée et durable ».

Philippe Watteau, Directeur Général de l’Institut de Transition Energétique VEDECOM a déclaré : « Intégrer le groupe RATP dans nos programmes de recherche signifie s’inscrire dans la dynamique d’innovation d’un groupe actif à l’international. Nous partageons avec le groupe RATP le souhait de créer un référentiel français pour la mise à la route de systèmes autonomes de transport de voyageurs ».

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Parution : une analyse approfondie pour dresser un premier bilan sur l’adéquation du droit avec l’introduction des véhicules autonomes

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Uber ne sera pas poursuivi pénalement pour l’accident mortel impliquant l’un de ses véhicules autonomes en mars 2018. C’est ce que vient d’annoncer la procureure en charge du dossier. Si cet accident a eu lieu aux Etats-Unis, il est révélateur des questions juridiques que soulève le déploiement des véhicules autonomes : qui est pénalement responsable en cas d’accident ? Qui assure les risques ? Qui indemnise les victimes ?

Dans un contexte d’évolution des textes nationaux et internationaux, Iolande Vingiano-Viricel, responsable des activités de recherche juridique de l’Institut VEDECOM et co-directrice du CESU « Aspects juridiques des véhicules autonomes » à Aix-Marseille Université, publie ce jeudi 28 mars « Véhicule autonome : qui est responsable ? » aux éditions LexisNexis. Cette analyse approfondie dresse un premier bilan sur l’adéquation ou non du droit avec l’arrivée des véhicules autonomes. Destiné aux juristes, assureurs et toute personne amenée à traiter de ces questions, l’ouvrage aborde de manière très complète la question de la responsabilité en cas d’accident afin d’éviter que véhicule autonome ne rime avec perte de contrôle.

Véhicule autonome et régimes de responsabilité : quels challenges juridiques ?

Si les véhicules à conduite déléguée sont aujourd’hui une réalité, la route est encore longue avant l’autonomie complète. Dans cet ouvrage, Iolande Vingiano-Viricel a choisi d’étudier les régimes de responsabilité pour les premiers niveaux de délégation de conduite, à la lumière de cinq grandes problématiques :

– Le « véhicule autonome » requiert-il un conducteur ?
– Le « véhicule autonome » est-il un véhicule terrestre à moteur soumis à l’assurance obligatoire ?
– Le « véhicule autonome » est-il responsable des dommages subis par les victimes en cas d’accident de la circulation ?
– Le « véhicule autonome » est-il responsable des infractions au Code pénal et/ou au Code de la route ?
– Le « véhicule autonome » est-il compatible avec l’administration de la preuve de l’identité du responsable ?

Pour répondre à ces questions, l’auteur s’appuie sur un état des lieux du droit en vigueur et une jurisprudence exhaustive. Elle propose également des schémas synthétiques et pratiques pour visualiser notamment les faits générateurs de responsabilité. Elle formule enfin des propositions de réforme pour accompagner la mise en circulation de tels véhicules.

« Je tiens à saluer la sortie de cet ouvrage extrêmement sérieux, fruit de cinq années de recherche » se réjouit Philippe Watteau, directeur général de VEDECOM. « Les questions juridiques sont une composante essentielle du déploiement de toute nouvelle forme de mobilité. Or la mission de l’Institut est d’apporter une vision systémique des mobilités du futur, en rassemblant des industries issues de différentes filières, des acteurs académiques, des territoires et des chercheurs de différentes disciplines. Grâce à ces collaborations, nous pouvons passer du rêve à la science et de la science à la standardisation et aux applications concrètes » ajoute t-il.

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