VEDECOM met le cap sur EVS32, le principal congrès scientifique international sur l’électrification du véhicule

VEDECOM met le cap sur EVS32, le principal congrès scientifique international sur l’électrification du véhicule

L’Institut VEDECOM sera présent à la 32ème édition de l’ Electric Vehicles Symposium (EVS32) qui aura lieu du 19 au 22 mai 2019, à Lyon. Il y tiendra un stand pour présenter ses activités dans le domaine de l’électrification du véhicule et de la recharge, et quatre de ses chercheurs y interviendront. VEDECOM mènera également deux démonstrations de recharge électrique innovante en partenariat avec le groupe Renault.

EVS32 : promouvoir la mobilité électrique et durable

EVS32 est le principal congrès international sur les questions d’électrification, de connectivité et d’autonomie du véhicule. Il réunit chaque année les acteurs majeurs de l’innovation dans le domaine du véhicule électrique et aborde toutes les composantes de la mobilité électrique : marchés, technologies des batteries, systèmes de charges, services et politiques publiques… Le programme affiche des conférences des meilleurs spécialistes sur le sujet, des démonstrations, des tests des dernières innovations sur le marché, des rencontres…Le but est de promouvoir la mobilité durable et de permettre aux participants de parfaire leurs connaissances dans le domaine de la mobilité électrique.

 

Un stand de présentation des activités de VEDECOM dans le domaine de l’électrification du véhicule

L’Institut VEDECOM tiendra un stand durant tout le symposium (stand F19). Y seront notamment exposées les nouvelles bobines à induction pour les pistes de recharge dynamique. Entièrement conçues en interne, ces nouvelles bobines de 30 KW constituent les briques technologiques d’une nouvelle piste de recharge électrique par induction permettant au véhicule de compenser sa dépense en énergie, et donc d’augmenter son autonomie. Une borne tactile permettra de découvrir l’atelier de fabrication de machines électriques de l’Institut en 360° : ce laboratoire unique, installé à proximité immédiate des équipes de recherche, permet le prototypage rapide de moteurs électriques et favorise l’accélération de l’innovation. Des écrans présenteront enfin les activités de VEDECOM dans le domaine de l’électrification des véhicules. Celles-ci s’organisent autour de deux objectifs majeurs : étendre l’autonomie des véhicules électriques et réduire le coût et le volume de leurs moteurs.

 

4 chercheurs présentent les résultats de la recherche sur la recharge et les moteurs électriques

Quatre chercheurs de VEDECOM présenteront par ailleurs leurs recherches sur des sujets de recharge et de moteur électriques.

Sid Ali Randi, ingénieur en conception et de réalisation de machines électriques innovantes, interviendra sur l’ « Analyse des performances d’une machine à commutation de flux à excitation hybride pour une application type PHEV ». Il en présentera le principe de fonctionnement, ainsi que les avantages. L’approche utilisée permet de cartographier toutes les performances de ce nouveau moteur, actuellement en cours de prototypage.

Emilia Suomalainen, responsable de projet Energie Partagée, commentera un poster intitulé « Etude du coût d’investissement pour le développement de l’infrastructure de recharge sur un tronçon d’autoroute ». Alors que l’un des principaux obstacles au déploiement massif du véhicule électrique est le sous-développement des infrastructures, elle exposera un modèle d’infrastructure simplifié comparant les coûts de déploiement de deux solutions de recharge de véhicule électrique sur des tronçons d’autoroute : des stations de recharge rapide et des voies de recharge dynamique.

Stéphane Laporte, chef de projet FABRIC, fera une intervention sur « l’infrastructure de recharge de Versailles-Satory pour le test de recharge dynamique sans contact ». Il présentera la route expérimentale mise en place à Versailles Satory pour développer et évaluer les performances des prototypes de systèmes de recharge dynamique sans contact ; ainsi que les études expérimentales visant à caractériser ces prototypes dans des conditions de conduite réelle.

Jihen Sakly, ingénieur en systèmes de recharge innovants, comparera les topologies pont en H et multiniveau en cascade pour la recharge sans contact du véhicule électrique. Elle présentera notamment la validation expérimentale réalisée sur la piste de recharge par induction sans contact de 3kW mise au point par VEDECOM.

 

Deux démonstrations de recharge électrique en partenariat avec Renault

Deux démonstrations de recharge seront également présentées sur le stand de Renault, partenaire de VEDECOM dans les deux projets mis en scène. Une borne de recharge dotée de deux prises et deux écrans, permettra de simuler une recharge sur lieu public, et une recharge à domicile. La première démonstration, dite « Plug and Charge », permettra de présenter la simplification des systèmes d’identification et de charge du véhicule sur les bornes publiques. Aujourd’hui, le branchement et la charge sont conditionnées par la lecture d’un badge par la borne : c’est ce badge qui permet la reconnaissance du véhicule et la délivrance des autorisations nécessaires à la charge. A terme, le véhicule sera reconnu automatiquement par la borne, pour une simplification des démarches de recharge.

La seconde démonstration présentera une simulation de recharge à domicile en bidirectionnelle. Actuellement expérimentée par Renault aux Pays-Bas, cette technologie permet aux véhicules électriques de restituer l’énergie emmagasinée dans leurs batteries au réseau électrique et de mieux réguler la recharge. Celle-ci s’effectue ainsi au maximum quand l’offre est la plus abondante, notamment lors des pics de production des énergies renouvelables. A l’inverse, en période de pointe, le véhicule peut réinjecter de l’énergie au réseau pour lisser les pics de consommation et peut dès lors servir d’unité de stockage temporaire d’énergie. Les véhicules sont équipés de chargeurs bidirectionnels embarqués couplés à une brique logicielle mise au point par l’Institut VEDECOM en partenariat avec Trialog qui assure la communication entre le véhicule et la borne.

 

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50 solutions de mobilité émergentes passées au crible

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Rémy Le Boennec, chercheur à l’Institut VEDECOM et LGI CentraleSupélec ( Université Paris-Saclay), en collaboration avec Isabelle Nicolaï (LGI CentraleSupélec, Université Paris-Saclay) et Pascal Da Costa (LGI CentraleSupélec, Université Paris-Saclay), a présenté une étude dans le cadre du projet de recherche baptisé l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité de l’Institut VEDECOM. Elle évalue 50 solutions de mobilité émergentes sur la base de 18 indicateurs de développement durable et de caractéristiques territoriales. Le but est d’aider les décideurs à élaborer, sur leur territoire, des scénarios de mobilité pertinents et viables de déploiement de nouvelles offres. Retour sur cette étude parue paru dans les actes de la conférence internationale Transport Research Arena (TRA), qui avait lieu à Vienne du 16 au 19 avril 2018.

Vers de nouveaux usages de la voiture individuelle et des modes de transport

L’opposition traditionnelle entre voiture personnelle et transports collectifs tend à s’atténuer et nombreux sont ceux qui voient l’automobile comme « le transport en commun de demain » pour compléter l’offre publique dans des lieux ou à des heures où elle est aujourd’hui peu compétitive (espaces peu denses, soirée). Plébiscitée pour sa praticité, l’automobile est utilisée quotidiennement par 64% des Français vivant dans une commune rurale et 44% de ceux vivant dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants.[1] Elle porte néanmoins son lot de nuisances (bruit, pollution, émission de gaz à effet de serre), d’accidents et d’embouteillages. En parallèle, l’émergence du concept de mobilité inclusive, qui vise à proposer des solutions physiquement et financièrement accessibles aux catégories de populations exclues d’un accès à la mobilité « standard », invite à repenser nos modes de déplacement et à faire évoluer notre cadre institutionnel en ce sens. L’adoption des nouvelles offres de mobilité durable continue quant à elle à se confronter à des obstacles tant psychologiques que sociologiques. Les usagers pratiquent régulièrement l’intermodalité, qui est la combinaison de plusieurs modes de transport dans un même déplacement, ou la multimodalité, à savoir l’usage alternatif de plusieurs modes dans des déplacements différents. Ces modes représentent toutefois, malgré des signes de développement encourageants, un trop faible pourcentage de la population.

L’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité : un outil d’aide à la décision

C’est pour réduire cette fracture, à la fois territoriale et sociale, qu’a été menée cette étude présentée lors de la conférence TRA. Elle permet aussi d’accompagner le changement des comportements et de prendre en compte la profusion des nouvelles offres de mobilité dans le processus de prise de décision. Destiné aux décideurs, l’Observatoire vise à évaluer les nouvelles offres de mobilité en fonction de caractéristiques géographiques et socio-démographiques relatives à des types de territoire présentant des densités d’habitat, des densités d’emploi et des flux de population qui leur sont spécifiques. Pour un trajet donné, chaque solution évaluée est comparée à la voiture personnelle à moteur thermique, utilisée par un conducteur seul. Les spécificités territoriales sont cruciales. Si par exemple les solutions d’autopartage se révèlent pertinentes dans les villes centre, elles le sont rarement dans les espaces faiblement peuplés. De la même manière, le succès d’Uber est lié aux faibles distances à parcourir dans les villes centrales. La question est de savoir comment identifier les caractéristiques des usagers inter et multimodaux pour les transférer aux autosolistes exclusifs, et aider ainsi les opérateurs de mobilité, historiques ou nouveaux entrants sur le marché, à concevoir des offres innovantes, adaptées au marché visé, et économiquement durables.

A chaque territoire sa solution, y compris au sein de l’Ile de France

L’évaluation menée dans le cadre de l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité va donc de pair avec l’établissement d’une typologie de territoires : pour l’Ile-de-France par exemple, il est possible de distinguer différents types de territoires, de Paris intra-muros jusqu’aux espaces périurbains et ruraux. Les spécificités de chaque type de territoire en matière de déplacements induisent le recours à des solutions de mobilité différentes. Dans Paris intra-muros, les offres historiques (transport collectif) et émergentes (vélos, scooters ou trottinettes en libre-service) co-existent, ce qui rend délicate la conduite d’une politique de mobilité articulant au mieux les différentes solutions. Dans les espaces urbanisés proches, le recours au vélo et à l’autopartage complète encore, le plus souvent, l’offre historique de transports collectifs. Dans le reste de l’espace urbanisé, le réseau de transport collectif reste dense, mais compte tenu des distances plus importantes à parcourir, il est difficile d’offrir des services de mobilité partagée sans discontinuité : quand on prend un Vélib’ dans une station, par exemple, il faut pouvoir le déposer dans une station peu éloignée. Dans les villes moyennes du reste de la grande couronne (espace périurbain), les services de mobilité s’organisent généralement en rabattement autour des gares ; enfin dans les communes non desservies par une gare de la grande couronne parisienne et des régions limitrophes, peu densément peuplées, on constate, hors des expérimentations ponctuelles, un réel manque d’offre de mobilité alternatives à la voiture personnelle.

Une méthode originale en deux étapes pour élaborer des scénarios de mobilité propres à son territoire

Pour tenter d’apporter des éléments de réponse à ces différentes problématiques, l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité a évalué 50 solutions de mobilité, majoritairement émergentes. Il utilise une méthodologie originale en deux étapes. La première consiste, grâce à une analyse multicritères, à attribuer un score consolidé à chacune de ces offres sur la base de 18 indicateurs. Les critères retenus, déclinés en indicateurs de mesure pour le processus d’évaluation, ont été validés par un groupe d’experts en mobilité associant chercheurs, industriels et territoires. Les critères retenus couvrent les trois domaines du développement durable : économique, environnemental et social.

Obtenus grâce au logiciel Diviz, les résultats montrent que dans les espaces très densément peuplés, comme Paris, la voiture personnelle à moteur thermique est peu efficace (en raison des critères environnementaux plus importants dans les espaces centraux), contrairement aux territoires peu densément peuplés où le recours à la voiture personnelle est massif, essentiellement par habitude et pour des raisons pratiques (gain de temps, …). Pour des raisons similaires, le covoiturage se présente comme une alternative écologique dans les espaces peu denses. A l’inverse, la performance spatiale de la voiture personnelle électrique décroît lorsque l’on s’éloigne des espaces densément peuplés. Le recours à des solutions actives partagées (par exemple Vélib’ à Paris) n’est globalement viable et praticable que dans les zones denses à très denses. Les navettes autonomes présentent le même profil, à la fois parce que la vitesse de déplacement est encore peu compétitive face à la voiture thermique dans les régions peu densément peuplées, mais également parce que la préoccupation écologique s’y fait moins ressentir (critères environnementaux peu pondérés dans les espaces peu denses). De façon surprenante, la marche obtient le score le plus élevé, quel que soit le type de territoire considéré, tant en raison de facteurs économiques (faible coût pour l’usager) qu’environnementaux ou encore sociaux (pratique quasi-universelle, confiance dans le mode…).

Dans une seconde étape, des relations d’influence et de dépendance entre les 18 indicateurs sont établies grâce au logiciel MICMAC,. Pour chaque type de territoire, une matrice des interactions entre les différents critères pris deux à deux est renseignée. On obtient une cartographie des influences et dépendances entre critères qui permet, finalement, d’établir un ou deux scénarios territorialisés pour la conception de solutions de mobilité innovantes ou hybrides.

Trois éléments à prendre en compte pour promouvoir une mobilité plus durable

De nombreux outils d’observation s’intéressent aux mobilités de demain. L’originalité de la démarche de l’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité réside quant à elle dans le fait qu’elle compare les offres émergentes telles que covoiturage, autopartage et modes actifs, grâce aux scores obtenus par l’analyse multicritères. Unique, elle offre aux autorités publiques des éléments complémentaires en faveur d’un arbitrage plus fin des solutions à promouvoir. Grâce à un travail de veille systématique, l’Observatoire va continuer d’évaluer et de classer de nouvelles offres de mobilité. Au vu des résultats intermédiaires, trois éléments ressortent en faveur d’une mobilité plus durable :

  • Le covoiturage conducteur présente des profils spatiaux similaires à ceux de la voiture personnelle, avec une performance relativement meilleure dans des territoires peu denses. Il reste cependant sous-exploité.
  • Les modes de déplacement actifs, notamment la marche, doivent être encouragés partout par les autorités publiques, en déployant notamment des règles et des infrastructures qui en garantissent la possibilité, la sécurité et le confort, ainsi qu’un accès aisé aux zones commerciales.
  • Enfin, dans les régions peu densément peuplées, la marche doit évidemment pouvoir être combinée avec d’autres modes de transport. Des applications performantes d’information multimodales, qui remportent elles aussi un score élevé dans tous les types de territoire, pourraient y être heureusement déployées.

Demain, une brique dans un pack plus global pour accompagner les acteurs de la mobilité

L’Observatoire des Nouvelles Solutions de Mobilité constituera par la suite une brique qui a vocation à intégrer un pack plus global à destination des territoires et entreprises :

  • Nouvelles mobilités (l’observatoire) : un service d’évaluation des nouvelles solutions de mobilité
  • Business models: un service d’analyse des business models et de leur robustesse
  • Parcours d’usagers: un service d’analyse terrain des parcours d’usagers des nouvelles mobilités

L’article complet

Contacter l’auteur => mailto :remy.leboennec@vedecom.fr

https://www.researchgate.net/profile/Remy_Le_Boennec

[1] Source : Chronos, l’ObSoCo, 2018

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Parution : une analyse approfondie pour dresser un premier bilan sur l’adéquation du droit avec l’introduction des véhicules autonomes

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Uber ne sera pas poursuivi pénalement pour l’accident mortel impliquant l’un de ses véhicules autonomes en mars 2018. C’est ce que vient d’annoncer la procureure en charge du dossier. Si cet accident a eu lieu aux Etats-Unis, il est révélateur des questions juridiques que soulève le déploiement des véhicules autonomes : qui est pénalement responsable en cas d’accident ? Qui assure les risques ? Qui indemnise les victimes ?

Dans un contexte d’évolution des textes nationaux et internationaux, Iolande Vingiano-Viricel, responsable des activités de recherche juridique de l’Institut VEDECOM et co-directrice du CESU « Aspects juridiques des véhicules autonomes » à Aix-Marseille Université, publie ce jeudi 28 mars « Véhicule autonome : qui est responsable ? » aux éditions LexisNexis. Cette analyse approfondie dresse un premier bilan sur l’adéquation ou non du droit avec l’arrivée des véhicules autonomes. Destiné aux juristes, assureurs et toute personne amenée à traiter de ces questions, l’ouvrage aborde de manière très complète la question de la responsabilité en cas d’accident afin d’éviter que véhicule autonome ne rime avec perte de contrôle.

Véhicule autonome et régimes de responsabilité : quels challenges juridiques ?

Si les véhicules à conduite déléguée sont aujourd’hui une réalité, la route est encore longue avant l’autonomie complète. Dans cet ouvrage, Iolande Vingiano-Viricel a choisi d’étudier les régimes de responsabilité pour les premiers niveaux de délégation de conduite, à la lumière de cinq grandes problématiques :

– Le « véhicule autonome » requiert-il un conducteur ?
– Le « véhicule autonome » est-il un véhicule terrestre à moteur soumis à l’assurance obligatoire ?
– Le « véhicule autonome » est-il responsable des dommages subis par les victimes en cas d’accident de la circulation ?
– Le « véhicule autonome » est-il responsable des infractions au Code pénal et/ou au Code de la route ?
– Le « véhicule autonome » est-il compatible avec l’administration de la preuve de l’identité du responsable ?

Pour répondre à ces questions, l’auteur s’appuie sur un état des lieux du droit en vigueur et une jurisprudence exhaustive. Elle propose également des schémas synthétiques et pratiques pour visualiser notamment les faits générateurs de responsabilité. Elle formule enfin des propositions de réforme pour accompagner la mise en circulation de tels véhicules.

« Je tiens à saluer la sortie de cet ouvrage extrêmement sérieux, fruit de cinq années de recherche » se réjouit Philippe Watteau, directeur général de VEDECOM. « Les questions juridiques sont une composante essentielle du déploiement de toute nouvelle forme de mobilité. Or la mission de l’Institut est d’apporter une vision systémique des mobilités du futur, en rassemblant des industries issues de différentes filières, des acteurs académiques, des territoires et des chercheurs de différentes disciplines. Grâce à ces collaborations, nous pouvons passer du rêve à la science et de la science à la standardisation et aux applications concrètes » ajoute t-il.

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Parution : une première analyse d’envergure sur le véhicule autonome pour éviter la sortie de route

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Finis les accidents, les embouteillages, la pollution ? Nombreux sont ceux qui considèrent l’arrivée des véhicules autonomes sur nos routes comme la clef pour répondre aux enjeux actuels de la mobilité. Mais jusqu’ici, les questions technologiques ont surplombé les débats essentiels. Toute approche raisonnée a été brouillée par les fantasmes suscités par l’intelligence artificielle, par la panique de l’industrie (il arrive, il faut en être…), par la croyance que le gagnant raflera toute la mise, par l’incroyable capacité de storytelling des géants de la Silicon Valley.

Le véhicule autonome, quel que soit son potentiel disruptif, ne dessinera pas un nouveau monde comme sur une feuille blanche.

Afin de faire toute la lumière sur ce sujet brûlant, Jean-Pierre Orfeuil et Yann Leriche, deux des meilleurs spécialistes de la question, publient ce jeudi 7 mars 2019 le livre « Piloter le véhicule autonome – au service de la ville » aux éditions Descartes & Cie, collection Cultures Mobiles.

Après avoir fait le point des connaissances actuelles, discuté chaque hypothèse de développement, les auteurs passent en revue les conditions concrètes que nous fixerons pour l’arrivée du véhicule autonome dans nos villes et dans nos vies, et développent un outil d’analyse inédit : « TRUST », dont l’objectif est de mieux cerner les interactions des phénomènes complexes, et éviter le piège des analyses partielles et donc partiales. TRUST permet de décliner la question centrale de la confiance en cinq grands domaines : Technologie, Règles, Usages, Système et services, et Territoires. En conduisant leur réflexion suivant cette méthodologie originale, de la technologie aux territoires, Jean-Pierre Orfeuil et Yann Leriche nous invitent à avancer pour que la révolution annoncée du véhicule autonome ne soit pas une sortie de route et qu’elle fasse progresser vers plus de bien-être collectif.

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Projet Hyperlieux mobiles : quels impacts les véhicules autonomes et connectés auront-ils sur nos déplacements et la ville de demain ?

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L’arrivée du véhicule électrique, autonome et connecté et les passions qu’il soulève (autant que les investissements publics et privés qu’il attire) est un catalyseur extrême pour toutes les innovations et mutations déjà en cours dans le champ des mobilités. Le projet de recherche-action Hyperlieux mobiles, mené par l’Institut pour la Ville en Mouvement-VEDECOM (IVM) en s’appuyant sur un hub de recherche international et multidisciplinaire, vise à identifier et à étudier les diverses émergences et pratiques actuelles dans les activités en mouvement, au-delà du simple transport de personnes ou de biens. Le but est de mieux appréhender les mutations radicales en cours dans les activités mobiles, définir les caractéristiques des nouveaux espaces induits par l’arrivée de ces véhicules hybrides et multifonctionnels, identifier les potentiels de développement avec les véhicules autonomes et connectés et imaginer les hyperlieux mobiles de demain, micro-espaces urbains ou producteurs d’urbanité.

Pour présenter les premiers résultats de ce projet d’envergure, l’IVM organisait le 7 février une journée de rencontres qui a réuni plus de 170 participants. Au programme : séances de débats et d’échanges, projection de films, micro-ateliers, exposition…

Observer la société pour innover
L’enjeu du projet est de dévoiler les formes inattendues d’urbanité générées par de nouvelles interactions entre espaces, mobilités, connectivités et activités. Pour ce faire, le hub de recherche international de l’IVM est parti de l’observation des pratiques et des modes de vie et de consommation existants. En s’appuyant sur son réseau de partenaires en Amérique Latine, en Chine, en Afrique et en Europe, il a recensé pas moins de 250 activités mobiles : du triporteur africain équipé d’un système Wifi à l’expérience d’un abattoir mobile en Suède, en passant par des nouveaux types de cinéma ou de médiathèques ambulants. En analysant comment le véhicule porteur d’une activité mobile peut, d’ores et déjà, participer à une redéfinition des lieux du quotidien, l’IVM espère envisager les ruptures possibles liées à la généralisation du VAC.

La mobilité de demain : activités, sociabilité et interactivité
Fort de toutes ces observations, le projet entre dans sa seconde phase. L’objectif est désormais de concevoir de nouveaux services et d’élaborer des projets d’activités en mouvement enrichies, augmentées et multipliées par le VAC. Il s’agit aussi d’expérimenter des dispositifs en partenariat avec des acteurs locaux et des territoires et de scénariser les situations et les micro-espaces urbains ainsi que les hyperlieux mobiles de demain. De même que les nouvelles fonctionnalités offertes par le smartphone n’ont pas seulement amélioré le téléphone mais ont aujourd’hui pris le pas sur la fonction téléphonie, il est probable qu’avec le véhicule autonome la fonction transport sera dépassée par une multitude d’activités : travail, sport, divertissement, etc. En nous libérant de l’obligation de conduire, le véhicule autonome et connecté fait évoluer notre rapport au temps (qui ne serait plus « perdu ») dans les déplacements et notre rapport à l’espace dans ces nouveaux types de véhicules (dont l’aménagement intérieur devrait être repensé).

« Le véhicule autonome et connecté, tel qu’il est annoncé, peut être un détonateur de mutations très profondes dans la mobilité. Hyperlieux mobiles est un projet collectif qui permet d’aborder les questions de mobilité au-delà du simple transport de personnes et de biens » explique Mireille Apel-Muller, directrice de l’Institut pour la Ville en Mouvement. « L’un des objectifs du projet est d’inventer les applications du véhicule autonome et connecté quand le motif n’est pas avant tout le déplacement mais l’activité à bord » ajoute-elle.

Selon Philippe Watteau, Directeur Général de VEDECOM, qui concluait les échanges de la journée, « habiter le mouvement, tel est le nouvel enjeu, la nouvelle opportunité, la nouvelle liberté qu’offre la mobilité autonome et qu’adresse, bien au-delà de la technologie, le programme Hyperlieux mobiles de l’Institut pour la Ville en Mouvement de VEDECOM en approfondissant, de manière radicale, la question des nouveaux usages de la mobilité autonome ».

Lire le communiqué de presse

Pour en savoir plus : https://www.mobilehyperplaces.com/

Écouter les interviews : rendez-vous sur Youtube

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VEDECOM a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse Mohamed Ryad BOUKHARI

VEDECOM a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse Mohamed Ryad BOUKHARI

VEDECOM a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse de Mohamed Ryad BOUKHAR intitulée “Architectures de commande tolérante aux défauts capteurs proprioceptifs et extéroceptifs d’un véhicule autonome”.

La soutenance s’est tenue le mardi 05 février 2019, l’école ESTACA Campus-SQY.

JURY
Cette soutenance a eu lieu de avant le jury :
Michel BASSET, Professeur, Université de Haute-Alsace, Rapporteur
Mohamed CHADLI, Maitre de Conférence HDR, Université Jules Verne Picardie, Rapporteur
Frédéric KRATZ, Professeur, INSA Centre Val de Loire, Examinateur
Fethi BENOUZEDOU, Professeur, Université Paris-Saclay, Examinateur
Dominique GRUYER, Directeur de Recherche, IFSTTAR, Examinateur
Moussa BOUKHNIFER, Enseignant Chercheur HDR, ESTACA, Directeur de thèse
Ahmed CHAIBET, Enseignant Chercheur, ESTACA, Encadrant
Sébastien GLASER, Chercheur HDR, VEDECOM, University of Queensland, Encadrant

RESUME
Le véhicule autonome offre plusieurs avantages : le confort, la réduction du stress, et la réduction de la mortalité routière. Néanmoins, les accidents mortels impliquant sa responsabilité, ont mis en exergue ses limitations et ses imperfections. Ces accidents soulèvent des questions sur la fiabilité et des voix ont fait part d’une forte préoccupation pour la sécurité des usagers du véhicule autonome. En outre, les tâches de perception et de localisation des véhicules autonomes peuvent avoir des incohérences amenant à des erreurs qui nuiraient à la stabilité du véhicule. Les sources de ces incohérences peuvent être de natures différentes et agir à la fois sur le capteur lui-même (Hardware), ou bien sur le post-traitement de l’information (Software). Dans ce contexte, plusieurs difficultés doivent être surmontées pour arriver à sécuriser l’interaction des systèmes automatisés de conduite avec les conducteurs humains face à ces problèmes, l’adoption d’une stratégie de commande tolérante aux défauts est primordiale. Dans le cadre de cette thèse, des stratégies de détection et de tolérance aux fautes pour la perception et la localisation sont mise en œuvre. En outre, des stratégies de détection et d’estimation de défauts pour les capteurs proprioceptifs sont par ailleurs proposées. L’objectif est d’avoir une localisation fiable de défaut et assurer un fonctionnement avec des performances acceptables. Par ailleurs, vue l’imprédictibilité et la variété des scènes routières, une fusion tolérante aux fautes à base des algorithmes de vote est élaborée pour une meilleure perception. La fusion tire profit des technologies actuelles de détection d’obstacles (détection par radio, faisceaux lumineux ou par caméra) et l’algorithme de vote assure une sortie qui s’approche le plus de la réalité. Des tests avec des données réelles issues d’un véhicule démonstrateur sont utilisés pour valider les approches proposées dans cette thèse.

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VEDECOM est partenaire de la première édition du salon Drive to Zero, le grand évènement de la mobilité décarbonée qui sera tiendra du 6 au 8 avril 2023 au Grand Palais Ephémère à Paris. La genèse de Drive to Zero En juin dernier, le parlement européen votait en...

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